ÉTAT ACTUEL. COUPE TRANSVERSALE
Cette coupe est faite suivant une ligne brisée, afin qu’elle puisse offrir, autant que possible, les parties les plus inté— ressantes du monument, À gauche s'élève la maison reconstruite aux frais d'Hamilton, et dont il est question page 300. Au-dessous d’elle est indiquée une partie de la fouille, à peu près infructueuse, que nous avons faite pour retrouver les restes du portique du temple. La coupe du mur donne la section d’une des fenêtres pratiquées par les chrétiens pour éclairer leur église ; au sommet se montre, grossièrement taillé, l'encastrement d’une des poutres qui ont dû recouvrir le médressé que les Tures avaient tout d’abord établi dans le temple. Au bas du même mur est indiquée la disposition des libages, leurs empatements, et les rainures qui correspondent aux dallages de la cella et du portique.
La face intérieure de la porte nous montre le rude chambranle, les trous de scellement certainement antiques pratiqués sur ses jambages et les trous beaucoup plus nombreux dont est criblé ce qui reste du linteau ; parmi ces derniers il en est probablement plusieurs qui sont antiques. C’est dans l’ensemble formé par les étranges moulures du chambranle et par ces nombreux trous de scellement qu’il faut chercher, croyons-nous, le système d’assujettissement de la porte et du lumen hypaethri en bronze.
La porte est couronnée par un larmier plus rude encore que le chambranle, et dont l'énorme saillie étonne dans une corniche intérieure. À droite et à gauche de la porte la corniche s'arrête, elle est coupée droit, quoique M. Texier l'ait indiquée contre-profilée. 11 indique aussi les blocs des consoles de la porte extérieure apparaissant dans toute leur hauteur; il n’en est rien, comme nous le verrons planche 19. M. Texier a oublié l'astragale qui existe sous l’architrave intérieure, et il n’a pas indiqué à l'extérieur des murs la section des rinceaux en surplomb qui les couronnent.
La coupe se termine à droite par la section du mur Nord-Ouest du temple, telle qu’elle a été faite par les ordres du cheïk de la mosquée, pour extraire des blocs de marbre. Cette section laisse bien voir l'inclinaison du rinceau du sommet et la structure interne de la muraille, dans toute sa hauteur. Le vide dans le milieu des assises, causé par le démaigrissement, les agrafes et les goujons en fer qui relient les blocs, les petites cheminées qui servaient à couler du plomb dans les joints verticaux pour envelopper lesdits goujons, tout cela est devenu visible. Nous voyons aussi à la base du mur la disposition des blocs qui permettait de n’employer le marbre que dans les parties apparentes.
PLANCHE XVII