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Mcolioli. Ann. génilo-urinaireSy juin ny>i

EXPLOHATION DU RElX

qui toutefois conservait toujours son principe et sa forme primitifs*.

Les appareils de Harris et de Downes, à peu de chose près semblables, ont été expérimentés par quelques chirurgiens. Freudenberg (de Berlin)* et surtout Nicolich(de Trieste)' ont obtenu des séparations effectives d'urine

Fie. lAo. — Appareil de Downes.

avec ces instruments et ce dernier s'en montre encore un partisan convaincu.

Critique,

Quoi qu'il en soit, ayant expérimenté moi-même Tappareil de Downes sur une femme dont la vessie était saine, j'ai pu me rendre compte :

1° Que le relournemcnl des sondes dans la vessie était très douloureux, et pouvait même provoquer une petite hémorragie ;

2** Que la mise en place du levier vaginal était délicate à effectuer. En effet, on ne peut jamais être sur que celuici soit bien entre les deux sondes écartées, ou bien sur la paroi latérale externe de l'une d'elles;

1. Downes. Lrinc se^rej^atioii, ils importance and metliods, in Uie Phila delphia médical journal, january lo njci3, page 8i.

2. Freudenberij. Berliner klinische Wochenschrift, 1900, n" Vi«

3. -Nioolirli. C. l{. Assoc. franc, d'urologie, 1901, p. 3a3.

APPAREIL DE HOCK SSq

3" Que les gouttières latérales créées au niveau des orifices urétéraux et dans lesquels viennent se déverser les urines séparées de chaque rein, ont une capacité assez minime pour que, s'il survient brusquement une éjaculation d'urine assez abondante, il y ail mélange certain entre les deux côtés.

Enfin, ainsi que le dit M. Nicolich lui-même*: « La cause principale et la plus fréquente qui ne permet pas l'usage de cet instrument est la cystite, quand la vessie ne peut pas être dilatée par une injection d'à peu près loo centimètres cubes de liquide. Dans ces cas, il peut arriver qu'en tournant l'instrument, l'une ou l'autre de ses extrémités vésicales soulève ou plisse la muqueuse, de manière à boucher leurs ouvertures. Un petit caillot, quelques grumeaux de pus, peuvent aussi boucher les tubes. »

5<> Appareil de Hock.

Hock* en 1908 a fait construire un instrument composé de deux branches.

La branche vésicale est une sonde métallique ordinaire ayant la courbure de la sonde de Mercier.

La branche séparatrice, rectale ou vaginale, n'est pas fixe comme celle du séparateur de Downes. Elle est destinée à soulever la paroi inférieure de la vessie. La technique est très simple.

La sonde métallique est introduite dans la vessie et ensuite ce réservoir est lavé jusqu'à ce que l'eau ressorte claire, puis vidé complètement. Une fois ce résultat obtenu, la sonde métallique est tournée d'un côté, et en même temps, la branche séparatrice est introduite dans le

I. Nicolicli. C. /?. de l'Assoc. Jranç. d'urologie. Paris, 1901, p. 537. 3. Ilock. IJcber die methoden den Harn jeder Niere g^esondert aufiuf^iigen. Prager med. Wochenschrijt, XXVllI, n*»» ^o-iiy 1903.

SgO E\PI.U«AT10N DU IIEIN

rectum ou dans le vagin. Le cloisonnement vésical est ainsi obtenu et Ton peut recueillir alors Turine d'un côté.

Après avoir attendu quelque temps, et avoir récolté suffisamment d'urine d'un côlé, on opère de la même façon pour l'autre côté.

Hock s'est préoccupé principalement dans la construction de son appareil, d'avoir un instrument de petit calibre pouvant être facilement utilisé chez l'enfant.

6*» Appareil de Catheliii.

Cet instrument a été appelé par son auteur : diviseur vésical gradué. Quoique construit bien après mon Séparateur (7 mois après), il a été bientôt abandonné en raison môme de ses défauts. Nous ne le citerons donc simplement que comme mémoire, car il ne constituait qu'une ébauche de l'appareil du même type exactement, mais plus perfectionné, qui est le Cloison iieur vésical gradué de Boddaert sur le(|uel nous insistons plus loin.

L'auteur parlait du principe de la graduation vésicalcy qui en réalité était absolument étranger à la question de la séparation intra-vésicalc des urines. 11 prétendait subordonner l'action de la membrane séparatrice à celle du muscle vésical, c'est-à-dire qu'une même membrane semi-rigide devait en étant plus ou moins introduite dans la vessie, s'adapter suivant son plus ou moins complet développement, aux vessies de grande, de moyenne ou de petite capacité. La nécessité de la prise exacte de la capacité vésicale s'imposait donc comme premier temps de l'application de l'appaieil.

Va\ réalité l'application de l'idée de la graduation vésicale à la méthode de la séparation endo-vésieale des urines était vaine, illusoire, et n'avait rien à voir avec elle. En effet, elle impliquait par sa définition même, la partici-

APPAREIL nr CATUELIN

pation de l'action de toute la paroi vésicale, alors que seul le barrage inférieur, étendu du milieu de Tespace inter-urétéral à l'orifice urétral, est nécessaire à la méthode.

Le diviseur vésical gradué comprenait essentiellement un tube plat, médian correspondant au n° 28 de la filière Gharrière, dans l'intérieur duquel se mouvait un mandrin. Ce mandrin se terminait par un ressort métallique entouré d'une membrane de caoutchouc tendue dans son plan, qui devait former par son développement en éventail, écran séparateur de la vessie. Lorsqu'on retirait le mandrin, la membrane se plissait et le ressort s'aplatissait dans le tube. De chaque côté de ce tube médian, se trouvaient deux sondes métalliques logées dans un évidcment du bec coudé de l'instrument, qu'on devait rabattre de chaque côté de la membrane en les faisant tourner autour de leur axe.

Pour appliquer l'instrument, on commençait par mesurer la cîipacilé vésicale, puis on vidait la vessie. L'instrument était introduit comme un lithotriteur, on poussait alors le mandrin en lisant au fur et à mesure les chiffres de la graduation, sarrélanl au chiffre qui correspondait à la capacité vésicale. On rabattait ensuite les sondes et on recueillait les urines dans deux tubes séparés.

Critique.

Le diviseur vésical gradué de Cathelin a été, depuis son apparition, l'objet de "^' !'

jusles critiques, et les principales objec- de Cailielin. tions à faire à cet instrument peuvent ainsi se résumer : 1® il donne des résultais erronés ; 2® il est dangereux à employer.

i^ Le diviseur vésical gradué ne cloisonnait qu'imparfaite-

ment la vessie. C'est là un fait reconnu parions ceux qui, ayant essayé Tinslrument, se sont hâtés d'en abandonner remploi. En effet, le mince éventail de caoutchouc, auquel était dévolu le rôle important d'établir un barrage étanche dans la vessie, était absolument insuffisant à remplir son but, pour deux raisons principales.

a) Tout d'abord à cause de sa fragilité, qui le mettait à la merci de la moindre contraction de la vessie. Comme le dit si bien le D'^ Rochet, de Lyon* : « Avec des vessies qui se contractent, cette cloison devient une trop faible barrière, elle se laisse couler en cornet, et ne sépare plus rien du tout. » C'est aussi Topinion du D' Robert Lichlenstern, qui, ayant expérimenté cet instrument à Vienne, dans la clinique du P' Zuckerkandl, l'abandonna aussitôt et écrivait : « J'estime que la mince cloison de caoutchouc est insuffisante pour assurer un cloisonnement certain de la vessie en deux parties^. » De même le P"" Albarran, qui, parlant de cet instrument, disait au Congrès de Madrid : « Assez souvent, chez la femme et chez Thomme, j'ai échoué, môme avec des vessies de bonne capacité. La principale cause des échecs paraît due à ce que parfois, lorsque la membrane n'est pas complètement dépliée, c'est un pli de caoutchouc et non Tarceau métallique qui appuie sur la paroi vésicale : dans c(»s conditions, les deux urines se mélangent \ »

Ij) La seconde raison du manque d'étanchéilé de la membrane séparatrice résultait de son mode d'action lui-même. En effet, ce n'était pas cette membrane séparatrice ellemôme qui devait assurer à elle seule le cloisonnement de

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