‹ Exploration archéologique de la Galatie et de la BithynieChapitre 10 sur 153 · et · texte numérisé non relu

et

incère, véridique, est rare, mais non

Dans la liste des qualités attribuées par l'inscription au personnage qu'honore de

la tribu Antonienne, se trouvent deux épithètes qui méritent quelque attention, ni

iséruuoy (L. 41). Axnôte, dans le sens qu'il a évidemment i

pas sans exemple en grec. Je le trouve deux fois, avec cette signification, dans le Thesaurus,

chez un Attique, Platon, et chez un écrivain de la décadence, Dion Chrysostome (1). Dion était Bithynien, et ce qui ferait croire que cette acception du mot dniñs était d'un usage gé-

néral dans le grec de cette province, à l’époque impériale, c’est qu'on la retrouve encore dans

une autre inscription de Prusias ad Hypium, copiée par M. Hommaire de Hell | elle débute

par ces mots : Tv eomarotv xal à mämv Gxnbn. Il y a là sans doute une particularité de la langue propre à cette province, un idiotisme que le célèbre rhéteur de Prusa aurait porté d’instinct dans le grec classique, où cet emploi du mot était fort peu commun, sinon tout à fait sans précédent. iséryoy est plus difficile à expliquer. C’est encore un mot employé ici dans un sens assez différent de celui qu'il a dans le grec classique, où iséruos veut dire égal en honneur, en dignité, à une autre personne. Ce qui peut aider à comprendre l’acception un peu détournée où ce mot est employé dans notre inscription, ce sont deux inscriptions d'Ancyre,où se trouvent ces mots,

uocs(3); Boeckh avait été frappé

GRSIVTO GYVÉS (ooTsiUOs, QUAAEYATAVTL LEYLAOTEETOS XL L

de ce qu'avait d'inusité cet emploi du mot : « icotiiuos, quanquam mirum, tamen certum est,»

ns de l’adverbe

dit-il, En rapprochant ces trois exemples, je crois qu'on peut arriver au véritable et de l'adjectif en question : dofus, uusynous iroriuws, C'est celui qui a exercé les charges d'archonte, de phylarque, sans se trouver au-dessous des devoirs qu’elles imposent; le citoyen auquel on accorde, entre autres éloges, l'épithète d'iséryos, c'est celui qui s’est toujours montré à la hauteur des charges qui lui étaient conférées. Icét:0<, dans la langue de ces inscriptions, veut dire non plus égal aux honneurs d'autrui, mais égal aux honneurs dont on est investi, capable de les porter dignement.

Une chose à remarquer dans cette inscription, c’est le fait singulier que le personnage auquel est consacrée cette inscriptiou porte les noms complets de trois empereurs, Marc-Aurèle, Caracalla et Héliogabale ; il s'appelle comme eux M. Aurelius Antoninus. Cette dérogation aux habi-

tudes me ferait croire l'inscription plutôt du troisième siècle de notre ère.

(1) Oivos dnbis. Conv., 217, E. C'est le Verax Liber des Latins. To

Aou Gopois Ti

(2) Foyage en Turquie et en Perse, t. IV, page 362. Le Bas, oyage archéologique, n° 1177

(3) Boeckh, Corpus inscer. gr., n° 4031, 4032.

Uskub. Piédestal encastré dans le mur occidental. Lettres de 0,03

TONEKTIPOTONQNATONO Tèv à évoy dywvo- OETAONATONO@E THNTON ira Sarl ieos METAANNTTENTAETHPIKON LEyÉOY Tevraernpxov AYTOYZTEIQONANTONINION Aüyoucreluv Avroiov

5 CONQNAEKATIPOTO E dfyvov, dexérpwréy re

NOBOYAONAÏIABITO zaù zou véovXo dix Bio[u,

APEANTATHNMETIETHN dptavra rh ï APXHNATOPANOMHZAN À YTIEPEEAY TOYKAIVNTTEP

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EN OMSNIQREE KA[(a5910v) Aroyew lavèv 20 KAAAIKAEA KaNré

\ AD NAUO RO ANA...2Z2KPIMA

ONE LEUR 2HMON FE NAN -YETIKHEKAITHZOYMEA

[suvédeu] . . . .

En l'honneur de Claudius Diogénianus Calliclès, agonothète de père en fils des grands jeux quinquennaux

Augustéens Antoniniens, l’un des dix premiers, sénateur à vie, ayant rempli les fonctions de premier ar-

chonte, d’agoranome, ............ ......chef? de la compagnie des athlètes et de celle des acteurs

Cette stèle est malheureusement très-mutilée;

les neuf premières lignes de l'inscription pré-

sentent seules un sens suivi, et après la vingt-sixième la pierre est brisée. La mention la plus intéressante que contienne ce fragment est celle de ces jeux Augustéens Antoniniens dont la présidence parait avoir été dévolue de père en fils à cette famille des Diogénianus Calliclès, une des plus importantes certainement de Prusias ad Hypium. À côté de celle-ci, une autre inscription encastrée dans la même muraille, et bien mieux conservée, est consacrée à l’éloge d'un autre membre de la même famille, distingué de celui qui nous occupe par le prénom d’Aurélius (n° 22). Les jeux quinquennaux dont il est ici question remontent vraisemblablement, comme à Ancyre de Galatie (1), à l'érection et à la consécration du temple d'Auguste et de Rome que Prusias devait posséder, comme toutes les villes un peu considérables de l'Asie Mineure. Une autre inscription de cette même cité nous montre un Sébastophante où Flamine d'Auguste, qui était prêtre attaché à ce temple et chargé de ce culte (2). L'épithète d’Antoniniens avait été ajoutée plus tard au nom primitif de cette solennité sous l’un des empereurs qui portèrent le titre d’Antonin, probablement sous Caracalla, à l'époque de son voyage en

(4) Corpus inscer, gr., n° 4039.

(2) Hommaire de Hell, l’oyage en Turquie et en Perse, pl. r04. Le Bas, Foyage archéologique, t. WE, n° 1178.

no

Asie; on prodigue bien plus ce genre de flatteries sous les mauvais empereurs que sous les bons, sous ces Commode, Caracalla et Héliogabale qui déshonorèrent le nom d'Antonin, que sous les princes accomplis qui l'avaient rendu cher au genre humain (1).

Ligne 2, il paraît y avoir eu l'indication, en deniers, d'une somme dépensée par Calliclès pour ses concitoyens, de quelque libéralité du genre de celles que mentionnent tant d'inscriptions, et particulièrement une autre inscription de cette mème ville, en l'honneur d’un T. Ulpius Ælianus Papianus, qui avait rempli à peu près les mêmes dignités que Calliclès (2).

Les autres fonctions mentionnées dans cette inscription se retrouvent dans la suivante, à propos de laquelle nous en examinerons la nature. Il est fâcheux que nous n’ayons pas au moins la partie relative à ces compagnies d’athlètes et d'acteurs qui figurent dans d’autres inscriptions,

à Évoruxh, à Ouuelwh côvodos (3). La corporation des athlètes était ordinairement sous la protection

d'Hercule, et celle des acteurs sous l’invocation de Bacchus.

Uskub, Sur une stèle haute de 1m 80 qui se trouve maintenant encastrée dans le mur occidental. Hauteur des lettres 0m, 02 et Om, 4

IT OFANAR ES QNDIAOTEIMONKAI..

NOR IT RO MOPONANE EC ATEP MON KAIKOINOBOYAONKAITTOAEITOTPADON

ANR RANCE YATOPANOMHEANTAETTIDA

5 NON A NENINME ee SRE M MATEYZYANTAENNOMOQXZENTIAZAIX PA TONMRElNIEREE TU ENON APÆANTATOYKOINOYTONENBEIOYNIA EAAHNONKAIAOTI HNTHXZIEPA 10 C'EPOYYIAZATOAEAEITMENONEYTY XAETPOTONAPXONTAKAIEPEAKAI ATOQNOGETHNAIOZOAYMTIOY A YPHAIONAIOTENIANON

KAAAIKAEA

15 CP OMIONONEERAIMIENIONETS THNAPXHNAYTOYDHYAAPXOI DYAHEEEBAZTHNHZ PYAHXETIBEPIANHZ

MOMNMANCE ET TIMOKPATHEIOYAIANOY ATA@OTIOYYO@EOPIAOY IAXOQNTAZOQNOZ 20 DYAHEOHBAIAOZ DANONE ACE

MAPKOZAZKAHITIOAOTO AIOTENTANOZKAAAIKAE ANOZMAPKIANOZ AXPXPYZOZXPYHIANOY OIAAAEADOZXPYZIANOY D YAHETEPMANIKHY DYAHYAAPIANHX 25 TIMOKPATIANOZAO MAYPKOPNOYTIANOZ

(1) On trouve de même des jeux Adrianéens, Commodéens, Philadelphiens (institués sans doute sous le règne de

Septime-Sévère , en l'honneur de Caracalla et de Géta), Sévériens, Germanicéens, Corpus inser. gr., n°215, 246, 248.

Boeckh a cru retrouver ce nom d’Antoniniens , donné à des jeux de ce genre, dans une inscription attique (n° 246),

et c’est aussi à Caracalla qu'il le rapporte. Une autre inscription d'Athènes {n° 248) contient, très-bien conservée, la mention de ces jeux Antoniniens.

(9 BP ne nr e ON

(2) Le Bas, orage archéologique, &. WA, n° 1178.

(3) Corpus énser. gr., n° 349, 5906, 5908, 5909. Sur les corporations d'acteurs, voir E. Egger, Mémoires de littérature

ancienne, p. 409, Coup d'œil sur l’histoire des acteurs dans l'antiquité.

MITIANOZ AYPAZKAHTITIOAOTOZ PYAHEZXABEINIANHE AYTOAAIANOZTTOAAIQN AYTATIIANOZTTATIANOY DYADAYETEINIANRE

EYKPATHE AYPBABPIANOZBAPBAPOZ bYAHEMETAPIAOZ NIKQONIANOZEMAPKOZ AYPPOYEINOZ bYAHZIOY AIANHE

OYAAEPIOZAAE#XANAPOZ AYPEYKPATHZEYKPA TOYETOYIOYAIANOY PYAHEZANTONIANHXZ AYOAYMTOZXEIMOKPATOYE AYKOPINOZ'EIMOKPATO

He ITOZIOYAIOY

+ CE KIAAIANOZ 35 DYAAIONYYIAAOZ ee BYE PSNOE= ..- TIPROKNONS

Tèfv med ravr lov euéreuov xai [é- Doëlov 8x rpo Jrarépuv ; dexérporoy

xotvdBoulov xai mokeuroypépov

duà Biolu, dyopavouraavra Eripa- 6 vo, [ouv Jduxicavra LOTÈ, YPAL-

pareio: évdpoe, à Técais

Elvoy xai Royu PVR z ; 10 YEpousias, AmGÔEDELVILÉVOY EUTU= vra Xoù lepéa Kai dyywvobérnv Ads Olupriou AGoñhtoy Atoyevtævèy

Ka,

Dune Tibepravise Tepoxodrne louxavod, lécov iécwvos. 20 DuMie Ipououtdos + Méçuoc AcxAnmu6doTos, Atoy ds Kaïrae- C Tapxiavés , Ag. Xpôcos Xoucuvoÿ.

Puis 'eppavxñc * 25 Tipoxparivds Ao-

variée,

Aèp. Âckknmiddoros. Aüo. Babpravèc Bép6apoc.

Durñe Zafeuwvravie Aë. IoXkavèe Too,

30 Aù, Iluriavos Ilaruavo.

Puis Meyapidnc + Niovavès Mépuoc,

Adp. Poupeivo.

DuA(ñe) Davcravavts* DuXñs lovkavñe-

[Dir fros lounéou Oùaépros AN dpoe, DE V06 Ado. Edxpdrn [Mpuo funavée. roue 705 JouMavoÿ.

35 DuA(ic) Auvvauédos Puis Avrovr Eee IT]pvotavés, ee TToox 05.

nu

En l'honneur d’Aurélius Diogénianus Calliclès , le plus généreux des citoyens , de race illustre, un des dix premiers, sénateur et censeur à vie, qui a rempli brillamment les fonctions d’agoranome, fidèlement celles de défenseur de la ville, conformément aux lois celle de greffier, qui a été éprouvé dans toutes les charges, qui a été à la tête du collége des Grecs de la Bithynie, et trésorier du sacré sénat, qui a été désigné sous d’heureux auspices premier archonte, prêtre et agonothète de Jupiter Olympien, les phylarques choisis pour maintenir pendant son archontat l’ordre et la paix qui régnaient dans la cité au moment

où ils entrèrent en charge :

Tribu Augustale : Tribu Tibérienne :

Pollianus. . . .. Timocratès, fils de Julien, Agathopous, fils de Théophile. Jason, fils de Jason. Tribu Thébaïde : Tribu Prusiade :

Marcus Asclépiodotos, Diogénianos Callicléanos Marcianus , Aurélius Chrysos, fils de Chrysianos. Philadelphos, fils de Chrysianos. Tribu Germanicienne : Tribu Adrienne :

Timocratianos Domitianus, M. Aurélius Cornoutianus Eucratès, Aurélius Asclépiodotos. Aurélius Babrianus Barbarus. Tribu Sabinienne : Tribu Mégaride :

Aurélius Pollianus Pollion, Niconianos Marcus, Aurélius Papianus, fils de Papias. Aurélius Rufinus. Tribu Faustinienne : Tribu Julienne :

[Philiplpe, fils de Jules. Valérius Alexandre , Prislcillianus. Aurélius Eucratès, fils d'Eucratès, fils de Julien. Tribu Dionys Tribu Antonienne :

. Pjrusianus, Aurélius Olympos, fils de Timocrate, fils de Proclus. Aurélius Corinos, fils de Timocrate.

La restitution de la seconde ligne, telle que je l’ai donnée, me paraît très-vraisemblable ; il n'y a, pour l'obtenir, que de légers changements à faire aux lettres que j'ai cru lire en cet endroit sur la pierre, qui partout ailleurs présente des caractères très-nets et qui semblent gravés d'hier. Cette formule, év3ofoy nd mpomatépuv, rappelle d'ailleurs celle qui se trouve dans l'inscription précédente, rv &x mooyévuv dyovolerüv dywvolérny. L. 2. Les Ssxérewro. sont les decemprimi des inscriptions latines, les dix membres les plus anciens du corps des décurions. L. 3. Le titre de xowvébouhos Où xotvocôane, qu'Hésychius explique par le mot cvsdpos, était donné aux membres du sénat, que l’on trouve désigné sous le nom de xovo£oÿkioy dans une inscription d'Héraclée (1). Touroypépos ne se trouve, à ma connaissance, nulle part ailleurs que dans une autre inscription de Prusias (2); il correspond au verbe molToypugéo qu'on trouve dans les auteurs et les inscriptions (3). Ce titre devait désigner une sorte de censeur, chargé de faire, à des époques fixes, le dénombrement des citoyens et d'inscrire sur les listes les jeunes gens qui atteignaient leur majorité, et les étrangers auxquels était conféré le droit de bourgeoisie. Cette charge était conférée à vie, tandis que, dans les municipes de l'Occident, ces fonctions étaient remplies, tous les cinq ans, par les duumvirs ou quatuorvirs de

Hommaire de Hell, Foyage en Turquie et en Perse, t. IV, p. 339.

) 2) Le Bas, Voyage archéologique, Inscriptions, t. III, n° 1178. (3) Diod. Sicul. II, 86.— C. J. Gr., 4or7.

Ro

l'année, qui prenaient alors le titre de guinquennales. L. 4. L'agoranome avait à peu près les fonctions des édiles de Rome et des colonies, et il n'y a, pour ainsi dire, pas de ville grecque où ne se trouve ce titre, ainsi que celui de ypaupares (1. 5). L. 6. L’étendue de l'intervalle qui se trouve sur la pierre me porte à restituer oudxñoayre plutôt qu'éxdxcavra; les deux fonctions désignées par ces mots existaient concurremment à Prusias, comme le prouve une autre inscription de la même ville, en l'honneur de Domitius, fils d’Aster (1);

Ce mot ro suffit déjà à indiquer que

EÜTAVTA TOANG :

c'étaient là des fonctions accidentelles. Une inscription honorifique d’lotapa en Cilicie (2) contient

RE Re ù LLNTAVTA, YeALUE

ces mêmes expressions, ouvdxfozvtos TloTôc, mais sans aucune explication. Au contraire, un décret d'Adrien, adressé au peuple d'Athènes et retrouvé dans cette ville, jette quelque jour sur la question : « Si quelqu'un, » dit l'empereur, « a des reproches à faire à moi ou au proconsul, que le peuple nomme des syndici (3). » Il est difficile d'entendre par là autre chose que des avocats chargés de soutenir les intérêts de la province contre le proconsul ou l’empereur devant un tribunal qui ne peut guère être autre que le sénat romain. Ce sont à peu près les defensores, les advocati, que l’on trouve dans les inscriptions latines de plusieurs villes de l'Italie et de l'Afrique. L'ouvrage curieux où Philostrate raconte la vie des rhéteurs de profession et professeurs d'éloquence , qu’il désigne sous le nom de sophistes, nous montre ces personnages se chargeant volontiers et s’acquittant avec succès de ces missions auprès de l’empereur et du sénat, missions qu'il appelle souvent Bacietor rescbsior (1, 21, $ 6). Il se sert aussi du mot de civic ([, 25, $ 8). Ainsi, raconte-t-il, Polémon le Périégète mourut au moment où il allait défendre, comme civdx0s, devant l'empereur Hadrien, les droits de la Nouvelle-Ilion, sa patrie, sur un territoire sacré (4). L. 8. To xotwvbv t@v &v Buviz ÉXivey est une expression qui s'explique aisément si on la rapproche des dénominations analogues que contiennent d’autres régions de l'Asie. C'est une manière de désigner l'association formée entre les villes d’une même province

pour l’accomplissement de certaines cérémonies reli

sieuses, la célébration de certains jeux, et, sous la surveillance du gouverneur romain, le règlement de certains -intérêts généraux ; c’est, avec un nom plus pompeux, cette sorte de fédération que l’on trouve indiquée sur les monnaies de l’époque impériale sous le titre de Kowèy Biuvise, en latin Commune Bithyniæ. On voit de même les délégués qui composent le Kowèy Âois s'intituler, dans une inscription de Thyatire, Oi ëm 7: à lAsie (5). Calliclès avait été à la tête de cette espèce de conseil central, sans doute avec le titre de Bitiynarque, qui se trouve dans une des inscriptions recueillies à Uskub par M. Hommaire de Hell (6). T. Ulpius Ælianus Papianus, auquel l'inscription est consacrée, a été « Bithynarque et Pontarque, hiérophante du

is Âciuc Édnves, les Grecs préposés

temple commun des mystères et flamine d'Auguste, seul et premier. » C’est là, je crois, la première mention que nous ayons du Bithynarque dans les inscriptions (7); le nom d’un

(1) Le Bas, Voyage archéologique, nscriptions, t. II, n° 1176.

(CRC A Gr, nets

CRCMTAGE 665

(4) Pour de plus amples détails sur ces ambas les c

sades, le plus souvent gratuites, sur les résultats qu’elles avaient pour , et sur la réputation qu’elles procuraient à ceux qui les acceptaient et se montraient ainsi à Rome et auprès de

l'empereur, voir M. E. Egger, Mémoire historique sur les traités publics dans l'antiquité, p. 112-114 (Acad. des inscript., nouvelle série, t. XXIV).

() C. I. Gr., 3487. La même formule se retrouve dans une inscription d'Apamea Kibotos, Ibid., n° 3957.

(6) Le Bas. J’oyage archéologique, Inscriptions, t. III, n° 1178.

(7) Il était aisé de tirer ce titre d'un passage de Modestinus cité dans le Digeste (XXVIT, L. 6, $ 14) :

ébvouc epwcüvn,

ofov Acuagyia, Biluvapyix, Karradoxagyia. Le même dignitaire est quelquefois désigné par le titre d’ Agysepeñe, 'Apyrepebs ras

Aoiag, voù Ilévrou. D'ailleurs le mot lui-même, qui manque dans la dernière édition du Thesaurus, se trouve là où on ne serait guère disposé à le chercher, dans les actes des conciles. Une constitution des empereurs Valens et Valentinien, adressée aux Nicéens et citée au concile de Chalcédoine (451 P. Chr.

), à propos des discussions qui s'élèvent entre les

Pontarque s'était trouvé déjà à Sinope et à Amastris. De même, la province d'Asie avait ses Asiarques, la Lycie ses Lyciarques, la Galatie ses Galatarques, ete. Ces fonctions, purement religieuses, occupaient les loisirs des provinciaux et caressaient leur vanité sans les conduire jamais à empiéter sur l'autorité du gouverneur romain et à en gêner l'action. Dans le sénat P:

sacré, isgè yegovcis, je ne pense pas qu'il faille voir le sénat de Prusias; d'après le mot de xoivé-

et c'est de ce

Eovhoz employé plus haut, je crois qu'on le désignait plutôt pär le nom de fou même terme que se sert toujours Pline en parlant des villes de la province (1); de nombreuses inscriptions d'Asie Mineure, où se trouvent mentionnés à la fois le Sguos , la four et la yepoucix, nous prouvent d’ailleurs que dans la langue politique de ces provinces, à l’époque impériale, VEgoUGix

n’est généralement pas synonyme de forñ, et qu'il désigne un autre corps que le sénat municipal {2

Ce qu'était au juste le corps proprement appelé yeoovciz, il n'est pas toujours facile de le dire, et il est possible que, suivant les villes, lé sens de ce mot variât et désignât des assemblées ou colléges de nature différente. En tout cas, dans l'inscription de Prusias, d’après tout ce qui précède et d’après cette épithète de ispé ajoutée à yegousta, j'inclinerais à croire qu'il faut chercher sous ce titre le collége religieux formé par les délégués de la Bithynie, et composé peut-être de tous les anciens Bithynarques, réunis sous la présidence du grand-prêtre en fonctions (3). Chargée d'offrir et de donner des prix, de payer des acteurs, en un mot, de pourvoir aux dépenses des grands jeux de la province et de ses fêtes solennelles, cette corporation devait avoir un maniement de fonds assez considérable, ce qui faisait de son #résorier, car

c'est ainsi que je traduirais, dans ce cas, AoyioTis, un personnage très-occupé et fort en vue (4

Après avoir rempli des fonctions qui l'avaient conduit dans la métropole, Nicomédie, et qui l'avaient ainsi recommandé à l'attention de ses concitoyens, Calliclès, au moment où fut gravée l'inscription d'Uskub, venait d'être désigné par les habitants de Prusias pour exercer la première magistrature de la cité, pour être premier archonte, et en même temps prêtre et agonothète de Jupiter Olympien. Quel était le nombre des archontes à Prusias, c’est ce que nous

ignorons; une inscription de Nicée (5) semble indiquer que dans cette ville, une des plus importantes

de la Bithynie, il n’y avait que deux archontes : elle se termine par ces mots : èr' dp76v-

aviuvod (Tsévovos. Peut-être en était-il de même à Prus

zov ÂAgioravetvo) Avviovod 41 Ta? as

quoique cette expression, qui revient plusieurs fois dans les inscriptions de cette ville, dpêas

Tv weylorny deyny, Conduise à penser qu'il y avait un plus grand nombre d’archontes (6).

#at À Hô

p- 569. On peut encore tirer de ce passage un autre renseignement curieux; à un certain jour de l'année, le Bithynarque

entrait en pompe dans la ville de Nicée, sans doute après quelque fête solennelle. (4) Plin. Epp. X, 111, 117.

(2) Le Bas, Voyage archéologique, Inscriptions, partie V, n% 53, 141, 1336, 1599, 1600, 1601, 1602, 1603. Cf.

Eckhel. 2. W. F.,t. IV, p. 190, 191. La ysgovcix, dans certaines inscriptions, est opposée aux et il semble alors que

ce corps exerce une certaine surveillance sur les exercices du gymnase et la célébration des jeux.

(3) Ceci n’est qu’une conjecture, mais où l’on est conduit par analogie en observant la manière dont se recrutaient, dans tout l'empire romain, les différents corps constitués. De même que le sénat de Rome se composait des anciens magistrats romains, et les sénats municipaux de ceux qui avaient exercé les magistratures locales, les Pontarques , Bithynarques, Asiarques, à l’expiration de leur charge, seraient entrés dans ce collége qui aurait formé le conseil permanent

du grand-prêtre en fonctions. Ce qui semblerait confirmer cette supposition, c’est que l’on continuait à porter ce titre

de la suprême magistrature provinciale même quand on ne l’exerçait plus; ainsi nous voyons, dans les 4ctes des

apôtres (XIX , 31), que saint Paul avait pour amis, à Éphèse, plusieurs des Asiarque 5 Tüv Âctdpywv.

(4) Ce y aurait eu à peu près les mêmes fonctions que l'épyuerrautxs qui figure dans les décrets du xouvèv ’Acixs.

Corpus inscr. gr., 3957.

(5) Corpus inscr. gr., 3749

(6) Vide supra, n° 20. Le Bas, f'oyage archéologique, Inscriptions, t. IL. n°

ER Eee

L. 15. Dans la mention des Phylarques qui sont à la tête des douze tribus pendant le temps de l’archontat de Calliclès, il y a une expression singulière qui demande quelques éclaireissements; ce sont ces mots : oi tie éuovotus e5%moyot, littéralement : « les phylarques de la concorde. » Quel est le sens de cette formule, qui n’a pas, que je sache, d’analogue dans les inscriptions, ailleurs du moins qu'à Prusias(1)? C’est la numismatique surtout qui nous aidera à en rendre raison. Sur d'assez nombreuses monnaies se lisent à la fois les noms de deux villes, comme Éphèse et Smyrne, Smyrne et Athènes, etc., accompagnés du mot ôuovoix, ou, si la légende est en latin, Concordia; ainsi Égesiov, Euvovaiov, ôuovoix. Quelquefois aussi trois noms sont groupés de cette même manière. Ces pièces, frappées soit dans l’une, soit dans l’autre des villes qu'elles mentionnent, nous attestent évidemment qu'entre ces villes étaient intervenues, au moment où furent frappées ces monnaies, certaines conventions particulières qui assuraient aux citoyens de l’une d'elles, dans les murs de la ville alliée et dans toute l'étendue de ses domaines, des avantages tout spéciaux (2). Nous n'avons pas à examiner ici jusqu'où pouvait aller cette alliance intime, dont témoigne cette sorte d'union monétaire ; dans notre inscription, il ne s’agit que du régime intérieur de la cité, et rien n'autorise à croire que le mot éuovoiæ ait trait ici aux relations amicales établies entre Prusias et d’autres villes voisines ou éloignées. Ce qui donne la clef de ce passage de notre inscription, c'est un emploi plus rare du mot opovoiz, qui n'a été relevé jusqu'ici que sur les médailles de deux villes de cette même province de Bithynie. Sur une monnaie de Nicomédie datée du règne de Marc-Aurèle, on lit cette légende : Nexoyndei, Bou, duos, éuovoix. Nicomédie, le sénat, le peuple, concorde, ou, pour être plus clair, concorde du peuple et du sénat. Une monnaie de Lucius Vérus, à Nicée, est plus concise : elle ne porte que ces deux mots : Ouovoiz Nixaéev, concorde des Nicéens (3). L'une et l’autre de ces médailles sont destinées à rappeler le souvenir d'une période exceptionnellement calme et prospère, pendant laquelle les différents ordres avaient vécu dans la meilleure intelligence et la plus parfaite harmonie, sans qu'aucun conflit fût venu troubler la paix de la cité. C'est ainsi que l’on trouve des inscriptions latines destinées à perpétuer le souvenir du bon accord qui régnait, à un certain moment, entre des cités alliée

; où bien, dans le sein de telle ou telle cité, entre les différentes classes de la population, entre la noblesse municipale et le peuple; on lit sur un piédestal trouvé à Thamugas, en Algérie, ces mots : Concordiæ populi et ordinis (4).

Les termes de notre inscription, quoique la formule y soit encore abrégée, doivent avoir la même valeur que la légende de ces deux monnaies bithyniennes et que l'inscription de Thamugas. Peut-être la ville, par suite d'événements qui nous échappent, avait-elle traversé des mois ou des années de dissensions intestines dont elle venait enfin de sortir quand fut érigée la statue de Calliclès, et peut-être ce personnage avait-il contribué lui-même au rétablissement de cette tranquillité et de cette concorde dont on ne sent jamais si bien le prix qu’au moment

où elle succède à de longues agitations. L'expres

ion à sans doute ici quelque chose de gauche et de gêné; mais il faut songer que le texte où elle se trouve date, au plus tôt, de la fin du second siècle de notre ère, dans une province où on ne semble pas avoir jamais parlé un grec bien pur. L’analogie conduit d’ailleurs à comprendre cette formule insolite, dont le sens ne peut pas être douteux après les exemples que j'ai cités plus haut. Oi pÜhaeyot Ths duovoius équivaut

(1) H. de Hell, Foyage en Turquie, t. IV, P: 363. Dans le commentaire qu'il donne de l'inscription en l'honneur de Claudius Tenios Asclepiodotos, où se retrouve cette formule, M. Le Bas ne paraît point en avoir exactement déterminé la valeur et rendu le sens.

(2) On peut lire dans Eckhel, D. M, t. IV, la liste assez longue de ces Concordiæ urbium.

(8) Eckhel, D. W., t. IV, p. 33:

(4) L. Renier, Znscr. rom. de l'Algérie, 1522. Cf. dans le même recueil l'inscription consacrée à la concorde des colonies cirtéennes (n° 1868), et, dans Orelli (Z. L. 5. 4. C.), les n° 1564 et 4067.

Mons 10

Mionnet, II, 47o. Supp., V, 101.

à peu près à où skaggot The duovouins mékcus, TüY opovooucüv quAGv; ce qui gouverne ce génitif, pourrait-on dire encore, c’est l'idée de prééminence, d'empire contenue dans got; tous les verbes qui expriment cette idée , comme mocforahe, frysichau, etc., se construisent avec le génitif. J'ai dû, pour bien faire comprendre le sens de cette expression, la paraphraser dans ma traduction.

Il y avait deux phylarques par tribu, ce qui en faisait en tout vingt-quatre pour la cité, ces tribus, au moment où l'inscription fut gravée, étant au nombre de douze, nombre que nous donnait déjà une des inscriptions recueillies par M. Hommaire de Hell (1).

Voici ces noms, dans l’ordre où les présente le marbre :

Tribu Augustéenne. Tribu Tibérienne.

Tribu Thébaiïde. Tribu Prusiade.

Tribu Germanicienne. Tribu Adrienne.

Tribu Sabinienne. Tribu Mégaride.

Tribu Faustinienne. Tribu Julienne.

Tribu Dionysiade. Tribu Antonienne.

L'ordre ici adopté est le même que celui de l'inscription citée ci-dessus; dans l'une comme

dans l’autre c'est la tribu à laquelle Auguste a donné son nom qui ouvre la marche et prend

le pas; dans une autre inscription de Prusias, cette même tribu s'intitule à xpuriorn ou Easrnv, la puissante, la noble tribu d'Auguste (2).

Sur les noms de ces douze tribus, quatre seulement ne se rattachent pas à ceux des empereurs romains, des princes et princesses de leur famille; ce sont probablement ceux des quatre tribus primitives de la cité, Thébaïde, Prusiade, Mégaride, Dionysiade. On pourrait supposer

que les noms de plusieurs des anciennes tribus auraient disparu pour faire place à ces noms modernes, dont chacun était une flatterie au souverain régnant; mais alors pourquoi aurait-on conservé les quatre dénominations proprement grecques qui figurent encore dans cette liste au troisième siècle de notre ère? Il ne manquait pas d’empereurs et d’impératrices sous l'invocation de qui on aurait pu placer ces quatre tribus comme on l'avait fait des autres. Ce qui est plus probable, c'est qu'en 74 av. J. C., quand la Bithynie passa sous la domination romaine, Prusias ad Hypium était une petite ville qui n'avait que quatre tribus, et que les autres furent ajoutées à une époque postérieure, quand la population se fut considérablement augmentée. Rien n'indique que Prusias ait eu la moindre importance avant l'empire. Tout ce pays était encore peuplé de tribus barbares au temps de Xénophon; Héraclée n'avait pas étendu sa domination à plus de quelques heures de la côte, et ce ne fut que sous les Prusias que l'influence grecque pénétra véritablement dans les profondeurs de ces vastes forêts, y jeta de la lumière, du mouvement, de la culture et de la vie, et commença à helléniser toutes ces populations thraces, dont Strabon sous Auguste ne paraît plus retrouver que le nom. Fondées dans le cours du second siècle avant notre ère, les villes bithyniennes, situées à quelque distance du rivage, comme les deux Prusa, comme Bithynium, depuis Claudiopolis, ne devinrent vraiment riches et florissantes que sous l'empire. À défaut des témoignages qui nous manquent, ce qui suffirait à le prouver, c'est que dans aucune de ces trois villes, qui ont fourni chacune d'assez nombreuses inscriptions, on n'a point retrouvé de textes antérieurs au premier siècle de notre ère. C’est d'ailleurs une chose curieuse que le petit nombre d'inscriptions bithyniennes, même des villes de la côte, qui nous reportent à l’époque de l'indépendance : je n’en connais que trois ou quatre en tout, à Kios, à Nicomédie, à Chalcédoine, à Héraclée, qui soient certainement antérieures à la réduction en province romaine (3). Pour la Paphlagonie et le Pont, le même fait se pré-

(4) Le Bas, Voyage archéologique, t. HI, n° 1197, 1 178. (2) Le Bas, ’oyage archéologique, Inscriptions, t. HA, n° 1178.-—(3) Vide supra, n° 4. C. I. Gr. n* 3723, 3794, 3800.

mo

sente d'une manière plus frappante encore; on n’en a point tiré, si je ne me trompe, un seul texte qui n'appartienne à l’époque impériale. Il n’y a rien là d'étonnant; l'administration romaine a seule réussi à civiliser définitivement toute cette zone septentrionale de l'Asie Mineure qui n'avait guère commencé à entrer dans le cercle du monde grec que dans le cours du siècle antérieur à la conquête. Ce ne fut que vers la fin de la domination des rois de Bithynie et du Pont que le grec devint la langue unique des populations répandues sur tout ce versant, et que les villes purent songer à couvrir le marbre d'inscriptions publiques et privées. À ce moment arrivèrent les guerres de Mithridate, les longs siéges, les incendies et les pillages, puis les guerres civiles de Rome, les luttes entre les conquérants, qui jetèrent tant de désordre dans les provinces (1). Sous le règne d’Auguste le monde commença enfin à se reposer, et ce fut à partir de ce moment que se peuplèrent et s’enrichirent rapidement ces belles contrées riveraines de la mer Noire. Vers le second siècle de notre ère, ces villes, les dernières nées des cités grecques, les deux Prusa, Claudiopolis, Hadriani, Nicopolis et bien d'autres qu'il est inutile de nommer, paraissent, d’après le peu que l’histoire nous en apprend et surtout d'après leurs ruines et leurs inscriptions, avoir atteint un très-haut degré de richesse et de prospérité.

Les noms des tribus nouvelles nous font remonter probablement au triumvir Marc-Antoine (2), et descendre jusqu'à l'une des deux Faustine, peut-être même plus loin; il serait très-possible que ce fût en l'honneur de Caracalla, qui passa en Asie les deux dernières années de sa vie, que l’une des tribus reçut ce nom de Germanique, qu'il me parait difficile de faire remonter au fameux Germanicus. On trouve, dans les inscriptions, des jeux Germanicéens que, d’après les autres désignations que contiennent ces mêmes textes, M. Boeckh n'hésite pas à croire ainsi dénommés en l'honneur de Caracalla(3). Il est curieux de trouver à Prusias une tribu Antonienne. À quel moment ce nom lui fut-il donné? c’est ce qu'il est difficile de dire. On peut choisir entre deux époques. Après la bataille de Philippe:

, Antoine passa en Asie; il reçut la province de Bithynie des mains d'un certain Apuleius, à qui l'avait confiée Brutus, et en nomma gouverneur, en 714 de Rome, Cn. Domitius Ahenobarbus (4); ce pourrait être alors que Prusias aurait décerné cette flatterie au tout-puissant vainqueur. Cette dénomination pourrait aussi avoir été adoptée sous Caligula ou sous Néron, qui descendaient l’un et l’autre, et le dernier par son père et sa mère tout à la fois, du célèbre triumvir.

Quant à la liste des phylarques, qui termine cette inscription, il suffit de remarquer le désordre et la confusion qu'elle présente. Ici le nom du père accompagne celui du fils, ailleurs il fait défaut; les noms romains sont partout mêlés aux noms grecs

5), et les noms de famille, comme s dans l'écriture, jouent le rôle de prénoms. La fréquence de ce nom d’Aurélius, que portent dix de ces vingt-quatre personnages, conduit encore à croire l'inscription d'un temps où se seraient déjà succédé sur le trône plusieurs princes portant ce nom d'Aurélius, Marc-Aurèle, Commode et Caracalla.

Aurélius, abrégé

(1) Nous voyons dans Strabon un tétrarque galate, chargé par Antoine de garder la ville d'Héraclée pontique, la mettre à feu et à sang, et, vers la même époque, un chef de brigands, Cléon , avec qui Auguste finit par traiter, se créer une sorte de principauté dans l’Olympe, XII, 3, 6.

(2) M. Le Bas s’est trompé en substituant, dans la liste des tribus, Avrovwavñe à Avrovavñe. Deux de mes copies, aussi bien que celle de Hommaire de Hell, mal à propos corrigée par M. Le Bas, ne peuvent laisser aucun doute sur l’existence de la tribu Antonienne à Uskub. Voyage en Turquie et en Perse, t. IN, p. 359.

(3) €. L. Gr., n° 215, 246, 248.

(4) Appian., de Bel. civil., IV, 46. V, 63, 137.

(8) J'ai cherché à les distinguer, pour l'œil du lecteur, en conservant aux noms grecs, dans ma traduction, la terminaison os, tandis que je donnais aux noms latins la terminaison us.

XPLICATION DES PLANCHES.

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