‹ Exploitation, débit et estimation des bois: cours fait à l'École impérialeChapitre 80 sur 116 · DÉSIGNATION · texte numérisé non relu

DÉSIGNATION

LORGUBOA.

les provenances.

OU

ttt

ta

DIS riicBS.

mininnam.

DUMÉTBB.

a es

es^£

m inimam.

dec.

liée

déctmètr.

dec.

centim.

ceolim.

Billons roods.. . .

Poaires à bail

pans dites à U

hoilaoïlaitie . .

Poutres i'« classe

cariées^

dites <

k ran- i

glaise«\2« classe.

8tf

C'a cr

v^tf ^B ••■•

Bordages et beats

de bordages . .

?81'2,9 /lO, 11 ( 12

(1) Les tolérances à Pégard de raobter, des nœads et des fentes seront indiquées dans le cabier des cbarges.

(2) Les cabiers des diarges fixeront les proportions suivant lesquelles les bordages de chaque épaisseur devront entrer dans les fournitures : ne pourront être classés comme bordages ceux où le cœur serait compris entre les deux Isces, oa marqué sur les deux faces, ou même marqué sur une seule face, s'il pénètre Jusqu'au milieu de Tépaisseur.

Les plançonsy les pièces de tour, les préceintes de tour, les bois à deux bouges doivent être exempts de tous 4^uts, tels que la roulure, la gélivure (i), la torsion des ûtNces, etc., qui ne permettraient pas le débit en bordages. On conçoit, en effets que les bordages qui proviendraient du dél^it d'un bois tors ou Tirant, n'auraient pas toute la solidité désirable, parce que, dans le sciage des pièces, les fibres seraient coupées à plusieurs endroits et perdraient beaucoup de leur force. Mais, pour les pièces de cbéne que Ton dmt employer comme bordages, on n'exige pas que le bois soit aussi dur, aussi nerveux que pour les autres parties de la membrure, parce que les bois très-nerveux sont les plus disposés à se fendre, et que les grosses fentes pourraient occasionner des voies d'eau.

Le hêtre peut aussi servir au bordage extérieur des bâtiments, mais seulement dans la partie de la coque qui est sous- Feau. Le vaisseau le Conquérant qui a été construit sous le premier empire et qui a été démoli depuis peu d'années, était bordé avec du bois de hêtre qui a fait un très-bon usage. Le ^éfaut que l'on reproche surtout au hêtre, c'est qu'il se voile beaucoup quand il est mis à sec, et que son bois se pique et s'altère promptement quand il est exposé aux alternatives de lécheresse et d'humidité. Mais on espère pouvoir remédier à cet. inconvénient, et, dans ce moment, on fait l'essai de ce bois sur plusieurs bâtiments de transport dont un des côtés de la carène, f st bordé avec du chêne, et l'autre avec du hêtre injecté de sulfate de cuivre.

« S V. EMPLOI DES BITTES, MÀCHES DE GODYEBNAIL. JAS d'anCEE.

Les BITTES sont des pièces droites qui sont fixées debout à peu de distance des mâts. Ges pièces sont garnies de trous, de ferrures et de rouets pour la

(1) Voir «a chapitre suivant lea défauts ei qualités d«s bois.

manœuvre des mâts supérieurs et des vergues.

[PL Yï^fig.l. b h bitte.)

La MÈCHE DIE GOUVERNAIL. — ftèce principale qui reçoit le trou dans lequel passe la barre destinée à manœuvrer le gouvernail. [PL VIL fig, 2, gouvernail de vaisseau : M G» mèche de gouvernail; a, trou de la barre ; b, entailles pour les ferrures destinées à porter le gouvernail. )

Le JAS d'ancre. -^ Pièce à faible courbure embrassant la verge de l'ancre au-dessous de Torganeau. Dans l'emploi, le jas d'ancre se compose de deux pièces de bois juxta-posées perpendiculairement au plan des becs, et destinées à empêcher l'ancre de tomber à plat au fond de la mer quand on mouille.

Les POUTRES, SOLIVES ET ACCORES sout dcs siguaux de déchéance provenant des plançons vicieux ou fendus. — Les accores en particulier servent à soutenir le bâtiment sur cale pendant sa construction.

OBSERVATIONS

De tôuteè les pièces de bois qui sont employées dans les eonstruetioDS navales^ la mèche de gouvernail est celle qui présente le plus fort équarrissage. De plus la pièce doit être tout à fait droite et sans défourni, le bois sain, nerveux, exempt de tout défaut et particulièrement de la torsion des fibres. C'est dire combieh ces pièces doivent se rencontrer rarement dans nos f6fè6 ; cepèMâA&t, on ne voit pas dans le cahier des charges relatives aux fournitures' de ta marine que ce signai se paie

avec prime, coname les quilles et les étambots de f* espèce, ou comme les courbes de r* et '2* ei^iièces. Cela tient peut-être i ce que la mèche de gouYernail peut avoir une tout autre forme que celle qu'on lui voit dans la Hgure 2, PI. VII^ surtout depuis la modification que l'on a du apporter à la construction de Tarrière dans les bâtiments à hélice, et à l'usage qui s'est introduit depuis peu de substituer le fer au bois dans la pailie supérieure de cette pièce.

JLrtIele II.

Page 1