UTÉRIN
SOoUs-
FIG. hoo. — Gros fibro-myome sous-urétral.
l'hésitation, et ne pourraient être confondus qu'avec les tumeurs solides que nous allons signaler.
Avant cela, nous mentionnerons un fait d'observation fréquente; l’épaississement du septum urétro-vaginal, en bas, à l'entrée du vagin. En explorant comme figure 395, on constate assez souvent, à ce niveau, une sorte de noyau un peu saillant, ferme, presque dur, et c’est, en réalité, le plus souvent, un durillon muqueux : il est parfois doublé d'une bourse séreuse, et ces bourses séreuses peuvent devenir le point de départ d’'abcès sousurétraux, qui, eux, siègent sous la muqueuse, et non plus dans la cloison urétro-vaginale.
FIG. hor. — Épith élioma de l'urètre, chez la femme. L’urètre néoplasique réséqué.
Quant aux tumeurs solides, les figures 399 et 400 en représenteront
deux exemples;
336 GYNÉCOLOGIE
Figure 399. Fibrome du septum urétro-vaginal:;
Fig. 400. Fibro-myome, gros comme un œuf, distendant la vulve et prolabé au dehors. L'extirpation en fut simple ‘il aire nait, sans adhérences notables, à la paroi inférieure de l'urètre. Je dois dire que la tumeur avait été prise, en ville, pour un prolapsus, et même qu'un pessaire avait été appliqué.
FIG. ho2. — Kyste de la petite lèvre gauche.
Reste l’épithélioma de l’urètre. Ici, la tumeur ne dessine pas de relief circonscrit à la paroi inférieure; elle entoure le méat, et l’urètre, plus ou moins haut, d'un blindage dur, circonférentiel, qui forme masse sous le doigt (fig. 401).
Aïlleurs, 1l s'étend rapidement à la région clitoridienne et à la vulve, et nous reparlerons de cette variété urétro-vulvaire tout à
l'heure, ainsi que de l'épithélioma clitoridien, à propos des cancers de la vulve.
IT. SUR LES COTÉS DE LA VULVE, on peut rencontrer : Des abcès. — L'abcès de la glande de Bartholin, la Bartholinite
“uppurée : grande lèvre œdématiée, saillie ovoïde, rouge, douloureuse, fluctuante, sur la face muqueuse, au tiers inférieur.
L'abcès de la grande lèvre, œdématiée, tuméfiée en gros bourrelet, et qui devient fluctuante sur toute sa hauteur.
Il arrive parfois que ces abcès de la grande lèvre soient des hémalomes sappurés, consécutifs à ces gros hématomes labiaux, qui succèdent aux chutes à cali- | fourchon et aux contusions diverses de la vulve.
Des kystes. — ÆKystes de la glande de Bartholin, qui font relief également sur la face muqueuse.
Kystes de la grande lèvre, rares ; on songera toujours aux kystes hémaltiques, procédant d’un hématome ancien et oublié : j'en ai vu et opéré plusieurs cas:
et aux kystes sacculaires, séreux, développés dans un sac herniaire déshabité.
Kystes des petites lèvres (fig. 402); ils peuvent être multiples -et en grappes.
Des Bartholinites chroniques, consécutives à des abcès, à des kystes insuffisamment extirpés. En pinçant entre le pouce et FIG. 03. — Palper de la paroi latérale de la vulve l'index la grande lèvre et (bartholinite chronique). la paroi vulvaire latérale, comme le représente la figure 403, on apprécie la masse interstitielle résistante; et ce palper est applicable à toutes les « tumeurs » latérales de la vulve.
Des ulcérations. — Ulcérations, érosions simples, dues aux vulvites chroniques ; ulcérations, érosions spécifiques, de divers âges. (Voy. plus haut, p.331). Je voudrais rappeler encore l'ulcère tuberculeux, qu'il siège sur tel ou tel point de la muqueuse, ou en dehors, sur la peau de la grande lèvre (fig. 404); de bord irrégulier, décollé, de surface bourgeonnant à regret, gris-jaunâtre par places, de fond mince, 1l peut
être assez nettement caractérisé, comme dans le cas HAE iC1. 2)
EXPLOR. ET DIAGN.
338 GYNÉCOLOGIE
Enfin l’épithélioma, végétant ou ulcéré, est loin d’être rare à la vulve. La figure 403 montre un épithélioma de la grande lèvre droite : cherchez-en les limites internes, muqueuses; externes, cutanées; par la manœuvre de la figure 403, appréciez le volume et la consistance, et surtout les attenances profondes ou la complète indé-
FIG. koh. — Ulcère tuberculeux de la grande lèvre gauche. — (Jeune fille de vingt ans. Pas d’autres ulcérations vulvaires. Ganglions inguinaux).
pendance de la grande lèvre, et n'oubliez pas les ganglions inguinaux.
Méconnues et propagées, ces néoplasies labiales peuvent aboutir au cancer diffus de la vulve; plus souvent, ce cancer vulvaire, caractérisé par l’infiltration en masse des petites lèvres, de la zone péri-urétrale, de l’orifice vaginal, même de la fourchette, par les bosselures indurées et les ulcérations saignantes, procède de l’urètre (voy. p. 336 et fig. 406) ou encore du clitoris.
En arrière, à la commissure postérieure, à la fourchette, c’est le périnée qu'il faut toujours explorer et savoir explorer. Que de métrites chroniques se refusent à guérir, parce que le périnée est insuffisant, et la vulve béante, en arrière! Que de prolapsus initiaux sont méconnus, parce qu'on n’explore pas suffisamment le périnée !
Quand l'orifice vulvo-vaginal est normal et sain, le doigt ne pénètre pas directement, d'avant en arrière, dans le vagin : il doit franchir une « marche d'escalier », la commissure postérieure, une