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Kîcolicb, Ana. génitO-urinairn, juin

Malgré les derniers travaux cités, la méthode de la séparation întra-vésicale des urines ne s'était pas généralisée. On ne possédait encore que quelques faits isolés de séparations, et personne avant moi, en France, n'avait éveillé l'attention sur celte intéressante question.

Je commençai à étudier la question immédiatement après la fin de mon internat. Mes premières recherches sur le cadavre furent faites au cours de Tannée 1900, à la Faculté, dans le laboratoire de mon maître, M. le P^ Berger, qui avait bien voulu mettre des sujets à ma disposition. Au cours des dissections que je fis, je fus frappé de ce fait si simple et bien connu de tout le monde, que, lorsqu'on a devant soi une vessie ouverte et qu'on met le doigt allongé entre les deux orifices urétéraux, on peut déprimer très aisément le bas-fond vésical, et créer ainsi deux loges, parfaitement distinctes, dans lesquelles viennent s'accumuler les sécrétions séparées de chaque rein. Je vis que pour obtenir une bonne séparation inlra-vésicale des urines, il n'était pas nécessaire de cloisonner la partie supérieure delà vessie, mais que, pourvu qu'on put assurer récoulcment de chaque urine séparée, au dehors, sans la laisser par trop s'accumuler dans la vessie, la seule pression sur le bas-fond vésical était absolument suffisante pour empêcher toute espèce de mélange enlre les deux urines.

Je compris aussi, que pour être efficace, le cloisonnement de la vessie n'avait pas besoin de remonter jusqu'à sa paroi supérieure et d'être total. Le seul point intéressant était d'établir le cloisonnement partiel portant sur la partie inférieure de la vessie, et s'étendant depuis le milieu (le l'espace interurétéral jusqu'à l'oritice urétral. Il me suffisait donc dès lors, de substituer à mon doigt un instrument susce|)tible d'être introduit par Turètrc, destiné à dé|)rimerle bas-fond vésical, et nuiiii d'une cloison médiane, extensil)le à volonté.

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Je me mis alors au travail, et les recherches lechniques que j'entrepris me menèrent à ta Cm de l'aiinil-e ii)oo.

Eti février igot, j'entrai comme Assistant A l'hôpital Lariboisièrc, dans le service des voies urinaircs, dirigé par M. Hartmann. J'y apportai mon idée, et mon instrument tout fnil ; c'est dans ce service que je fis les premiers essais de mon séparateur sur le vivant, et que je pus pc^rl'ectionner peu h peu ma méthode.

En octobre 1901, je présentai h l'Association iiiinçaiso (l'Urologie mon instrumontdesLiné à obtenir faeilcment et dans les deux sexes la séparation intra-vésîcale des urines.

Le «9 janvier 190a, je montrai à la Société de Chirurgie' une série de tubes établissant la réalité de cette séparation : R urine claire d'un côté, urine purulente du côté opposé il.

Le 5 mars 1902 à la Société de Chirurgie, le P' .\lbarran Taisait à mon appareil initial quelques critiques trèsjustes, mais qui tombaient devant la présentation faite au cours de la même séance d'une modification que j'avais apportée dans la courbe de mon séparateur.

Le 20 mai 1902, c'est-à-dire sept mois après la présentalion de mon premier instrument, le P' Guyoh présentait .'i l'Académie de Médecine un autre appareil séparateur construit sur les indications d'un de ses internes, et terminait sa communication ainsi : « La séparation des urines dans la vessie fera faire de nouveaux progrès au diagnostic, en permettant d'étudier le fonctionnement des reins, de savoir si les lésions sont uni ou bilatérales, et de rechercher à quel degré les deux reins sont atteints quand elles sont bilatérales, u

Les faits se multiplièrent bientôt, et au cours de Tannée ijjoa, de nombreux auteurs préaenlèrenl des faits de séparation intravésirale des urines » la Société de Chirurgie,

■1 Mim. Svc. de Chirurgie, l

SyO EXPLORATION DU REIN

et dans les journaux scientifiques, français et étrangers.

En octobre 1902, au Congrès d'Urologie, la question est abordée et discutée. A la suite d'une communication que je fis* en collaboration avec M. Hartmann, on voit une série de communications sur le même sujet.

En décembre 1902, je précisai quelques faits dans la Gazette hebdomadaire de Médecine et de Chirurgie, du 11 et du 28 décembre 1902.

En décembre 1902, M. Monprofit faisait à la Société médicale d*Angers et dans Y Anjou Médical (numéro du 12 décembre 1902, page 289), une description de mon séparateur.

Le 7 janvier 1908, le D^ Rafin (de Lyon) publiait à la Société des Sciences Médicales de Lyon, des observations de séparation intra-vésicale des urinés obtenue avec mon appareil*.

En janvier 1908, le P^ Garré (de Kœnigsberg), décrivait mon séparateur, et publiait les heureux résultats qu'il avait obtenus avec cet appareil'.

Le 12 février 1908, le 1)"^ Robert Lichtenstern, assistant du P''Zuckerkandl, présentait mon séparateur à la Société de Médecine interne de Vienne. L'ayant expérimenté dans une série de cas, il publiait les excellents résultats qu'il avait obtenus avec cet instrument el en recommandait expressément Temploi ^

En février 1908, je publiai une modification de mon séparateur, portant sur une réduction de calibre de Tinstrument qui le rendait utilisable chez renfant\ De celte façon,

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