‹ Exploitation, débit et estimation des bois: cours fait à l'École impérialeChapitre 74 sur 116 · FRANC BOIS · texte numérisé non relu

FRANC BOIS

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Nous venons d^exposer le procédé que les ingénieurs de la marine ont appliqué en dernier lieu au mesurage et au classement des bois équarris présentés en recette par les fournisseurs. Cette manière d'opérer sauvegarde complètement les intérêts et les droits des fournisseurs et de FEtat, et il est à présumer que la marine continuera à l'employer dans la recette des bois qu'elle pourrait demander au commerce, dans l'avenir, pour compléter les approvisionnements qu'elle va tenter de faire directement dans les forêts domaniales.

Mais on se demande si, dans les délivrances qui seront faites par l'Administration des forêts à la marine, il ne conviendrait pas d'adopter un mode de mesurage et de cubage plus simple que celui dont nous venons de faire connaître l'emploi, par exemple, le cubage au cinquième déduit basé sur la mesure de la longueur, et la circonférence sur écorce prise au milieu des pièces.

Il n'est pas douteux, en effet, que ce procédé de cubage ne soit préférable à tout autre, en ce qu'il simplifierait singulièrement les opérations des agents forestiers et ferait disparaître toute occasion de conflit entre eux et les ingénieurs, à propos du mesurage, du classement et du cubage des pièces équarries admises par la marine. Mais, comme les règles de la comptabilité française exigent que la valeur des bois délivrés soit portée en recette au budget des finances et en dépense au budget de la marine, il est nécessaire, dans tous les cas, que la valeur de ces

bois soit fixée d'après les prix réek du commerce dans chaque localité.

On ne peut admettre en effet que le département de la marine paye ses bois moins cher quMls ne Talent, sous le prétexte que c'est l'Etat qui se délivre ses produits à lui-même. Car les prix qui seront demandés à la marine ne pouvant être tenus secrets et cachés, serviront partout de base pour la vente des produits de même espèce dans les bois des communes, des établissements publics et des particuliers, de même qu'ils serviront de point d'appui ou de comparaison dans les forêts domaniales, pour déterminer la valeur des bois qui ne sont pas destinés à la marine et des pièces qui seront rebutées. Dans ces circonstances, c'est donc l'Etat en quelque sorte, qui fixera la valeur des bois sur chaque marché d'approvisionnement de la marine, et son influence sera telle sur ce point que les autres producteurs pourraient lui reprocher de leur faire une concurrence ruineuse et déloyale, s'il consentait à livrer ses meilleurs produits à des prix inférieurs à leur valeur réelle.

L'Etat d'ailleurs est intéressé à favoriser la production des bois de fortes dimensions dans les forêts communales et particulières, et l'on sait que les particuliers surtout ne peuvent diriger leurs efforts vers ce but, qu'autant que le prix des bois d'oeuvre est proportionnel à la fois à leurs dimensions et au temps qu'ils mettent pour les acquérir. Sous ce rapport la marine a les mêmes intérêts à ménager.

180 CLASSEMENT ET CUBà^fi

afin de pouvoir reèourtr, en cas d^ beseân, aux focéto. communales et particulières dont les meiliettrs ]^o^ duîts Im ont étbsupfé dan» ces d^mièresraiifiée»(l) et lui échapperont (oujoufs, tant i|ii'eUe n'encou^ ngexsk pfts» par des prix de fionreur, la pro^ibetion de ces bois;^. ¥éritd[>lement de luxe, (pie le commerce absorbait, à son détriment, parce qu'il les payait mieux que ne pouvaient le faire ses fournisseurs. . Quelque procédé que Ton adopte pour le classe* ment et le cubage des pièces de marine, il nous resterait encore à dire comment on pourrait fixer Féchelle des prix applicable» aux bois délivrés. Mais, aux termes de l'article 9 du décret du 1 6 octobre 1858, la solution de cette question est dévolue à une commission mixte dont il ne nous appartient pas de devancer l'opinion •

ArUde II.

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