I. Roche! . Lyon méiUcnl, 3 mai iQoS, p
a. Lichtcnslern. Wiener medir'unsche Ivresse. Soparate Abdruck, n*» i3, i8o3, p. 5.
3. Albarran. C. R. du Coiifjres internat, de yfadridj iJ!()3, in Ann. ffén. urin., i5 août i()o3, p. ia65.
APP\nEii, iiE CATiiEi.is ^gS
la vessie. C'est, au contraire, à la vessie seule qu'était dévolu le principal rôle de s'appliquer sur la membrane, pour assurer le cloisonnement vésïcal. C'est donc un muscle totalement soustrait à Taclion de la volonté de l'opéralenr, comme du reste, à celle du patient, qui devait assurer par sa contraction sur la membrane, l'élanchéité de la cloison séparatrice. Comme le disait M, Cathelin luimAme: « La membrane n'est pour rien dans le cloisonnement ; c'est la vessie qui est tout; c'est elle qui se contracte sur la membrane'. »
Toute la réussite de la séparation était donc ici subordonnée à la contractilité vésicale, laquelle est absolument impossible à réglementer. Si la vessie se contracte trop, ainsi que le dit le D'Hochet, de Lyon: n La membrane séparatrice se laisse couler en cornet, et ne sépare plus rien du tout. » Si, au contraire, la vessie ne se contracte pas assez, comme cela arrive dans le sommeil cblornrormique, la séparation n'existe plus, ainsi que le déclarait ^F. Calhclin lui-m^me, quand il disait : " La division est impossible sous le chloroforme avec notre appareil, comme nous nous en sommes assuré une fois chez une malade en présence du P' Pinard et du D'Segond'. s
D'aulrc part, l'application de la membrane séparatrice sur le bas-fond vésical, depuis le milieu de l'espace interurélé rai jusqu'à l'orilice urétral ne se faisait pas directement. Le barrage ne se trouvait établi que lorsque le ressort inférieur de la membrane devenaitcoiivexe sous l'influenoe <le la butée de celte membrane contre la paroi postérieure de la vessie. Le ressort inl'érieiir de la membrane, au lieu de prendre un contact intime, immédiatement avec le basfond vésical, ne parvenait à ce but qu'indirectement, en allant prendre point d'appui d'abord sur la paroi posté-
- Cntheli
Sg/l EXPLORATION DU REIN
rieure de la vessie : sa convexité n'augmentait que sous l'influence de la butée de son extrémité postérieure contre la paroi postérieure de la vessie. Le but qu'il était chargé de remplir n'était donc atteint que par un moyen détourné au lieu d'être atteint directement. C'était donc là encore un facteur important, qui, se trouvant absolument indépendant de la volonté de l'opérateur comme de celle du patient, ne pouvait donc pas être gouverné.
c) La troisième cause de l'infidélité des résultats obtenus avec le diviseur vésicalgraduévenaitde ce qu'il y avait une stagtialion des urines soi-disant séparées de chaque côté de la membrane séparatrice : de là, miscibilité facile des deux échantillons. Cela était bien prouvé par le fait suivant que l'on peut constater toujours: si à la fin d'une application du diviseur et le diviseur étant enlevé, on mettait immédiatement après, une sonde dans la vessie, on pouvait s'apercevoir qu'il y avait toujours stagnation d'urine dans le réservoir vésical ; c'est aussi ce que déclare le P"^ Albarran, lorsqu'il dit ' : « Souvent dans ces cas, on trouve à la lin de l'expérience, l\o ou 5o centimètres cubes d'urine dans la vessie. »
L'insécurité dos résultats obtenus avec le diviseur vésical gradué était donc une chose c(M*taine, et l'opinion générale sur ce sujet a été bien résumée par le 0' Nicolich, de Trieste, lorsqu'il disait^:
« Guidé par Timprcssion que javais éprouvée en lisant les résultats de M. Cathelin, j'ai appliqué l'instrument avec pleine confiance; mais, soit à cause de quelques défauts techniques, soit à cause des conditions spéciales des malades auxquels j'ai appliqué le diviseur, les résultats que j'ai obtenus ont été tous décourageants. »
« Une fois ébranlée ma confiance sur Tinstrument, j'ai
I. Albarran. Explination des fonrtiuns rénales, i^aris, njo.*), |>. 27'). 3. Mfolicli. Sur le diviseur vésical. (^. If. de l'Assoc. franc. d'nnAofjic, 1903, p. 63l.
Al»l»VUEII.DL CMIIELIN SqÔ
voulu faire quelques essais pour me persuader si Tétanchéité était vraiment parfaite comme l'assurait M. Cathelin. Les expériences que j'ai pratiquées dans ce but m'ont démontré à mon regret, qu'on est bien loin de la parfaite étanchéilé, conditions indispensables d'un bon diviseur (page 633). »
(( Le diagnostic fonctionnel, qui est toujours possible avec le cathélérisme uréléral et l'instrument de Downes dans les cas où ils peuvent être appliqués, n'est pas possible avec le diviseur de M. Cathelin (page 636). »
2° Le diviseur vésical gradué était dangereuxdans son emploi.
Presque tous les opérateurs qui se sont servis de cet instrument ont eu à déplorer la déchirure de la membrane de caoutchouc, et nous avons eu occasion de voir dans un des grands services de voies urinaires de Paris, une série de ces membranes brisées ; les pointes des arceaux brisés s'étaient écartées, et les membranes n'avaient pu être retirées de la vessie qu'au prix de déchirures multiples de l'urètre, et de douleurs atroces ressenties parles malades. Ce fait, constaté par nombre d'expérimentateurs, a été consigné par le D"^ Taddei* (de Florence) et par le P' Albarrim, qui dit à ce sujet :
« Une autre fois, l'arceau métallique qui retient la membrane s'est cassé lui-même et nous Ji'avonspu retirer l'instrunirnt rjuen déclarant turèlrr-, »
Le gros volume de l'instrument, dont le calibre mesure, en réalité, le n° 28 de la filière Gharrière, rend son introduction, chez l'homme, souvent impossible ou tout au moins pénible.
Enfin, le retournement de l'extrémité des sondes mé-