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Ke emov, cmoudatoy,
KEKOZMHMENON bYAHANTANIANH 4 Às 15 TONIAIONEYEPTETHN vs KAITHETATPIAOZ. bar eale
Sous l’invocation de la bonne Fortune. M. Aurelius Antoninus, de l’ordre équestre, ancien primipile, procurateur d’Auguste, dévoué à sa patrie, courageux, homme de mœurs distinguées, hospitalier, sincère, à la hauteur de toutes les charges qu’il a remplies, bon citoyen, orné de toutes les vertus, la tribu Anto-
nienne l’a honoré comme son bienfaiteur et comme celui de la patrie.
Ici, comme dans beaucoup d’autres inscriptions de l'Asie Mineure à l’époque impériale, la diphthongue & est continuellement employée à la place de l'iota (Il. 3, 5. 11). Il y a pourtant, jusque dans cette confusion orthographique, due à l'identité de prononciation, observation de certaines règles que l’on ne trouverait guère enfreintes, à moins de descendre jusqu'à des temps bien plus bas, jusqu'au moment où tout se mêle et se perd dans une barbarie chaque à la place de l'iota bref; au moins
jour plus anarchique et plus grossière. On ne trouve guère n'en vois-je pas d'exemple dans les inscriptions que j'ai transcrites; nulle part je n'ai rencontré
l'iota de rarpidos où de oo remplacé par a; au contraire, la diphthongue se substitue
(n° 15), un (n° 18, 22, mon. Ancyr), rokrne (n° 22), etc. Cela
sans cesse à l’iota long de indique qu'on avait encore alors, dans cette Asie Mineure, où le grec était devenu la langue usuelle, le sentiment prosodique, la connaissance instinctive de la quantité des syllabes, connaissance qui ira s’effaçcant peu à peu, jusqu'à ce qu'on arrive, à l’époque byzantine, à ne plus distinguer ni longues ni brèves, et à ne tenir compte que de l'accent.
Dans là transcription des noms étrangers, les graveurs semblent préférer assez généralement et à l'icta pour rendre l'I latin; ainsi ils écrivent Âyroveivos, moapmendpie, et là aussi, quoiqu'ils eussent pu aisément se tromper sur la quantité d'un mot étranger, on trouve encore observée la règle que j'ai posée plus haut. Des quatre I du mot latin primipilaris, les deux qui sont longs sont transcrits par la diphthongue , tandis que les deux brefs sont écrits par un simple iota. On sait qu'à Rome, jusque vers le commencement de notre ère, li long se trouve presque toujours représenté dans les inscriptions latines par la diphthongue ei. Le sens de rèv xpérioroy ne peut faire l’objet d'aucun doute. La place que ce mot occupe dans les inscriptions consacrées à des personnages de rang équestre, et le fait qu'il ne se trouve point ailleurs que là où il s'agit de chevaliers romains, fout concourt à démontrer que ce n'est point là une épithète vague, mais une traduction exacte du titre d’egregius vtr, que les inscriptions impériales donnent aux chevaliers; il équivaut au titre d'ixruxés que l'on trouve parfois sur les médailles et dans les inscriptions grecques. Plusieurs inscriptions de Palmyre nous montrent aussi le titre de xpériotos en tête d'inscriptions honorifiques dédiées à Septimius Vorodès, procurateur de la province, et
là aussi la place invariable qu'il occupe, immédiatement avant le nom de la dignité,
procurator, prouve que c'est bien une désignation officielle et spéciale, la traduction d’une épithète régulièrement attachée à la possession d’un certain rang (C. Z. Gr., n° 4485, 4496, 4497). >s éloges