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AU VOLUME EMPILÉ EN BOIS DE FEU. L

Il y a deux manières principales de déterminer le volume réel du bois contenu dans un stère empilé : 1° En plongeant le bois dans une cuve en partie remplie d’eau, et en mesurant le volume d’eau déplacée ; 2° en cubant, par les procédés de la géométrie, chacune des büches comprises dans le stère empilé.

De ces deux procédés, le dernier est le moins exact, mais il est plus expéditif que le premier. Aussi l’emploie-t-on de préférence dans les expériences que l’on fait en forêt. Il consiste à cuber chaque bûche comme un cylindre régulier de même longueur et ayant pour base le cercle du milieu. La somme de tous ces volumes donne la masse réelle du bois compris dans un stère. — Si ensuite on prend le rapport du volume empilé au mètre cube plein, on a le facteur par lequel on doit multiplier un volume plein pour obtenir le rendement de ce volume en stères empilés de chauffage. Ce facteur varie, pour une même essence, avec les circonstances que nous avons énoncées plus haut ; il est toujours plus grand que l’unité, et plus il est faible moins il y a de vides dans l’empilement; on l'appelle facteur d'empilage.

Dans la pratique forestière, les estimations de bois sur pied se font au mètre cube ou au stère ; dans le premier cas, le facteur d’empilage sert à calculer le rendement du volume réel en bois de corde : dans le second cas, le rapport inverse sert à déterminer le volume réel du bois estimé. On emploie encore les facteurs d’empilage dans d’autres circonstances dont

k4 DES FACTEURS DE CONVERSION DU MÊTRE CUBE PLEIN

nous parlerons plus tard. Dans tous les cas, pour que les facteurs puissent être employés en toute sécurité dans les calculs de cubage et d'estimation, il faut qu'ils soient le résultat d'expériences nombreuses et faites avec soin, sur des bois de même essence, de mêmes formes et de mêmes dimensions que ceux auxquels ces coefficients s’appliqueront. Aussi, dans ces expériences, sépare-t-on les bois de branches qui sont toujours plus ou moins noueux, tortueux, contournés, des bois de même essence qui proviennent de la tige et qui sont d'ordinaire plus droits et plus unis. On fait également une distinction entre les bois de tige, selon la grosseur des büches, parce que les vides qui résultent de l’empilement de ces büches refendues en bois de quartier, varient avec le nombre des quartiers ou morceaux qu’on en tire. On obtient ainsi, par des moyennes d'expérience, des facteurs particuliers pour chaque essence et, pour la même essence, des facteurs d’empilage des branches et de la tige des arbres.

Lorsqu'on veut rechercher les facteurs d'empilage par ce procédé, la chose importante évidemment et la plus délicate, c’est de déterminer bien exactement le diamètre ou la circonférence au milieu de chaque bûche à cuber. La circonférence se prend avec un ruban, et c’est la manière la plus sûre et la plus exacte de mesurer la base; mais elle exige beaucoup de temps et de soin, et c’est souvent un inconvénient, Le mesurage des diamètres est plus expéditif, et lorsqu'on opère sur une assez grande échelle, on

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