AU VOLUME EMPILÉ EN BOIS DE FEU
peut compter qu'il s’établira, dans les erreurs du mesurage, des compensations suffisantes pour que le volume total des büches d'expérience n’en soit pas affecté.
Le mesurage du diamètre se fait avec le compas forestier. Cet instrument, d’un usage très-répandu dans la pratique des estimations, se compose d'une règle graduée portant à angle droit deux autres règles plus petites dont l’une est mobile le long de la grande règle et l’autre est fixée à son extrémité. La grande règle est divisée en centimètres à partir de la petite règle fixe ; on lui donne ordinairement un mètre de longueur. Les deux autres règles n’ont ordinairement que 60 centimètres de longueur. On prend la précaution de construire l'instrument avec du bois bien sec et qui se déjette le moins possible sous l'influence de la chaleur et de l'humidité (1).
Nous donnerons, à la fin de cet article, un tableau faisant connaître le rendement que l’on obtiendrait,
(1) Des expériences très-nombreuses ont élé faites en France, notamment par les Agents des commissions d’amésagement, pour déterminer le volume réel du bois compris dans un stère empilé de chauffage. Les forestiers allemands se sont également occupés de cette question et successivement MM. de Burgdorff, Hartig et de Werneck ont publié les résultats de leurs recherches dans des ouvrages dont on peut lire la traduction dans le Dictionnaire des forêts de Baudrillart. Ces résultats son!, comme on devait s’y attendre, très-divergents, et celte divergence même indique assez que les expériences de cette nature doivent être faites dans la forêt ou la localité où l’on a à employer les facteurs d’empilage, surtout si l’on veut remarquer que ces facteurs dépendent autant de la manière dont les ouvriers débitent et empilent le bois de corde, que des autres causes déjà signalées.
LG DES FACTEURS DE CONYERSION DU MÊTRE CUBE, ETC.
en stères empilés de chauffage, d’une bille de bois de la longueur de 1 mètre, pour un facteur d’empilage variant de 1,40 à 1,70.
Lorsqu'on veut obtenir le volume du bois compris dans un fagot, on le plonge dans une cuve en partie remplie d’eau, et on mesure le volume du liquide déplacé, en enlevant cette eau avec un vase contenant exactement le litre, jusqu’à ce que le niveau soit au point où il se trouvait lorsqu'on y a immergé le fagot. Dans la pratique forestière, cette expérience sert à déterminer le rapport entre le mètre cube plein et le volume du bois compris dans un cent de fagots. À cet effet, on détermine par des pesées le poids moyen d’un fagot; on pèse ensuite un fagot dont on obtient le volume comme précédemment, puis on calcule le volume du cent de fagots par une proportion.
Connaissant le volume du bois compris dans un cent de fagots, on obtient facilement le rapport du mètre cube plein à ce volume. Ce rapport s'appelle le coefficient ou facteur des fagots.
200 a TROT CH