MODE DE DÉBIT, DE CUBAGE ET DE VENTE
ment, avec un ruban métrique, par exemple» qui ne serait susceptible nî de s'allonger, ni de se raccourcir. Or, il arrive presque toujours, dans le commerce, que ces mesurages se font avec des ficelles préparées à Tavance et dont la longueur est divisée, par des nœuds, en parties correspondantes à des fractions du mètre ou du pied. Ces ficelles sont très-hygrométriques ; elles s'allongent ou prennent du retrait, selon qu'elles sont mouillées ou sèches, ce qui donne lieu souvent à des fraudes assez importantes entre acheteurs et vendeurs. Ces fraudes proviennent surtout du mçsurage des circonférences dont la fonction entre au carré dans l'expression du volume. Elles sont toujours très-faciles à commettre, alors même que l'on se servirait du ruban gradué, soit en mesurant la circonférence obliquement à l'axe de la pièce, soit en faisant passer le ruban sur des nœuds ou des renflements de la tige, soit enfin en serrant plus ou moins le ruban, ou en n'appelant pas fidèlement la graduation accusée par le mesurage.
Une autre cause de fraude encore, c'est la multiplicité et la variété des tarifs avec lesquels on calcule le volume des pièces d'après les mesures prises. Ces tarifs donnent le volume des pièces de toutes dimensions en mètres et décimètres cubes, ou en décistères ou solives. On trouve de ces comptes faits dans toutes les localités forestières, et en général ils sont appropriés par leur forme et leur construction aux usages du commerce de la contrée. Or, il est de ces tarifs qui ont été construits d'après des données très-
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variables et qui, pour une quantité de bois un peu considérable, conduisent à des résultats très-différents ; tels sont les tarifs dont la construction a pour base les anciennes mesures en pieds, pouces, mesures "irariables, comme on sait, avec les localités, quoique semblables en apparence par les noms qu'elles affectent dans leurs divisions et subdivisions. Lors donc que Ton veut se servir d'un tarif pour abréger les calculs de cubage, il faut avoir soin de l'examiner avec attention, de se rendre compte exactement de la manière dont il a été construit, et d'employer, dans le mesurage de la longueur et de la circonférence des pièces, les unités linéaires et le mode de mesurage qui ont servi de base à la construction de ce tarif.
En général, le commerce abandonne le centimètre impair dans la mesure de la circonférence, les fractions de décimètre et le décimètre impair dans la mesure de la longueur; ou bien on mesure la circonférence de pouce en pouce en négligeant les fractions, et l'on abandonne également quelques pouces sur la longueur. — Dans la construction des tarifs, on a tenu compte de ces habitudes du commerce, et, pour toutes les hauteurs, on n'y trouve que les volumes correspondant aux circonférences mesurées de deux en deux centimètres ou de pouce en pouce.
Au lieu de mesurer la circonférence moyenne des pièces à cuber, on se contente quelquefois de prendre le diamètre moyen avec un compas forestier. Dans