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Nota, — Les indications portées dans le tableau qui précède ne peuvent être données pour certaines.
En effets nous avons supposé^ dans la construction de ce tableau, que réquarrissage à vive arête ou sur franc bois correspondait à réquarrissage au 5* déduit, ou, ce qui revient au même, que le côté de réquarrissage à vive arête est égal au cinquième de la circonférence sur éoorce. Or, cela n'a pas toujours lieu, surtout dans les petits arbres dont Faubier et Técorce ont une épaisseur généralement plus grande relativement au diamètre total, que dans les très-gros chênes, n est facUe de s'assurer d'ailleurs, par un calcul très-simple, que pour qu'un arbre équarri au 5* ne renferme pas d'aubier il faut que le diamètre sur franc bois soit au moins égal aux 89 cent*' du diamètre sur écorce, ou que l'aubier et l'écorce n'aient ensemble qu'une épaisseur de 11 p. O/q du diamètre total.
De même, on remarquera dans le paragraphe suivant que la plupart des bois de marine peuvent être classés par signaux et par espèces, d'après les côtés d'équarrissage mesurés au milieu et au petit bout avec une tolérance de 15 p. O/o d'aubier à chaque angle. Or, on peut s'assurer aussi que pour que réquarrissage au 5* ne contienne que 15 p. O/q d'aubier à chaque angle, il faut que le diamètre sur franc bois soit seulement les 77 cent^ du diamètre sur écorce, ou que l'épaisseur de l'écorce et de l'aubier soit au moins égale à 93 p. O/o du diamètre total.
On voit, d'après cette observation, que l'épaisseur de l'écorce et de l'aubier, relativement au franc bois, joue un rôle important dans le classement des bois équarris, et comme cette épaisseur ne peut jamais être déterminée très-exactement tant que l'arbre est sur pied, il s'ensuit que les indications portées dans le tableau qui précède, ne peuvent être fournies que comme des données approchées. Ajoutons seulement que, pour tous les bois auxquels la Marine accorde la tolérance de 15 p. O/o d'aubier sur réquarrissage, les indications du tableau sont plutôt au-dessus qu'au-dessous de la vérité.
S V«- MODR IIE RBCITTB .DBS BOIB DÂ&lTBis. A LA MARUfB (!).
Aux fcîrmes du décret du t6 octobre t858 : « La » marine ne devra au département des Finances que » le prix des pièces équarries, en raison de leur cube » et de leur nature par espèce, ce cube étant calculé » suivant les procédés de recette de la marine. Les »; pièces rebutées, de même que les remanants de » toute nature, resteront à la charge deTAdministra- » tion des forêts qui en opérera la vente suivant les » formes ordinaires. »
Les bois équarrîs se mesurent de la manière qui a été indiquée précédemment, et se cubent comme des parallélipipèdes à base carrée ou rectangle, d'après leurs dimensions en longueur et en équarrissage. Mais on a vu dans le tarif de recette que parmi ces bois, les uns ne peuvent être classés que d'après les dimensions de l'équarrissage à vive arête, tandis que pour les autres la marine tolère, dans une certaine mesure, Paubier etles dèfoumisou flaches qui pourraient exister aux angles des pièces. La tolérance admise par la marine n'est pas précisée dans le tarif de recette, mais elle était nettement indiquée dans les marchés qu'elle contractait avec les fournisseurs.
(1) Au moment de mellre sous presse le paragraphe qu'on va lire, une ciccalaire de l*Adiunistralion des forêts annonce qu'elle tracera prochainement la marche à suivre poor opérer la recelte deâ bois de marine. Si les instructions de l'Administration apportent quelques modi-fications aux procédés de recette que je vais décrire, je ferai connaître «es différence» dans un sapptément q«'on trouvera à la fin de cet oavrage.
A ce sujet, Tarticle 24 des derniers marchés de bois de chêne porte : « Que Taubier et les défournis ou » flaches existant aux angles des pièces ne donneront » lieu à aucune réduction, lorsqu'ils n'excéderont » pas, à chaque angle, quinze pour cent de la largeur » de la pièce, à Tendroit correspondant à T^ubier » ou au défourni ; — l'aubier et le défourni devant i> être mesurés sur les faces et non diagonalemenl. »
Le dernier paragraphe du même article des marchés permet en outre « de recevoir, aux mêmea x> conditions, les pièces de quille, étambots, mèches. » de gouvernail, bittes, baux, demi-baux, barrots de » gaillard et étraves (1), pourvu que l'on se guide ft pour le classement de la pièce, sur l'équarrissage à » vive arête qu'on peut en tirer. »
De ces dispositions il résulte : 1** que toute pièce de marine bien conformée, à quelque signal qu'elle appartienne, doit être cubée comme un parallélipipède dont la base aurait pour dimensions les côtés d^équarrissage mesurés avec la tolérance d'aubier ; 2** que les pièces pour lesquelles le tarif de recette admet de l'aubier ou des défournis , à savoir, les plançons, jas d'ancre, demi-varangues, bouts d'allonge, varangues plates, préceintes, allonges, varangues acculées, pièces de tour, guirlandes, genoux,
(1) Ce sont les sigaanx poar lesquels la marine n^admet ni aubier ni défoumis dans la mesure de Téquarrissage pour le classement des pièces par signaux et par espèces. — Encore admet-on une tolérance pour un des côtés de Téquarrissage au petit bout des pièces de quilîe» élraTes,ct demi-baux. (Voir les observations du Tarif, p. 158, 159 et i60.)
DES BOIS DE MARIfTE. l71
genoux de revers, allonges de revers et bois à deux bouges, doivent être classées en signaux et en espèces d'après les mêmes dimensions de Péquarrissage mesurées avec' la tolérance d'aubier ; 3^ que les pièces appartenant, d'après leurs formes^ à la catégorie des quilles, étambots^ mèches de gouvernail, bittes, baux, demi-baux, barrots de gaillard et étraves ne peuvent être classées par espèces que d'après l'équarrissage à vive arête qu'elles peuvent fournir, bien qu'elles doivent être cubées y comme les précédentes, d'après les dimensions de l'équarrissage avec tolérance d'aubier.
Pour cuber une pièce de marine dans ces conditions, on voit qu'il faut connaître les côtés de son équarrissage mesurés avec la tolérance d'aubier. A cet effet, on procède de la manière suivante : la pièce étant légèrement équarrie, on mesure son dia-^ mètre moyen sur aubier au milieu de sa longueur ; au même endroit et sur un des angles où l'aubier est resté intact^ on mesure son épaisseur, en faisant avec la hache une entaille assez profonde pour atteindre le bois parfait; on retranche deux fois l'épaisseur de l'aubier du diamètre moyen de la pièce, et l'on obtient le diamètre sur franc bois ; on multiplie le diamètre sur franc bois par 0,82, ai le produit exprime le côté de l'équarrissage, au milieu de la pièce> mesuré avec la tolérance de 15 p» 0/0 d'aubier à chaque angle.
Ce même côté d'équarrissage servira également à classer la pièce, comme signal et comme espèce, si elle appartient à la catégorie de celles pour lesquelles
le tarif de recette admet la tolérance d'aubier ou de défoumi. Mais si la pièce doit être rangée parmi les quilles, étambots, mèches de gourvernail,bittes, baux, ou étrayes, on ne pourra plus la classer comme signal et comme espèce, que d'après le côté de son équarris* sage à yive arête, lequel s'obtiendra en multipliant par 0,706 la longueur du diamètre sur franc bois.
Par exemple, soit une pièce équarrie qui mesure 9 mètres de longueur et 0"',52 de diamètre au milieu sur aubier. — Si l'aubier a une épaisseur de deux centimètres, le diamètre sur franc bois sera de 0'",48, et les côtés d'équarrissage avec tolérance de flache ou d'aubier seront de 0",48 x 0",82 = 0",393, ou 0",38 sur 0",40. Dès lors, la pièce sera reçue pour un cube de 0,38 X 0,40 X 9 = l°»-«-,368, et pour une deuxième préceinle, 2 PR, si elle a assez de courbure et un équarrissage suffisant au petit bout.
Mais si la pièce est droite et peut donner une quille, le côté de son équarrissage à vive arête sera de 0,48 X 0,706 = 0'",34 au milieu. — On calculera de même le côté de l'équarrissage sur franc bois au petit bout, et si cet équarrissage atteint 0",32, la pièce tombera en 4Q', c'est-à-dire, en quatrième espèce de quille, mais elle sera reçue comme précédemment pour un cube de l°^-^*,368.
De sorte que si les deuxièmes espèces valent 200 fr. le mètre cube, et les quatrièmes 150 fr., la pièce admise comme 2 P R vaudrait
l«»-^368 X 200= 273 fr. 60 c, tandis qu'elle ne vaudrait que
1«» ^-368 X 150 = 205 fr.20 cent., si elle était classée en 4 Q' .
Il est facile de justifier remploi du coefficient dont on se sert pour déterminer le côté d'équarrissage avec tolérance de 1 5 p. 0/0 d'aubier à chaque angle* En effet [PL I, fig. 6), soit D le diamètre et R le rayon sur franc bois ; soit AB ou Ix le côté de Téquarrissage a\Bc 15 p. 0/0 d'aubier à chaque angle, on aura :
CE ou or' = 0,35 x'lœT:±(i,lœ.
D'après les propriétés des triangles rectangles on a : OC» + CE^ = R^ pu x' + x^'=- R\ remplaçant x^ par sa valeur, il vient :
2 j:* = 0,82 D, ce qu'il fallait démontrer.
De même [PL I, fig. 7), si on désigne parole côté de l'équarrissage à vive arête ou du carré inscrit dans le franc bois,
ona 2^'=D'
d'où X= -7^:= = g ,.aô
X — 0,7061 D, ce qu'il fallait démontrer.
Les relations entre le diamètre sur franc bois et le
côté d'équarrissage à vive arête, entre le diamètre
sur franc bois et le côté d'équarrissage avec tolérance
d'aubier, étant fixes, on conçoit que l'on peut dresser
une table dans laquelle on trouverait le côté du carré inscrit et le côté d'équarrissage avec aubier correspondant à tous les diamètres sur franc bois. Cette table permettrait aux agents forestiers, chargés de coopérer à la recette, de vérifier le classement et le cube des pièces, soit rondes, soit équarries. En effet, il est toujours possible de déterminer le diamètre sur franc bois et en se reportant à ce diamètre dans la table, on trouverait en regard :
l"" Pour les boisqui admettent des défournis dans remploi, le côté de Téquarrissage d'après lequel la pièce sera classée et cubée dans la colonne intitulée : Equarrissage avec 15 p. 010 d'aubier;
2^ Pour les pièces qui exigent dans l'emploi Téquarrissage à vive arète> dans la colonne intitulée Carré inscrit, le côté de Téquarrissage d'après lequel la pièce sera classée, et dans la colonne intitulée equarrissage avec 15 p. 010 d aubier, le côté de l'équarrissage d'après lequel elle sera cubée (1).
C'est ainsi qu'a été construite la table suivante :
(1) Il oous parait superflu de faire observer que le côté d'équarrissage avec IS p. 0/0 d'aubier ne peut jamais être plus grand que le côté d'équarrissage effectif d'une pièce à recevoir ; que si, par exemple, une pièce est équarrie à vive arête ou à peu près, on ne peut pas la recevoir pour un cube plus grand que son volume effectif, en calculant ce cube d'après les dimensions d'équarrissage qae l'on aurait pu donner à la pièce eu conservant plus d'aubier aux angles. Donc, toutes les fois qu'en faisant usage de la table suivante, on trouvera un equarrissage avec IS p. 0/0 d'aubier plus grand que l'équarrissage effectif de la pièce, c'est de ce dernier que l'on devra se servir pour la classer comme espèce et pour déterminer son volume.