MODE DE DÉBIT, DE MBSURAGE ET DE TENTE
OU le quartelot; la doublette cmnpte pour deux, Tentrevous pour deux tiers.
On voit, par cet exemple, que le débit régulier du hêtre se rapproche de celui du chêne, et ne diffère de celui-^i qu'en ce que les planches de hêtre ont plus d'épaisseur que les planches correspondantes de chêne.
Le règlement de Yillers-Cotrets fixe également les dimensions à donner aux planches de chêne. Ces dimensions en largeur et en épaisseur ne sont pas exactement celles adoptées pour le débit régulier de Paris, mais, pour une même longueur, le volume du feuillet, de la membrure, de la doublette et du quartelot de chêne, est le même que celui de l'entrevous, de la membrure, de la doublette et de l'échantillon du débit de Paris.
Avec le hêtre on fabrique aussi des madriers épais, appelés étaux, qui servent à faire des tables de boucherie ou de cuisine, des établis de menuisier, etc., et des planches minces, dites de petit sciage, qui sont employées à une infinité d'usages dans les arts. Ces menues planches ont une longueur .uniforme de 2"*,25 sur 0", il à 0",25 de lai^ur et 0"*,01 5 à 0^006 d'épaisseur, et se vendent par bottes.
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Le sapin, l'épicéa et le pin sylvestre fournissent des planches dont on fait une consommation énorme, surtout en menuiserie, et que l'on désigne indistinc-
tement dans le commerce sous le nom de planches ou sciages de sapin.
Le mode de débit du sapin en planches diffère suivant les localités. Dans certaines contrées, on donne à la planche des longueurs et des largeurs variables avec les dimensions des pièces à scier, et une épaisseur uniforme de 0'",027 ou un pouce. Ce genre de sciage, qui est encore pratiqué dans quelques localités de l'Alsace et de la Franche-Comté, consiste à diriger tous les traits de scie dans le même sens, de telle sorte, qu'après le sciage, les planches peuvent se replacer les unes sur les autres et recomposer la pièfte. Mais aujourd'hui on tend à adopter, dans les sapinières les plus importantes de France, le mode de débit usité depuis des siècles dans les Vosges.
' Tandis que dans le Jura et les Alpes françaises on ne débite en planches qu'une faible partie du produit des sapinières, dans les Vosges, au contraire, la grande majorité des sapins sont sciés sur place, suivant les règles que nous allons faire connaître.
Les arbres destinés au sciage sont découpés sur place en tronçons, que Ton nomme tronces de sciage, et auxquels on donne ordinairement 3",57 à 3"90 (1 1 ou i 2 pieds) de longueur (1). La découpe de ces bois en forêt facilite la vidange et le transport des tronces dans les scieries où elles doivent être débitées.
(1) Qaelqnes murchanijls donnent aux tronces de sciage les dimensions métriques de 5™,66 à l^, mais le plus grand nombre font mesurer et débiter leurs tronces k l'ancien pied (0">,328).