APPAREIL DE LAMBOTTE. SEPARATION IN'TRA-VESICALE
rextrémité vcsicale, sur une longueur de 8 cenlimèlres environ, et se termine par un petit bouton métallique mousse et arrondi comme l'extrémité d'une sonde ordinaire. L'extrémité antérieure de cette tige est garnie d'un bouton plat.
Deux ressorts en acier, très flexibles, un antérieur et un postérieur, sont étendus de l'extrémité supérieure de la portion tubaire de l'instrument jusqu'au bout métallique qui termine la tige centrale. Ils mesurent 7 centimètres et demi de longueur et s'altacbentà cbacune de leurs extrémités par une petite articulation.
1 1 résulte de cette disposition que, si l'on exerce un traction sur lexlrémilé inférieure de la tige centrale, les ressorts primitivement fixés le long de l'extrémité supérieure de cette tige, se courbent comme on le voit dans la figure 1 33 par suite du rapprocbement qui s'opère entre leurs extrémités, et forment, par leur réunion un cercle métallique. Un point empécbe de pousser plus loin la flexion.
Nous désignerons l'état dans lequel se trouve alors l'instrument, en disant
Fie. i34. Fie. i35.
Cloisonneur Cloisonneur
de Lambotte (fermé), de Lambolte (ouvert).
(Ancien modèle.) (Ancien modèle.)
(|u'il est ouvert.
L'instrument étant fermé, dans sa première position, on recouvre la ))artie occupée par les ressorts au moyen d'un de ces petits ballons de oaoutcbouc qui servent de jouet aux enfants ; un fîl de soie fixe la portion rétrécie de celui-ci au-dessous des articulations inférieures. Si alors on ouvre l'instrument, le développement a pour
effet de tendre la membrane élastique, et la sonde se trouve ainsi terminée par une lame circulaire.
Si cette opération est pratiquée après avoir introduit dans la vessie l'instrument préalablement fermé, cette cavité se trouvera cloisonnée par cette sorte de diaphragme en deux compartiments, 1 un droit, Tautre gauche ; en ayant soin de tenir l'instrument de telle sorte que la lame soit antéro-postérieure et médiane, chacun des oriûces des uretères correspondra à l'un des compartiments et aussi à l'ouverture supérieure correspondante du cathéter. Une légère traction exercée sur Tinstrument a pour effet d'appliquer si étroitement la cloison contre la muqueuse vésicale, que le liquide d'un des compartiments ne peut s'écouler dans la loge voisine ; une très légère traction suffit à cette fin.
L'urine ne s'accumule donc pas dans les loges ; elle s'écoule immédiatement au dehors par les tubes, et l'on peut ainsi recueillir isolément l'urine de chaque uretère.
Avant d'appliquer l'instrument sur le vivant, il est bon d'injecter dans la vessie une petite quantité de liquide (300 centimètres cubes d'eau boriquée), puis, cela fait, et l'instrument étant bien huilé on l'introduit comme une sonde jusqu'à ce que toute sa portion terminale soit dans la vessie.
Le malade doit être placé dans la position verticale.
Les résultats donnés par cet instrument primitif furent médiocres, c'est ce qui explique son abandon. Sa forme droite et les plis formés par le ballon de caoutchouc qui recouvrait les ressorts rendaient son introduction difficile, principalement chez Thomme.
Comme Ta écrit M. Lanibotte lui-même : « C'est le premier cloisonneur qui ait été confectionné mais il n'a aucun autre mérite ; à peine a-t-il celui de permettre do juger de la valeur du procédé*. »
Ce ne fut que treize ans plus tard et deux ans après la publication de mes premiers travaux que M. Lambotle, comprenant alors la grande portée de la méthode de la sépai*alion endo-vésicale des urines, fit construire un
I. BnUclin de l'Académie royale de médeciiw de HeUjitino, Vb' S(^rie, t. WII, p. /|Ot», 11'» r».
APPAREIL DE LAMBOTTE. SÉPARATION IKTHA-VÉSICALE
ileiixiême modèle dt? c-loiffonneni'. C'est ce qui ressort des paroles mômes de M. Laiiibotte lorsqu'il dit' : .1 i'exemp/e de M. LuyX'< nous avons failcourhei' notre instriimenl. Il nous a siiHi pour atteindre ce rësullal d'enlever le ressort anlériour ou plu là I supô rieur (lefinel esl inutile pour
- CloÎBODDenr de LamboUc fermé.
oliteilir la sèparaliun des liquides piiiscju'il se trouve â un niveau fpie l'urine n'atteint pas). L'instrument prend ainsi la forme indiquée ci-fonlre (lig. i3(i et iSy) qui ne lui enlève ni sa légèreté ni son faible caliiire. »
Le manuel opéraloirc est ainsi décrit par Lambotte: tt Le malade est assis sur le bord d'une table, le tronc vertical et les jambes basses, puis rinstrument aseptisé,
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r cIp Limbollo uuvorl i
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huilé, pourvu de »ies sondes adductrices, est alors présenté uu méat urinaîre et enfoncé jusque dans la vessie absolument comme dans le catbétérisme ordinaire. Lorsqu'il est bien en place, on se garde de tirer sur la tige centrale: c'est au contraire le corps de l'iitslrumenl qu'on enfonce davan-
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lage ; vu le mécai
1 nVm réstill.
lUriinc pénclration plus grande puisqu'on uiaîiitient I; tige centrale. Par ce mouvement, la cloison s'épanoiiill
ns la cavité vésicale el s'étend dans le plan médiat antéro-postérieur... On pousse alors les sondes addiictrid qui, rranchissanl le col véaical, viennent faire saillie dani les compartiments. »
L'idée de la construction de ce nouvel instruinont, douj
l'ensemble paraît bien l'ragile, a élé reprise un an plui
tard par Boddaërt di