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HISTORIQUE

Le premier qui ait eu Tidée de faire la séparation întravésicale de Turine des deux reins, est M. E. Lambotte (de Bruxelles). Dans un mémoire publié sous le titre : Étude sur la taille du rem\ il établit la « nécessité de s'enquérir de Tétat fonctionnel des deux glandes urinaires », et décrit dans un paragraphe intitulé : « Gathétérisme des uretères », un instrument permettant de cloisonner la vessie et de recueillir isolément Turine provenant de chaque rein. Ce mémoire, très intéressant au point de vue de Fétude des calculs du rein, no contient aucune observation personnelle, et bien que le cloisonnement vésical par une membrane développée à l'intérieur de la vessie y soit exposé, aucun fait clinique ne vient en établir la réalité'.

M. K. Lambotte a cependant effectué cette séparation

I. E. Lnmbotte. Jouni. de mêd., de rhir. et de pharm. Bruxclle«», 1890, n^ ao, p. 607, G73 et 755.

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sur le cadavre et sur le vivant, comme en témoigne une lettre écrite à un élève du service Civiale, M. JLambert, qui faisait des recherches sur la séparation intra-vésicale des urines, lia pu, avec son appareil, déterminer le côté d'où provenait une pyurie, une hématurie.

Mais ces faits n'ont pas été publiés à notre connaissance, et du reste, écrit M. Lambotte dans la même lettre : Je n'ai appliqué mon procédé que peu souvent, non que je n'en aie retiré aucun avantage, mais parce que ma pratique ne m'en a pas offert très souvent l'occasion, et que d'ailleurs, j'ai toujours évité autant que je f ai pu, une exploration qui, malgré tout, reste assez désagréable, surtout chez rhomme\

C'est après avoir pris connaissance de cette lellre que M. le P*" Le Dentu put dire à la tribune de l'Académie de Médecine dans la séance du 24 mars igoS : A lire entre les lignes, ne semble-t-il pas que Lambotte ait manqué de conviction au point de vue de la portée de son invention^?

Perdue dans un mémoire sur la taille du rein publié en 1890, la description de l'appareil cloisonneur de Lambotte passa donc complètement inaperçue de tous. Elle resta totalement ignorée et ne fut tirée de Toubli profond où elle se trouvait, qu'après la publication de mes travaux, dix ans plus tard. M. Lambotte avait en effet tellement peu confiance dans son instrumentation rudimcntaire, et môme d'une façon plus générale, dans la méthode de la séparation cndo-vésicale des urines dont il n'avait fait qu'entrevoir la portée, que pendant douze ans, il abandonna complètement son idée. Ce ne fut que deux ans après la publication de mes premières recherches qu'il fit construire un autre modèle de cloisonneur \ Et la meilleure consécra-

f. Lettre datée du lii octobre lyoïi.

'1. Sur le s(''porateur des urines de M. Luys et ses applications. Bull, de l'Acad. de niéd., t. \LIX, n» 12, p. 4 10.

3. Bulletin de VAcadêmie royale de médecine de Behjit/ue. séance du 27 juin iyo3, IV*" série, t. XVll, n" i\.

tlIlSTORlQlE DE l,A SKrAll*Tro> I^TIIA-ïÉS[CALE DES l'IlINES 36" tion de r importance de mes travaux se trouve dans ce fait que le nouvel appareil de Lambotte prenant modèle sur 1b forme de mon instruiiieni, copiait exactement la roiirbiirede mon séparatour (voir plus loin pagi> 383). Le premier travail de Lambotte élait donc passé complètement inaperçu, à telle enseigne 40*0 n i8i)7,Neumann' (de Gubcn) faisait construire un instrument très inférieur n relui de Lambotte, utilisable seulement chez la femme, et destiné à sé|>arer les urines des deux reins.

Gel appareil fut peu après son apparition critiqué' par ceux qui l'avaient expérimenté'. Il man(|uait d'exactitude, et ne fit guère progresser la question de la séparation intra-vésicale des urines.

Un an après, Ilarris' (de Chicago) faisait connaître un appareil plus pratique, assurant le cloisonnement intra vésical, par l'introduction dans le rectum chez l'homme ou le vagin chez la femme, d^un levier qui soulevait le bas-fond de la vessie au niveau de l'espace ïnter-urétéral. 'Ce levier créait ainsi deux dépressions correspondant à chaque uretère, dans lesquelles deux sondes métalliques accolées l'une à l'autre, préalablement introduites par l'urètre dans la vessie, venaient puiser le produit séparé de chaque rein. Les publications successives de Harris sont telles qu'on peut le considérer comme le premier qui ait réellement cherclu' à montrer les avantages de la séparation intra-vésicale des urines.

Cet appareil modiQé et perfectionné par Downes (de Philadelphie), fut préconisé parle D' Nicolich.de Trieste ',

I, Neununn (A.). Eine einftichc mctliod don jrin baidor Nieren, l>ei Weilie geisocderl nuf zu fàngen. Deatieke med. Wocli. Leipii);, ai actuber 1897. f. Ggo.

a. Rose. Dtaliehe mrd. Wnth, Leipil^, 5 Doveinbre iSy7. p. 77J.

■i. fiesa île lllyea. Atui. ginUo-urinairet. Paria, djt^einbrc 1900, p. t835,

ti. Ilnrru (M. L.). iV new aud iiiu|ilo mctbod of oliinining ibe uriii scpnr». lelsy from tbo two hidneyï in eïllier h». Jttiirn. of llie \mrricim mrtiic. Aiiorinl- (jWtvago, 3g JanuDry llJgS.

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