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ces peintures, ensuite parce qu’un examen altentif de la surface nous empêche de croire qu'il y en ait jamais eu, enfin parce que la forte saillie de cette corniche intérieure aurait caché en partie ces peintures et serait par ellemême, en ce cas, un contre-sens. Cette saillie est au contraire parfaitement justifiée, si l'on suppose que cette corniche a servi de support, de tablette pour porter les ex-voto, les offrandes dont Pausanias et divers auteurs anciens nous font connaître l'existence dans l’intérieur des temples. Ces trépieds, ces boucliers, ces armes, ces couronnes d’or, ces objets précieux de toute sorte étaient là parfaitement à leur place; ils formaient une brillante décoration qui était à la fois la parure et la richesse du temple. En y regardant bien, on trouve sur la surface de cette frise quelques petits trous de scellement bien faits, qui ont dù servir à suspendre, à attacher ces offrandes consacrées aux
divinités du temple.
Nous terminerons cette étude en jetant rapidement un coup d'œil génér d'assigner à l'Augusteum d’Ancyre le rang qu'il doit occuper au milieu d'eux. Nous déterminerons ainsi à quelle place de l’évolution architecturale il appartient, entre les monuments les plus anciens de la pure école ionienne et
al sur les temples de l'Asie Mineure, afin
ceux de cette période de rapide décadence où disparaissent les dernières traces du goût el de l’imagination des Grecs. Ce qu’on appelle parfois l'influence romaine n’est, croyons-nous, que la suite non interrompue de la décadence de l'architecture grecque, décadence que l'on peut suivre dans tous ses détails, depuis les édifices les plus purs jusque dans les monuments du bas-empire. La recherche du nouveau, l'amour de l'étrange, la mode en un mot, fut certai-
nement une des causes les plus puissantes de cette décadence.
Il ne saurait être question, dans ce parallèle, du temple d’Assos (1), le plus ancien et le seul en Asie Mineure qui les autres sont postérieurs à la seconde guerre médique, Xerxès ayant à cette époque s temples de l’Tonie (2). Le temple de Diane à Éphèse, qu'il avait voulu épargner,
appartienne à l’art dorien. Tou
ta
ordonné la destruction de tous 1 fut aussi brûlé environ un siècle plus tard, le jour de la naissance d'Alexandre, par la folie d'Érostrate.
Les temples dont les restes subsistent en Asie Mineure appartiennent done presque tous à l’école ionienne, qui surgit au siècle d'Alexandre. Parmi ces édifices, le temple de Junon, à Samos (3), semble antérieur à celui de Priène (4), dédié par Alexandre, et construit par Pythéus, à celui d'Apollon Didyme à Milet (5), et à ceux de Diane à Magnésie et de Bacchus à Téos (6), construits par Hermogène. Ces derniers temples paraissent avoir été édifiés de l'an 330 à l'an 300 avant J.-C. Dans les temples de Vénus à Aphrodisias (7), et de Jupiter à Aizani (8), l'école ionienne a perdu déjà une grande partie de sa simplicité et de sa grâce. Ce dernier édifice pourrait dater du r. des Attales, vers l'an 200 avant J.-C.
Yient ensuite l'ère de la conquête romaine; elle coïncide avec l'abandon de l’ordre ionique pour l'ordre corinthien,
ne
désormais dominant. C’est ici que vient se placer le temple d’Ancyre, dans lequel nous retrouvons encore, comme nous l'avons vu, l'application des règles posées par l’école ionienne et recueillies par Vitruve. Il semble une œuvre de transition entre l'architecture gracieuse et fine des Grecs ioniens et l'architecture plus lourde, souvent banale, attribuée au peuple vainqueur, mais qui fut longtemps encore l’œuvre presque exclusive d'artistes grecs plus ou de construction y sont mieux conservés (voyez pages 303 et 304) que
moins dégénérés. Les procédés matérie le goût et l'exécution artistiques. L'étude des détails, à laquelle nous nous livrerons plus loin dans l'explication des planches, nous montrera auprès de purs éléments grecs le mélange de formes qui indiquent à quel point s'étaient développés déjà les germes de décadence que contenait l'architecture ionienne, et qui devaient la conduire à une transformation dont l'architecture que nous appelons « romaine » est sortie.
Cette transformation est plus complète encore dans le temple corinthien d'Euromus, quoiqu'il nous paraisse à peu près contemporain de notre temple, avec lequel iloffre de grande décadence est arrivée à son dernier degré dans le temple d’Augus Pococke et Choiseul-Gouffier nous ont conservé les dessins. Ce dernier temple paraît le moins ancien de tous ceux
analogies d'ensemble et de détails. Enfin, la à Mylasa (9), aujourd'hui détruit, mais dont
que l'Asie Mineure nous à conservés.
(1) Texier, Description de l'Asie Mineure, t. I. — (2) Strabon, liv. XIV. (3) Antiquities of Ionïa, 64. 4821, L.T, ch. 5. — (4) Jd., id.,t. I, ch. 2. — (5) /d., id.,t.1, ch. 3. — (6) Zd., id., t.T, ch. 1. (1) Ch. Texier, Description de l'Asie Mineure, pl. 151 et suiv. — (8) Zd., id., pl. 98 et suiv. — (9) Choiseul-Gouffier, op. cit.
EXPLICATION DES PLANCHES
PLANCHE XI