C. H. du C-m.jl
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choiic (lansTuretère môme s'appliquant contre les parois latérales. Ce dispositif pour Fauteur empêchait Turine de s'écouler entre la sonde et Turetère.
A la suite de cette présentation, le P"" Albarran a montré les inconvénients de cette sonde qui est d'un trop petit calibre pour le passage de Turine d'où Tobturation possible par un caillot et de la rétention dans le bassinet. Il montra lui-même des sondes urélérales n"" 7 ou 8 à biseau et à œil latéral qu'on ne fait entrer dans Turetère que de quelques centimètres seulement, et qui possèdent un léger renflement au niveau du clapet urétéral empêchant tout écoulement d'urine entre la sonde et Turetère. 11 n'en est pas moins vrai, que cette modification se fait aux dépens du calibre intérieur de la sonde urétérale, qui devient alors trop étroite pour permettre le passage d'un pus un peu épais ou de petits caillots sanguins.
b. Une deuxième cause d'erreur provient du passage même de la sonde dans l'uretère. Celle-ci, en effet, même sans parler des lésions qu'elle peut produire dans les cas d'urétérite tuberculeuse par exemple, peut laire saigner reconduit et faire croire à une hématurie qui n'existe pas.
c. La troisième cause d'erreur vient de ce fait que, étant donné (ju'on ne doit absolument cathétériser que le rein malade, on est alors obligé de recueillir l'urine du rein sain dans la vessie. Or, les urines du rein supposé sain arrivent dans la vessie souvent infectée, elles se mêlent au pus contenu dans le rcserroir urinaire ; et Ton se trouve alors dans l'impossibilité de dire si les éléments morbides proviennent de la vessie ou du rein supposé sain.
(L La quatrième cause d'erreur consiste dans ce fait (ju'on n'est pas toujours absolument sur avec le cysloscop(» à prisme» ([ue la sonde urétérale soit bien exaclcnienl placée dans l'uretère nïéine.
l'.ii effet, afin d'éviter l'infection rénale, certains auteurs préconisent de n'introduire la sonde qu'à deux ou trois
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centimètres de pi-ofondeiir dans Turelère. Or, au moment où l'on enlève le cystoscope à prisme, pour ne laisser qno la sonde urétérale, l'œil de l'observateiu- no peut plus contrôler si le cathéter se trouve bien exactement encore dans l'uretère ou bien s'il s'est déplacé et n'occupe plus sa place. Lt- D' Kejdel (de Dresde) a bien insisté sur ce fait, et II ajoute que dans ces conditions, on ne peut élre certain qu'il n'y a pas de fautes commises'.
e. La cinquième cause d'erreur pourra enfin provenir de V ej:citatioii anormale du rviii en espértenie, parle fait seul de la présence de la sonde urétérale dans l'uretère. La sécrétion de ce reîn pourra être ainsi troublée ce qui faussera les résullats.
Des observations personnelles m'onl, en effet, permis de constater plusieurs fois, qu'au moment où l'on introduit la sonde dans l'uretère, il se produit une polyurie ré- Ilexe très nette, qui durait quelque temps, pour s'atténuer ensuite peu à peu.
Ce fait a été bien mis en lumière el démontré par le IV l-'rank, de Berlin, au Congrès allemand de chirurgie de
u Je dois aussi dire, dit le D** Frank, ainsi qu'Irael en a fait la remarque, que très souvent par le fait de l'inlroduclîon d'une sonde dans l'uretère ou dannle bassinet, la quantité d'urine qui roule dans la vessie est tantôt uugmentée tantôt diminèe, de telle sorte que les résullats sont faussés. En ell'et, lorsqu'on met une sonde dans l'uretère ou le bassinet, on irrite naturellement les ciMitres nerveux si sensibles qui commandent la sécrétion rénale. De celte façon, on obtient des résultats erronés sur l'apprécialion du travail d'un rein dans une même unité de temps.
" Pour éclairer cette r|iiestion, j'ai pratiqué des recher-
I. KeyJel. Bci(rï|(e «tr fiinkliunnellnn Nivreniliognnslik, in CailralliMl jilr die Knnlilieiten der llarii unil Sri^inilorijnnr, \VI lliiniJ, Hcfl Ti, ;iii3j^v);i.'lii.- iim %i mai iguû, p. ïjS-it.'i ,
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ches sur Je mêmes individus, soumis à d'ideiiliques conditions d'alimentation. J'ai d'abord fait le catliéléi'ismc ni'étéral, puis, un peu plus tard et après les mêmes conditions d'alimentation, j'ai pratiqué la séparation. J'ai constaté que lorsqu'on pratique le cathétërisme urétéral, le travail du rein est beaucoup plus considérable que pendant la séparation... C'est ce qui ressort des quatre cas que j'ai particulièrement examinas en tenant compte aussi blende la quanlilt, que du poids spécifique, de la teneur en sucre après injection du ptiIorid/Jiie et des oscillations de l'urée. 11 s'agissait dans ces cas d'individus dont les leins ne préscnlaienl aucun état pathologique.
!■ Dans un cas, le calhélérismede l'urelèrc à l'inverse du séparateur a mis le rein dans un état spastîque, dans Tautre cas, il a provoqué une abondante polytirte.
« Je n'ai utilisé dans ces cas que le séparateur Luys, le seul parmi les divers instruments qui ont été proposés, que je puisse désigner comme pratique'. »
C'est aussi l'opinion du P' Pousson, de Bordeaux, lorsqu'il dit :
11 A priori, le catliétérisme urétéral semble le moyen le plus sur que nous ayons d'apprécier la valeur fonctionnelle de l'un et de l'autre rein, mais, pour cela, il faut que l'urine soit recueillie pendant un temps assez, long alin que la perturbation apportée ù la sécrétion urinairc par l'introduction de la sonde dans l'urelùre ait cessé de l'aire sentir ses effets. La séparation endo-vésicale des urines n'a pas le même efict perturbateur. Je la crois supérieure piuir cette raison et parce qu'elle est d'une teclmi- (pie inconqtarablenienl |)lus facile. Actuellement je n'emploie plus guère que ce moyen', u
I. E. Frank de Berlin. Verliandliiii^n der Dttiitwliuii Hescllsilmn Fur ChiiiruiB. Vlcrunddrrrmiijler Coagress alyehalten iu BetUii, ïÛ-iij \|iril 170Ô, • 7'- 73 el 7'i-
■i. l'ouM-jii, in '/'(.;■« Fonlni.ill«. Ljon, 191)',, ].. 04.
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C'est ce qu'a exprimé Legueu en disant : « La séparation plus simple, plus facile, donne des résultats très suffisants sur lesquels je n'ai jamais été trompé. La division est supérieure au cathétérisme en ce que seule elle permet de savoir comment un rein se vide, c'est-à-dire quelle est sa valeur excrétoire*. »
D*^ J. W. Keefe, à la Société d'Association d'Urologie d'Amérique, 8 juin igoi, répondant à une communication du D"^ Kelly (in The American Journal of Urotogy, octobre igo4) rapporte 70 cas de cathétérisme urétéral. Dans 4^ cas il fait les examens de l'urine avant que le cathéter soit passé pour déterminer Tétendue des dommages produits par le passage du cathéter. Dans seulement 3 cas il n'y a aucun dommage. Dans les autres cas, il y a eu des traces de sang et d'albumine : une partie du sang était due à la distension de l'uretère. Dans i3 cas, des cylindres hyalins furent trouvés etdans i cas seulement, les cylindres hyalins avaient été trouvés avant le passage du cathétérisme urétéral. Il considère le passage du cathétérisme urétéral comme dangereux même dans le cas où un cathéter tout à fait aseptique a été introduit.
3° Difficultés de la méthode du cathétérisme
des uretères.
Ces difficultés sont de deux ordres. Les unes viennent de Vopérateur, Il est certain qu'il faut un apprentissage assez long, pour effectuer convenablement le cathétérisme de l'uretère. C'est une opération délicate, nécessitant un outillage et une éducation spéciales et ne pouvant être appliquée que par un petit nombre de chirurgiens, très habitués aux pratiques urinaires.
Les autres viennent du malade. Le cathétérisme urété-