‹ Exploration archéologique de la Galatie et de la BithynieChapitre 95 sur 153 · ÉTAT ACTUEL. FAÇADE PRINCIPALE · texte numérisé non relu

ÉTAT ACTUEL. FAÇADE PRINCIPALE

L'élévation du temple, prise en avant des antes, est encadrée à gauche par la façade Sud de la mosquée et de son turbeh, à droite par les maisons turques qui s'élèvent à différentes hauteurs. Des deux parts ces constructions ont été un peu écartées de leur position vraie pour laisser voir, avec les inscriptions qu’elles portent, les antes du temple. La partie inférieure de ces antes et des murs du pronaos disparait sous les terres qui furent rapportées pour transformer ce pronaos en cimetière, On distingue les stèles musulmanes plus ou moins grossières qui sont placées sur les tombeaux. Les fouilles pratiquées au bas des pieds-droits de la porte ont été supposées visibles, pour montrer ce qui reste du seuil, les traces qu’y ont laissées les marches disparues et l’extrémité des riches moulures du soubassement.

Sur le fût de l’ante de gauche se développe la longue inscription qui rappelle la dédicace du temple et les jeux quinquennaux. Les caractères grecs, d’assez petite dimension à la partie inférieure, grossissent à mesure qu'ils s'élèvent et s’éloignent de l’œil. Le chapiteau, dépouillé aussi sur cette face de tous ses ornements, laisse voir près de l’astragale

l'ajustement singulier de l'appareil, dont nous avons parlé page 302.

Vers le tiers inférieur de l’ante de droite se lit l'inscription, relative aux réparations du temple, que nous avons découverte. En réalité, et comme le plan l'indique, cette inscription est cachée par le mur en terre de la maison adjacente.

Sur le mur du fond du pronaos, à droite de la porte, on distingue sur les bossages plusieurs petits trous rectangu-

laires soigneusement faits, qui paraissent antiques et qui ont dù servir à attacher des ex-voto.

Les dimensions principales de la porte sont indiquées au chapitre IV, page 306 ; quant à celles des détails, on les trouvera sur la planche 30. Dans la haute baie antique un mur de construction turque s’élève de trois ou quatre mès de cette porte, parmi les matériaux

tres, une porte ogivale d'environ deux mètres de hauteur y est ménagée ; au-de: de toute sorte qui composent le mur, se trouve l'inscription arabe dont nous avons parlé page 299.

On voit au sommet du chambranle de la porte antique que les extrémités des cimaises ont été rapportées, soit dans la construction première, soit dans des réparations postérieures, et que les morceaux posés d’onglet sont tombés.

Au dernier plan paraît, à travers l'ouverture de la porte, le pignon en pierre, resté debout, du chœur de l’église byzantine.

Les inexactitudes les plus frappantes de la planche correspondante de M. Texier (planche 66), sont : 1° la forme rectangulaire du vide de la porte, dont il n'a pas aperçu le rétrécissement ; 2° l'absence des cinq marches qui conduisaient du pronaos à la cella, M. Texier ayant cru que ces deux parties du temple étaient au même niveau ; 3° vingt

et une assises sont indiquées au-dessus du bandeau de soubassement, tandis qu'il n’en existe que vingt; il s'ensuit que chaque assise n’a pas sa hauteur vraie, c’est ce qui a induit en erreur les auteurs du Corpus, qui ont mesuré ces assises à l'échelle sur le dessin de M. Texier ; 4° l'appareil du dé du soubassement est tout à fait différent de celui qui existe,

PLANCHE XVI

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