PLANCHES V ET VI
TOMBEAU TAILLÉ DANS LE ROC, NOMMÉ PAR LES TURCS DÉLIKLI-TACH (la Pierre percée),
Dans la fig. I, l'orientation montre que la façade du tombeau regarde le S. E. Des lignes ponctuées indiquent les dimensions et les trous de scellement des dalles qui fermaient l’orifice du puits; la même indication se retrouve dans la fig. VIT. Au-dessus de cet orifice, dans l’encorbellement que forme la partie supérieure du rocher, se trouve une petite niche circulaire. On en aperçoit la partie supérieure dans le dessin de la planche V, et on la voit en coupe dans la fig. Il,
pl. VI. Au-dessus de cette niche sont trois trous de scellement (v. pl. V, et fig. II, pl. VI) qui, peut-être, ont servi à
attacher des ornements de bronze.
On remarquera dans la fig. I, sur le degré supérieur ou seuil , dans l'axe de la porte, une petite surélévation qui, probablement, indique la place d’un piédestal, d’un vase, d’un autel ou d’un symbole quelconque.
Dans la pl. V, le dessin du tombeau est à l'échelle de o Il existe, comme nous l'avons dit p. 105, une analogie complète entre la porte simulée du Tombeau de Midas et celle
01 pour mètre.
de Délikli-tach. On ne saurait prendre une idée juste de la première dans l’informe dessin qu’en donne J.-R. Steuart
(A Description of some ancient monuments existing in Lydia and Phrygia, pl. HW); celui de M. Texier (pl. LVL), sans
être comparable au précédent, n’est pas non plus tout à fait exact.
Pour qu'on puisse en juger, nous donnons ici, calqué sur une vue photographique que nous avons prise de ce monument, le dessin de la porte du Tombeau de Midas.
Les ombres, dans le dessin de M. Texier, ne donnent pas une idée juste du relief des différentes parties de la porte : elles sont trop grandes partout. Cela seul suffirait à changer le caractère de cette porte et à rendre moins frappante la ressemblance avec celle de Delikli-tach. On peut voir aussi, autant que le permet un dessin perspectif, que les proportions de la porte du Tom- n’est pas juste non plus de beau de Midas ont plus d’a- dire que le rocher du Tomnalogie avec celles de la beau de Midas soit isolé de
porte de Délikli-tach qu’a- tous les autres; il n’est isolé
vec les proportions que lui que du côté droit; de l’au-
donne le dessin de M. Texier. tre côté il se relie aux ro-
On remarquera également : chers voisins sur presque
que la banquette indi- toute sa hauteur. Enfin,
quée dans ce dernier dessin pour rectifier complétement
(conséquence sans doute de la représentation du Tom-
l'idée qui faisait voir dans beau de Midas par M. Texier,
cette porte une niche funé- nous devons ajouter que raire) n'a jamais existé; l'inscription verticale située
> que l’arrangement du à droite et indiquée en de-
méandre à droite et à gau- ! = hors du pied-droit, est en
che de la porte est tout dif- PÈRE sl Van DA or \ ; réalité sur ce pied-droit
NN 4, Le £ * PE férent de celui qu’indique — NME PR CT 2 même, le long de l’arête de le dessin de M. Texier. IL droite.
Pour conclure, l'unique différence qu'il y ait entre la porte du Tombeau de Midas et celle de Délikli-tach consiste : 1° dans l'addition, dans cette dernière porte, de trois gros tores interrompus sur le deuxième linteau; 2° dans la crossette que forme à droite et à gauche la saillie des deux linteaux supérieurs, crossette qui n'existe pas au Tombeau de
Midas. Ce sont, de part et d'autre, deux ou plutôt trois jambages légèrement inclinés qui vont en se rapprochant et en
s’enfonçant (disposition qui rappelle celle des portails romans et gothiques). Ces jambages correspondent à autant de linteaux, que semblent supporter des sortes de consoles ou saillies rectangulaires.
Les fig. Il et III et les profils V et VI suffisent à donner une idée très-complète de l'agencement des tores et des trois
linteaux. Dans la fig. II, le tore de gauche, qui n’existe plus, est restauré.
PHRYGLE.
KOTIAÏON.
La ville moderne de Xoutahia, aujourd’hui chef-lieu d’un sandjak ou département, occupe l’emplacement de l’ancienne ville de Korraïon, comme suffirait à l'indiquer le nom que tant de siècles ont à peine altéré; mais elle n’a conservé aucun monument qui date de l’antiquité grecque ou même de l'empire romain. La citadelle, souvent réparée, remonte à l’époque byzantine, peut-être au temps de Justinien. C’est une construction qui ne vise nullement à la beauté, mais qui est assez forte et assez soignée dans son genre; l'enceinte, flanquée de nombreuses tours, renferme des voûtes très-bien établies, de larges et profondes citernes. Si tous les édifices anciens ont disparu, ce qui se conçoit aisément dans une ville qui, souvent prise et reprise, n’a jamais cessé d'être le séjour d'une population assez dense, on trouve en revanche dans la ville même et daus ses cimetières des inscriptions en assez grand nombre. Les inscriptions funéraires se lisent, en général, sur des stèles qui offrent, en bas-reliefs d’une assez forte saillie, le portrait du mort ou des morts dont l'épitaphe conserve le souvenir; les personnages sont représentés à mi-corps et drapés. Nous donnons (pl. IX) le dessin de l’une des mieux conservées parmi ces stèles. Il y a dans celle-ci deux hommes et deux femm
s; les quatre personnages ont une même pose, qui parait être consacrée dans les
monuments funéraires. Le corps est serré dans une draperie sous laquelle pend le bras gauche, et qui ne laisse voir que le bras droit à partir du coude; il est replié sur la poitrine; c’est à peu près la pose qu'ont rendue célèbre le Sophocle de Saint-Jean de Latran et l'Eschine du musée de Naples. Celle des deux femmes qui parait la plus jeune a des tresses apparentes encadrées dans un voile rejeté en arrière et qui laisse tout à fait dégagés le front, les cheveux et les joues. La plus âgée a au contraire les cheveux cachés sous un voile qui lui enveloppe toute la figure, et qui est disposé à peu près comme celui que portent aujourd’hui, quand elles sortent, les femmes arméniennes d’Angora. Entre les têtes se trouvent représentés divers objets qui font allusion aux occupations habituelles de chacun des deux personnages. Ainsi, c’est auprès de la jeune femme, un miroir; auprès de la femme âgée, la corbeille à mettre la laine, la quenouille, et le fuseau; c’est, pour les hommes, une lance de chaque côté du bas-relief, et dans la place libre que laissent au bas de la stèle les deux figures inférieures, deux disques ronds où nous croyons reconnaître deux de ces clypei sur lesquels la reconnais:
ance ou la piété gravaient l’image d’un homme ou d’un dieu, et qui fournissaient à l'architecture grecque et romaine un motif d'ornementation souvent employé. Ces disques sont TT 29
entourés l’un et l’autre d’une moulure saillante; dans l’un se voit un petit génie à cheval et en course, dans l’autre un griffon ou pégase. Enfin, au milieu de la stèle, entre les deux grandes figures d'en bas, on remarquera une petite figure portée sur une console; c’est, à ce qu’il semble, la statue de quelque divinité, qui était sans doute l’objet d’un culte tout spécial pour les personnages en question. La pierre est trop fruste pour que l’on puisse déterminer quel était ce dieu. Enfin, aux deux extrémités supérieures de la stèle qui devait être dressée et adossée, se trouvaient deux petits bas-reliefs, maintenant à peu près effacés; la rosace, qui orne le milieu du bandeau supérieur, est mieux conservée.
Ce qui a préservé cette stèle de la destruction, c’est qu'à une époque peu éloignée de nous, quand quelque fouille accidentelle l’eut fait sortir de terre, un Arménien s’en servit pour en faire sa propre pierre tombale; elle porte en bas une inscription arménienne, sans aucun intérêt d’ailleurs historique ou paléographique, dont notre dessin reproduit les premières lettres.
Voici l'inscription grecque, écrite, en lettres hautes de 0",03, d’une manière assez irrégulière , comme on peut le voir sur le dessin; la stèle se trouve dans le cimetière attenant à l’église des Arméniens non unis (1).
Au-dessus des têtes : ZHAAL AATYTOC Zühag héruTog.
Au-dessous des deux figures d’en haut :
TPUTEACKTATIACEAY Houréas #(ai) Tarias Euv-.
TOICETIZWNTELKAOMNAOY L rois nr Uüvreç x(aù) Aduva bu- FATHPAYTUNETEIMEÆENTOYCE yérnp arov à
"AGEV TOUS = 5 AY MMHE œu- pvÂuns THE XAPIN ris xéeu ro °- KEIC ve
En bas, à droite :
TPUTEAC Tiporéas 10 OKTAFW Oxréyo AAEAU adapS.
Zélas, marbrier. Protéas et Tatias à eux-mêmes encore vivants; Domna, leur fille, a honoré aussi ses parents : hommage à leur mémoire. Protéas à son frère Octagos.
Les quatre personnages ici figurés paraissent être groupés dans l’ordre suivant : dans la partie supérieure, on aurait représenté Protéas, le père de famille, et sa femme Tatias; dans la partie inférieure, la fille Domna et son oncle Octagos, le frère de Protéas. Tarixs, que je ne rencontre pas dans la seconde édition du dictionnaire de Pappe, est évidemment un nom de femme, quoique la terminaison en soit la mème que celle du nom de son mari; le nom de femme Âvuius a déjà été constaté sur plusieurs inscriptions (page 108). Je ne trouve pas non plus Octagos, nom qui ne se
dérive pas du grec et qui n’est pas latin non plus, mais qui a plutôt une physionomie barbare. La
(1) Cette inscription avait déjà été transcrite et publiée par Kennedey Bailie, 1842, et reproduite d’après lui dans les Addenda au t. II du Corpus, 3827, y. Si je la reproduis, c’est parce que la planche où cette stéle est figurée donne une idée exacte de la manière dont sont groupés, sur la plupart de ces pierres, les personnages et les inscriptions ; c’est aussi que j'ai aperçu et copié le nom d’un quatrième personnage qui a échappé à Bailie, Octagos. En revanche, il a lu sur la pierre quelque chose que nous n’y avons pas retrouvé : rèv sdv cou pa dde
mention du marbrier se conçoit sur une pierre tombale aussi ornée, et qui supposait nécessairement l'intervention d'un véritable artiste. Je retrouve cette mention et ce même mot Adrumos sur plusieurs autres stèles de Kotiaïon et des environs (1).
Hauteur des lettres : 0m,02. La stèle est brisée.
Éd 0me Be AICYNBIQKAIEAYTA + de cuvÉiE zoù Éavr® ALI EYTYXOCTHEAYTANMHTPIETOIHCANMNHM x] Eüruyoç 7% Éaurüy paroi étoinouy uviu[ns xéptv. Un peu plus bas :
E-itere +:KAIAAEZAN APOCATTAITINICAATYITION xai ÂNéEavD pos Arréruts harmio.
La première ligne contenait le nom du père de famille et celui de sa femme; la seconde le nom des deux fils de ce couple. A l'extrémité inférieure, les deux artistes qui avaient fourni le tombeau avaient gravé leur nom. Remarquez le nom nouveau Âr-émwx et la forme Xurôrioc, au lieu de la forme Aéruræ, qui est ordinairement employée.
Voici d'autres inscriptions funéraires qui se trouvent aussi sur des stèles portant des figures plus ou moins bien conservées.
Dans le cimetière des Arméniens non unis, Lettres de Om,02.
ANAPOMAXOCKMATEICAAEZANAPONTON Avdoduaæyos x(a) Mérero[a] Axéavduv rèv EAYTUNYIONKEAYTOYCETIZUW NTEC Éaurüy vidv x(ai) éaurobs re Vüvres €ETEIMHCANKETINEIKOCTOYCTONEICKAO évelynoav nai Ériinos rodç yoveis.
Andromachos et Matisa ont honoré Alexandre, leur fils, et eux-mêmes encore vivants ; Epinicos a honoré ses parents.
Mérea, nom nouveau. Je rétablis, après le sigma, un alpha que le graveur a sans doute omis à cause de celui qui commençait le mot suivant, et parce qu’il a oublié de répéter deux fois la même lettre, négligence ou procédé abréviatif dont on a de nombreux exemples.
Dans le cimetière arménien catholique. Lettres de 0m,02.
ADDIAMENANAPOY Âçoia MevéySpou MHNIAIHAGQNOCANAPI Midi Hrovos dvdot KOYPIAIQTACOAMNAC
xovoudio ras béuves.
Affia, fille de Ménandre, à Ménis, fils d'Élon, son jeune époux, ces arbrisseaux. Cette inscription se trouve déjà dans le Corpus (3827, 1.) d'après Le Bas (799); mais de la copie
de Le Bas, Franz tire cette restitution, qui s'éloigne fort de ce que j'ai lu sur la pierre : Âvoix l'A ES
Mfs}vévSsou Mid INT 4]rwvos CDTETIANE ZA [uévd
ous.
6 inscription n’est pourtant pas mal con-
1) V. C. I. Gr, 3830, 3857, z. 4393.
servée, et je crois être sûr des lettres que je donne. HAwv, nom nouveau. Je lis 6éuvas au lieu de cauvas que me fournit ina copie, et qui ne présenterait aucun sens. Le mot bépvn où (EAATA n'existe pas dans les dictionnaires avec le sens que nous lui donnons; on trouve seulement Üéyva,
petit vin, piquette, dans des écrivains de basse grécité, et je ne pense point qu'il puisse être question ici de libations de piquette sur le tombeau. Je croirais plutôt que éuva serait une variété dialectale du mot Oéuvoz:, arbuste, avec lequel les manuscrits, comme l'indique le Thesaurus (éd. Didot, s. v.), emploient parfois l'article féminin. La langue populaire de cette partie de l'Asie Mineure lui aurait donné aussi la terminaison féminine. Quant à cette habitude, habitude que nous avons conservée, d'entretenir des arbrisseaux et des fleurs auprès du tombeau d'une personne aimée, et quant à l’üusage de mentionner dans l'inscription funéraire ces marques de pieux souvenir, on en a d’autres exemples. Plusieurs inscriptions latiues nous montrent des morts affectant des jardins entiers à l'entretien de leur tombeau, ordonnant que de ces jardins soient tirées des roses qui, à certaines époques déterminées, serviront à orner et à parer leur sépulture (1).
Dans le mur de la forteresse. Lettres de Om,025.
HBOYAHKAIO H Bouxh xai 6 [duos IOYAIANNIKI loÿlav Nux[ dde AAEŒEANAPAN ÀXé£ard pa.
Le sénat et le peuple ont honoré Julia Nikias Alexandra.
Dans le cimetière arménien catholique.
APICETAONTACIKPATOY Apioroy Ilusuxprou AIIBPONTANTIEYXHN A Boovrüvre edyhv ETOYC{£CML Érous op.
Ariston, fils de Pasicrate, à Jupiter foudroyant. L'an 240.
Le signe qui sépare le mot érovc du sigma numéral ne peut être autre chose qu'une sorte de signe de ponctuation précédant le nombre, et le L qui le suit indique qu'il s’agit d’un calcul d'années. V. Franz, Ælem. Epigr. Gr., p. 375. D'après l'éditeur de Ja dernière partie du Corpus, l'ère dont le souvenir nous aurait été conservé par les inscriptions phrygiennes qui portent des dates, inscrip-
tions maintenant assez nombreuses, aurait commencé en l’année 84 avant Jésus-Christ (2); il appuie ce calcul sur une inscription de Trajanopolis en l'honneur de Marc-Aurèle et de Lucius Vérus, qui lui fournit, en effet, à une année près, une base certaine. Notre inscription, ne renfermant le nom d'aucun personnage historique, ne fournit aucune donnée qui puisse servir à confirmer ou à ébranler cette hypothèse. L'année 240 de notre inscription répondrait à l'année 157 de notre ère, si l'on place, avec Franz, le commencement de l'ère adoptée par la plupart des cités phrygiennes vers la fin de la première guerre contre Mithridate, au moment où Sylla réorganisait la province d’Asie et réglait la situation de la plupart des cités. Iluowxpérov, au lieu de Ilasuxoérov:, est sans doute une
(1) Orelli, Z. L. S. 4. C., nn. 4418, 4419, 4420, 7336. (2) C. I. Gr. Addenda et corrigenda, ad n. 3892.
faute du graveur. Sur le Zede Beovréy qui se trouve souvent mentionné sur les inscriptions de Phrygie et que l’on voit figurer sur les monnaies de quelques villes de cette contrée, voir le Corpus, addenda et corrigenda, ad n. 3810.
Devant une fontaine, sur une stèle d’un travail assez soigné, cachée par l’eau. Hauteur des lettres, 0,025. Hauteur de la stèle, 1m,20.
TOAEQNMENI ITéXecv puéy ei MIAYOTTOAETFE ua düo mohelrns, ETTIDANQNTIPY ons MNIEZEQNTEKAI nn
5 HODONKAOTIA copy Kuria- EQNOPETTOZ lv, Operrèe FENOMENOZZQTI vevduevos Zori- XOYAEQNIAHYO xov, Acovidne, Yo DHAZOKAHOEIZ pc à Hinbeie +
10 TAYTATOI=ŒHIAOIZ radra rois pit AETOTTAIE ON PY H ne EONZHYONATTO cov, icov + érro-
13 @ANEINZEAEI Ouveiv ce dei.
Plus bas, sur une des bandes de l'encadrement :
W/:: EONEOIOOPXHEAI my Je, évéoto, deynom,
L'inscription forme cinq vers iambiques , sans compter la dernière ligne, qui est tout à fait isolée, et qui peut avoir été ajoutée après coup :
Iéewv pév eluu düo rokeirnc, éripavüv ITpupynccéoy re xl copy Koriaéwv,
: à ue 7.
Operrds yevdpevos Zoriyou, Acwvidns Wopäs 6 xAnbeic* rare rot pilote Xéyw*
maïcov, rofpnoov, Cicov érobaveiv ce dei.
Cette épitaphe, qui est assez agréablement tournée, peut se traduire ainsi : Je suis bourgeois de deux villes, concitoyen des illustres Prymnesséens et des sages Kotiéens, pupille de
Zotichos, Léonidès, surnommé Psophas. Voici ce que je dis à mes amis : Livre-toi au plaisir et à la volupté, vis; il te faudra mourir. — Bois, jouis, danse.
Je reproduis en entier cette curieuse inscription, quoiqu'elle ait déjà été publiée trois fois, par Welcker dans le Rheinischer Museum (HI, 1845, p. 246, n. 19), par Franz dans le Corpus (3827 s.) et par Le Bas (Voyage archéologique, N° partie, 798). Mais la copie de Steuart, dont se sont servis Welcker et après lui Franz, paraît avoir été très-inexacte, et la restitution que Franz donne dans le Corpus, en s'aidant des remarques de Welcker, dénature tout le sens des premières lignes. Quant à la copie de Le Bas, elle est très-bonne ettout à fait semblable à la mienne, hors qu'il n’a pas vu ni transcrit la dernière ligne; mais, je ne sais pourquoi, tout en relevant les variantes, Franz a négligé de s’en servir et de les adopter pour établir son texte. Il importait donc de confirmer l’authenticité de la leçon donnée par Le Bas, et d'appeler de nouveau l'attention sur cette élégante épitaphe, rétablie enfin dans son intégrité. C'est ce que je me suis proposé de faire en publiant ma copie dans le Bulletin de l’Institut de Correspondance archéologique, 1861, p. 162; ce texte, aussitôt mis ainsi dans