‹ Exploration de l'appareil urinaireChapitre 122 sur 144 · OC · texte numérisé non relu

OC

o«^,ï3 Abondant.

Une quatrième séparation est faite le aS octobre iQoS, la malade ayant eu pendant la nuit précédente une crise douloureuse du cAté do son rein droit. Au bout de vingt minutes on obtient le résultat suivant :

A droite : Urines troubles de couleui* blanche, environ 27 centimètres cubes.

A gauche: l'rines de couleur jaune pale, environ 17 centimètres cubes.

L'analyse chimique, faite par MM. Oesgrez et G. Samné-Bey, donne le résultat suivant :

l réc

Chlorures

REIN nUOIT

REIN CAUr.UE

VESSIE

Oo

Ix 18

l6iff,II

TECHNIQUE DU SÉFABATEUR DE LLYS 43

L',; après tes qiiali-c se- p a rations, on pouvait conclui ait ^vidoiiimctil d'oiw liyili-oiu'|ilii-osL< iiitei-milteiile <l

iriri ilroit, ipio ce rein droil avait

«lu cnlîii et sui'tuiit, le rein gauche i^liiit iion cl l'uurnissuii un excellent n'avait de dépuration urinniie.

1.0 cMiWtiiristne urtléral fut Icnlé avec un cy^ioscope à prisuie, pour lârlier de recounalti'e l'état de l'urel^rc, et de savoir si un calt cul engagé par hasard dans l'uretùi-e n'avait pas obturé parlielteiuen-

ce conduit et déterminé les accidents d'hydronéphrose. Mais celuici fut impossible : la vessie avait une trop petite capacité, et le basfond vésical, cou vert de fausses membranes, rendait la cystoscopie extrêmement difficile.

Le II novem'bre iQoS, opération par M. le D' Hartmann. Le rein droit ayant été mis à nu par la voie lombaire, présente un bassinet extrêmement dilaté. L'uretère qui lui fait suite présente également un volume considérable.

Une boutonnière est alors pratiquée dans l'uretère dilaté, à travers laquelle un cathéter est introduit; celui-ci parcourt librement toute la longueur de l'uretère, sans présenter d'obstacle.

L'uretère est alors sectionné complètement, et la néphreetoinie du rein droit pratiquée. Le rein enlevé présente une énorme dilatation du bassinet. Lorsqu'on distend celui-ci par une injection de liquide par le bout de l'uretère, on peut constater que le volume du bassinet atteint presque celui du rein tout entier (Voir fig. i64).

Le 9 décembre 1908, la malade sort de Thôpital complètement guérie.

Obs. m. — Vronèphrose du rein gauche. Séparation des urines, irétéro-

prélo-anastomose .

J. J..., jeune fille de dix-huit ans, du service de M. le D' Peyrot, à riiùpital Lariboisière, présentait depuis plusieurs années des crises douloureuses, toujours situées dans l'hypocondre gauche, sans irradiations bien nettes du côté de l'aine. Les crises douloureuses survenaient en général tous les mois, mais depuis quelque temps elles étaient devenues plus fréquentes, et se manifestaient toutes les semaines environ.

Au palper, on sentait nettement dans l'hypocondre gauche une masse volumineuse semblant avoir d'une facjon précise du ballottement rénal, mais cependant assez près de la ligne médiane.

Les urines avaient été toujours claires, la capacité vésicale était normale.

S*agissail-il d'une affection du rein ou d'une tumeur de la rate ?

C'est pour résoudre cette question que M. le 1)' Peyrol demanda la séparation des urines.

l'no première application du Séparateur fut faite le 22 octobre 1903 jiar M. le D' Luys.

TECn^llQlE

;PARATEIR IIË LIÎS

Le St'parateur, inli'inIuilsuHs dilIlcLiIH', lui latilcinenl iolùi-i: |H'ii- •laot vingt raimiles.

Pendant les dix premières minutes, on [louvail ronslalcr qn il vL'MHil par le lube tli-oil des éiaculalions rytlimiqnea dtirine limpiilc, landis qu'à gauche U ne venait pas une goutte d'urine.

A ce moment un aide ayant ttoulcvi; la tum<.-ur de riiypofondii; gauche, on vil inimi^-diatemeni des gouttes de liquide qui venaient ]iar la sonde gauche. Cette mantruvre répétée à plusieurs reprises amenait consiammeni le même résultat.

J, 'analyse eliimique des produits st-parc!' faite pur M. (liniudeiiu duntia le ri'sultat suivant :

Quanlilc. . . .

Couleur. . . .

VtÔB

\lbumii>D. . . .

IK'[h''1

nEn,;..:r.MR

Jaune clair.

Présence, PreHiUDnui:inucu9.

Incolore.

['r.-»c.icc.

Jiune clair,

PrrscnM,

Pr«quo nul: mucus.

aratiou Tut faite deux jours après, le 34 octobre tijoS par .M. le D' Liiys.

I.e Séparateur ayant été mis en place san» diiriciilté, ou jmt constater pendant sept à huit minutes environ, que rien ne coulait ni d'un ci^té ni de l'autre, bien que les sondes essayées quelques instants auparavant eussent été reconnues parraitemeul perméables. Le Séparateur fut alors retiré, et unt- sonde ayant été întroduitedans la vessie, permit de constater qu'il n'y avait alors dans le réservoir vésical qu'à peine quelques gouttes d'urine. La sécrétion urinaire ne se faisait donc pas,

La cause de ce phénomène venait d« ce fait que bien que le visage de la malade filt rouge, congestionné, mai^ sans transpiration, au contraire, tout le corps de la malade était couvert d'une sueur abondante. Il suiFit alors de la dévêtir ut de romellra le Séparateur en place pourvoirianéerétion urinaire se rétablird'une Tavon normale,

l'cndsnl dix minutes on put alors remarquer que le tube droit donnait des éjaculations rythmiques et régulières tandi.'i que du rMigauche il ne venait rien. Vn nt\e ayant alors répété la muNu'uvie consistant à soulever la tumeur de Ihypocondix' gauche vers le diaphragme, on constata alors que drs gouttes de liquide venaient par cette sonde gauche.

L'analyse chimique des urines séparées de ce deuxième examen fut faite par M. Garrion avec le résultat suivant:

Volume . . . .

Urée

Chlore

Albumine. .

Bacilles de Koch. .

Examen microsc.

REIN DROIT

l5«S5 I5«^37 i5 33 Peu.

Rares leucoc^rtes ; pas d*hémaiie ; pas d'oxalate de chaux.

REIN GAUCHE

3cc

Plus que le rein droit.

Quelques leucocytes ; quelques hématies ; oxa* late de chaux (peu).

Page 1