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DENSITÉ

Minima.

Maxima.

DENSITÉ ESSENCES. de Minima. Maxima.

| Orme de montagne. . . . . . . . 0,609 Péuplier blanc. 2.400 0,455 =, | 60 ANS AMAR 0,349 NOIR de dense An 0,408 tremble en cs 0,452 Platane d'Orient. . . . . . Rs 0,642 Hoiniernsauvase 4 4... 0 0,707 Pommier tacerbesi 5. 1 2, 0,805 Robinier faux acacia . . . . . . . 0,661 Saule blanc. ‘1 NAN ENT 0,581 ni ManCe AU, US dei 0,428 Sorbier domestique. . . . . . . . 0,815 — des oïiseleurs. . . . . . . 0,688 Tilleul- à grandes feuilles . . . . . 0,486 — à petites feuilles. . . . . . 0,504 Gedre duBibanthe 240 0,459 Épicéa commun: 4. , . . . 1. 0,537 Mélèze d'Europe. . . .. . . 0,448 indien és ot, CN M 0,552 — cembro. . . . . . CNT Er 0,418 a iCnOchels. helene ee di 0,491 — LETTONIE 0,514 Ame diet. 0,525 es Dibien Ne une te 0,521 = Sylvestre 4 LR Li. Qu 0,495

—)Weymouth .:..4.:.. 41.11 0,320 Sapin peCUNnE. |.) AAA LS 0,581

$ II. — Qualités el défauls des bois de corde.

Les qualités du bois de feu doivent être de brüler facilement, d’une manière égale, sans trop de promptitude ni trop de lenteur, et de fournir, pour un volume donné, la plus grande somme de chaleur.

La puissance calorifique d’un bois est proportionnelle à la quantité de carbone et d'hydrogène libre qu’il renferme. Il est constant que les bois, quels qu’ils soient, ramenés à un degré complet de dessiccation et pour un même poids, renferment des quantités de carbone et d'hydrogène à peu près égales ; d’où il suit que, sous des poids égaux, tous les bois ont sensiblement la même puissance calorifique ou, ce qui revient au même, que la puissance calorifique de tous les bois est proportionnelle à leur densité. Pour une même essence, la densité varie avec le climat, la situation, l’exposition et le terrain, avec l’âge de larbre et la saison dans laquelle il a été exploité, enfin avec la partie de l'arbre, tige ou branche, aubier ou bois parfait, d’où le bois est extrait. C’est dans les climats chauds que le bois acquiert, en général, la plus grande densité. Chez les feuillus le bois de branche a moins de densité et de caloricité que celui de la tige; le contraire a lieu chez les bois résineux. À circonstances égales, le chêne de taillis a plus de densité, parce qu'il a crù plus vite, que le bois de même âge provenant de futaie, et il est plus estimé que celui-ci. Il en est de

même des réserves sur taillis comparées aux arbres de même essence et de même âge venus en futaie (1). On peut donc mesurer, d’après la densité, la puissance calorifique absolue des bois de feu. Mais la valeur vénale de ces bois se modifie beaucoup par le degré de dessiccation et surtout par la manière dont ils brülent.

Ainsi les bois qui se dessèchent difficilement sont mauvais combustibles; d’autres ne brülent qu'à leur surface, parce qu'ils sont {rès-compactes et ne laissent pas pénétrer dans leur intérieur l’air nécessaire à la combustion du carbone qu’ils renferment. Ces bois laissent beaucoup de charbon, ils durent longtemps dans le foyer, mais ils donnent peu de chaleur. Les bois légers, poreux, brülent rapidement et avec flamme, ils donnent une chaleur vive mais courte, laissent pénétrer l’air dans leur sein et ne produisent pas de charbon, parce que celui-ci brüle en même temps que les gaz; enfin, il y a des bois qui pétillent et éclatent au feu, ce qui est un inconvénient dans les foyers domestiques.

Ce sont ces avantages et ces inconvénients qui déterminent la valeur relative des bois de feu dans chaque localité et dans les usines où ils doivent être employés.

(1) Ce que nous disons du chène peut s’affirmer de la même manière pour les essences qui, comme le frêne et le châtaignier, ont la même structure anatomique. Mais les expériences faites jusqu'à ce jour ne permettent pas de conclure de la même façon pour les essences, comme le hêtre et le charme, qui ont une structure différente.

Les bois piqués, vermoulus, pourris, ou ayant seulement un commencement d’altération, perdent de leur valeur en proportion de la gravité du mal dont ils sont atteints.

Dans le commerce, il y a différents assortiments de bois de corde.

Le bois neuf est le meilleur; c’est celui qui arrive au lieu de consommation par bateau ou par charroi. On distingue aussi le bois neuf du bois vieux en ce que le bois vieux est celui qui a plus d’un an de coupe; il peut être aussi bon que le bois neuf, lorsqu'il a été bien conservé. |

Le 0oës pelard est celui dont l'écorce a été enlevée pour en faire du tan et que l’on met au nombre des bois neufs, lorsqu'il a été transporté par les mêmes moyens. Le bois pelard de chêne brûle mieux que le bois non écorcé de même essence, et que l'on désigne sous le nom de Dors gris ou bors couvert. Du reste, le bais pe/ard et le bois couvert varient extrèmement de qualité avec les localités, avec l’âge ou avec la partie de l’arbre dont ils proviennent, avec les conditions de climat et de sol dans lesquelles le. bois a été élevé, et avec les espèces de chène qui le produisent.

Le bors flotté est celui qui se transporte par train ou à bäüches perdues par les rivières; lorsqu'il n’a fait qu'un court trajet par eau, on le considère comme bois à demi-flotté et on l'appelle bors de gravtr. Le bois de gravier diffère peu du bois neuf.

Le flottage des bois de feu leur fait éprouver un

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