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à tunique courte et chaussures recourbées, porte sur l'épaule une sorte de masse d'armes, ou de sceptre terminé par une boule, qu'il tient dans sa main droite, tandis que l’autre main est portée en avant, La quatrième et la cinquième figures sont tout à fait semblables et de même mouvement; seulement, dans celle-ci, le coude gauche parait s'appuyer sur un bäton(?) vertical qui repose sur sa chaussure recourbée. La sixième est semblable à la troisième. Il est visible que toutes les mitres de ces personnages étaient cannelées, comme celles des grandes figures que nous étudierons plus loin. Chacune d'elles porte sur le front un appendice, qui était peut-être un ornement, mais qui ressemble aujourd’hui à une sorte de ses deux mains
re. La septième figure a la mitre recourbée, sont portées en avant, son coude gauche est appuyé sur le bäton vertical. La huitième figure, à mitre droite cannelée, paraît avoir une longue barbe; elle porte de sa main droite le sceptre à boule appuyé sur l'épaule, et de sa main gauche une sorte de rident (?), aussi distinct dans la photographie
que sur le rocher. La neuvième et dernière figure paraît avoir une barbe longue et tressée; elle porte aussi le sceptre
terminé par une boule, et de son coude gauche descend également un bâton vertical sur lequel il semble s'appuyer.
M. Texier, dans sa planche 76, a rendu inexactement la robe des deux premiers personnages, le mouvement de leurs bras et surtout l’objet qu’ils portent. Il a fait de celui-ci une croix ansée qui n’existe nullement. A la troisième figure, il donne une massue de sauvage qui n'existe pas, non plus que le feu qu'il fait porter à la septième, ni le vase qu’il met dans la main de la neuvième. Du srident que porte la septième, et qui est si net encoresur le rocher, il fait également et avec aussi peu de raison une croix ansée. Pour les autres figures, partout où M. Texier a indiqué une massue il faut voir le sceptre terminé par une boule,
Dans l’angle qui vient après ce bas-relief se trouve une anfractuosité où il ne semble pas qu’il y ait jamais eu aucune
figure sculptée.
PLANCHE XLI
PTERIUM (BOGHAZ-KEUI). IASILI-KAÏA. BAS-RELIEF DE LA GRANDE ENCEINTE
Lettres €, C’ du plan. La plinthe sur laquelle repose ce bas-relief est à la même hauteur que la plinthe du précédent, seulement elle est en pente dans la première moitié, à gauche ; haute de 0" 43 à l'extrémité , elle a 0" 5o au milieu; la seconde moitié est horizontale sur o" 6o de hauteur. Cette plinthe se relie par une gorge à une banquette de 0", 40 de large sur 0”, 42 de hauteur jusqu’au rocher aplani qui, en ce point, forme le sol. La première figure à gauche a la mitre pointue et cannelée, la tunique courte, les chaussures recourbées, et la pose déjà décrite. Cette figure, assez fruste, n’est pas représentée dans cette planche; on la trouvera dans la planche 38. La seconde, un peu plus grande, a le coude gauche appuyé sur un béton vertical et porte dans la main droite une arme en forme de faulx, que nous verrons plus distinctement aux mains des douze personnages qui composent le bas-relief N, représenté dans la planche 52. La mandragore qu’elle portait dans la main gauche est visible. La troisième figure, un peu plus grande encore, porte aussi une faulx dans la main droite.
M. Texier (planche 76) a mis à tort une massue dans la main de cette troisième figure. IL paraît avoir vu les tiges qui se terminent par la #andragore dans la main gauche des deuxième et troisième figures. 11 a omis, dans la deuxième et dans plusieurs autres appartenant au bas-relief précédent, le £éton qui paraît en soutenir le coude.
Au milieu du bas-relief viennent deux figures singulières, fantastiques, dont la tête, par ex
ception, semble représentée
de face; elles portent une sorte de barque, cannelée aussi, ou de bassin, à moins que ce ne soit un croissant analogue à
celui que nous allons rencontrer dans le bas-relief suivant, 11 est impossible de distinguer les traits de leur face plate; on
devine pourtant des cornes ou de longues oreilles. À droite et à gauche se voient des appendices qui paraissent se rat-
tacher à la tête de ces étranges figures. Leurs tuniques sont coupées obliquement par le bas, à celle de droite on voit distinctement des pieds de bouc. Ces deux figures singulières sont portées sur une sorte de cartouche incliné, formant
piédestal et découpé dans la plinthe.
La sixième figure, qu'une fente du rocher a forcé d’éloigner un peu, tient aussi dans la main droite la faulx, sa main gauche porte la mandragore, parfaitement visible au bord supérieur du cadre. La mitre et l'arme de la septième figure sont rongées, mais la mandragore que portait sa main gauche est parfaitement conservée; elle est même très-nettement venue dans la photographie. La huitième figure, toujours semblable de mouvement et d'ajustement, porte aussi la faulx de la main droite, et de la main gauche la #urdragore dont on distiugue très-bien la tige dessinant une courbe ondulée. La neuvième figure, placée sur le retour C du plan, était pareille aux précédentes ; mais une partie de la tête, l’avant-bras gauche et la mandragore qu'il portait probablement, ont disparu avec l’angle du rocher.
On voit à droite, sur la planche, la premiére figure du bas-relief D.
PLANCHE XLI
PTERIUM (BOGHAZ-KEUI). JASILI-KAÏA. BAS-RELIEF DE LA GRANDE ENCEINTE
Lettre D du plan, première partie. Cette planche donne les deux premières des six figures qui composent le bas-relief D. La plinthe est à la même hauteur que dans le bas-relief précédent, seulement ici la hauteur du champ est plus grande de 0", 13. La premiére figure, dont le profil a disparu, est enveloppée d’une sorte de chasuble et coiffée d’une calotte; ses chaussures sont recourbées; elle tient dans la main droite un Ztuus renversé et sa main gauche porte, dans une espèce de coupe, la #andragore (voir planche 38). Sur sa tête est posé un globe ailé. Nous retrouverons deux fois encore ce même personnage, toujours accompagné du globe ailé.
La seconde figure porte une mitre pointue et des chaussures recourbées ; son coude est appuyé sur un béton vertical. Une sorte de croi
ant semble attaché à sa mitre, sur le devant de laquelle on distingue la trace d’un ornement. Ce per-
sonnage a aussi deux ailes relevées, que M. Texier a dessinées t nexactement, comme on peut s’en assurer en compa-
rant sa planche 77 avec la photographie.
Une large fente du rocher sépare cette figure de celles qui composent la planche suivante.
PLANCHE XLII
PTERIUM (BOGHAZ-KEUI). IASILI-KAÏA. BAS-RELIEF DE LA GRANDE ENCEINTE
Lettre D du plan, deuxième partie. Cette deuxième partie du bas-relief D se compose de quatre figures. Les deux pre-
mières, qui forment la troisième et la quatrième de l’ensemble du bas-relief, ont leur partie supérieure cachée dans
l’ombre que projette en cet endroit le rocher plus saillant. Ces deux figures ont o", 80 de hauteur, toutes deux sont
coiffées d’une calotte, comme la première figure de ce bas-relief (planche 42); elles sont vêtues d’une robe longue can-
nelée verticalement, leurs pieds ne paraissent pas. L'une porte de sa main droite, placée en arrière, un objet rond, soit
un éventail, soit un miroir; son bras gauche a disparu, mais à la hauteur de son front est une main tenant une tige à laquelle sont attachées quelques feuilles ; l'autre porte aussi de sa main droite un objet qui ressemble à une corne qu’elle tiendrait par la pointe; on ne voit plus ce qu’elle a pu tenir de sa main gauche. M. Texier rend à la première son bras gauche et fait reposer sa main sur l’épaule de la figure suivante; il met dans la main droite de celle-ci une faucille (pl, 77). La figure qui vient ensuite a deux ailes, la mitre pointue et cannelée, et porte à sa partie antérieure la trace d’un orne-
ment; son coude gauche est appuyé sur un béton vertical, sa jambe droite est enveloppée d’une sorte de robe à queue, cannelée ou plissée obliquement; cette robe paraît ouverte par devant, car la jambe gauche, portée en avant, est dégagée. Nous remarquons ici au coude droit un appendice, sorte de manche flottante, qui nous avait déjà frappés dans les figures de Ghiaour-Kaleh (page 159, pl. 10), et qui se retrouve à Boghaz-Keuï plusieurs fois répété. Ce personnage tenait de sa main gauche la mandragore, restée intacte dans le haut du bas-relief. Ici encore, M. Texier a fort inexactement indiqué les ailes, il supprime la mandragore, et enfin il enveloppe les deux jambes dans la robe, ce qui, on peut le voir, n'existe pas. Nous ne savons sur quoi il se fonde pour voir une femme dans ce personnage (Vol. I, page 226).
La dernière figure a 0" 8o de hauteur. La partie supérieure de sa mitre est détruite; elle tient de sa main gauche la mandragore dont la tige est ici tout à fait droite. Son coude est appuyé sur un bâton vertical; de la main droite elle tient, appuyé sur l'épaule, un disque au bout d’une hampe. Le coude droit a le même appendice que nous avons décrit dans la figure précédente. M. Texier n’a pas vu ici la mandragore, ni le disque emmanché que porte ce personnage. On peut constater dans notre photographie que la jupe dont il enveloppe les jambes n'existe pas.
La plinthe remonte de 0”, o7 sous ces deux derniers personnages; elle a 0" 28 de hauteur ; au-dessous règne une rigole de 0”, 14 de large sur 0", 05 de profondeur, disposée probablement pour l'écoulement des eaux.