XII INTRODUCTION
plus autorisées, que leurs forêts s'épuisent et que, du train dont on marche, elles ne suffiront bientôt plus à leurs propres besoins. La Russie elle-même, avec ses immenses forêts, ne peut déjà plus nous offrir qu à des prix élevés ces bois de pin, si précieux pour la charpente et la menuiserie, qu’elle nous livrait naguère en si grande abondance; car, il ne faut pas s'abuser, il n'y a que les forêts d'un accès facile, comme celles du littoral de la Baltique, qui puissent être exploitées avec profit pour l'exportation. Et d’ailleurs nous ne sommes pas les seuls qui puisions à cette source. Les Anglais nous y ont précédés et ils continueront à s’y alimenter aussi longtemps qu'ils trouveront ce marché approvisionné. Mais ils comprennent que les forêts du nord de l’Europe s’appauvrissent de jour en jour et que l'avenir n'est point assuré de ce côté. C'est pourquoi le gouvernement, justement préoccupé des besoins de la nation, s’est attaché, depuis quelque temps déjà, à organiser une administration qui a pour mission de régulariser les exploitations des bois résineux de l'Himalaya et de réparer les ruines causées par la conquête dans les forêts de plaine de l'Inde anglaise.— Quant aux bois de chêne, nous les tirons, sous la forme de merrains, des provinces danu-