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L'Infidélité

Linfidélité est la seconde critique à faire à la méthode du cathétérisme de l'uretère.

Les cinq principales causes d'erreur sont :

a. D'abord ce fait, qu'îV est impossible d'être certain que le calibre de la sonde urétérale ira bien s'adapter à celui de ruretère. Par suite, un peu d'urine va filtrer pendant ce temps entre les parois de la sonde et l'uretère, et se mélanger à celle de l'autre rein qui s'écoule directement dans la vessie, faussant ainsi les résultats.

Ce fait de l'écoulement d'une certaine quantité d'urine entre la sonde et les parois urétérales est en effet indéniable, et j'ai pu fré(|uemment l'observer au cours de lavages du bassinet, faits (hms un but thérapeutique. En effet, le nitrate d'argent qui servait au lavage du bassinet passait le plus souvent dans la vessie et il était bien facile de s'en rendre compte lorsque après avoir effectué le lavage du bassinet, on recueillait avec une sonde le contenu vésical. Celui-ci présentait en effet, presque toujours, un précipité abondant de chlorure d'argent caractéristique, ce qui prouvait clairement que la solution du nitrate d'argent qui avait servi au lavage du rein avait suinté entre la sonde urétérale et l'uretère pour revenir dans la vessie.

La meilleure preuve que l'urine passe souvent entre la sonde et l'uretère, est de faire le cathétérisme double des deux uretères, et de le laisser quelque temps à demeure. Si de chaque sonde urétérale on est bien assuré de recueillir Turine pure provenant du rein correspondant, il n'en n'est pas moins vrai que dans quelques

CniTIQUE DU CATIIËTÈRISME DE l'ubETÈHE 46 1

las, un trouve, avec une sonde Nélaton introduite dans la vesfiic, une certaine quantité de liquide dans le réservoir vésical, ce qui prouve surabondamment le filtrage de rui'inc entre la sonde et l'un des deux uretères.

Nicolich' a publié un cas dont la vérification fut faile à l'autopsie, et oii le cathélërisme urétéral l'avait complètement induit en erreur, n 11 s'agissait dans ce cas d'une l'einme qui depuis longtemps avait l'urine purulente, et tes mictions fréquentes et pénibles. Le rein droit était palpable et un peu douloureux; on ne pouvait pas palper le rein gauche. Avec l'instrument de Downes, Icnu à demeure pendant une denii-beure, seulement le tube droit donnait de l'urine purulente, tandis qu'à gauche il ne sortait pas une goutte d'urine. Le cathétérisme de l'uretère droit ût voir que dans le rcîn droit il y avait une rétention de pus;aprùs is heures de cathéter à demeure, on avait:

I' Urine du cathéter, quantité: 4oo centimètres cubes, trouble, purulente.

ic Urine de la vessie, quantité : i8o centimètres cubes, trouble, purulente, hémorragique.

« Ce résultat pouvait faire croii'eque le rein gauche, quoique plus malade que le droit, fonctionnait aussi, tandis qu'il ne fonctionnait pas du tout, parce qu'il était complètement atrophié. »

Voilà donc ce qui se passe lorsque le cathéter urétéral a un trop faible calibre pour l'uretèi-e.

Si l'on en prend un plus gros et que l'urelère soit trop serré, celui-ci sera exposé à saigner.

La réponse à cette critique a, il est vrai, été faite au Congrès de Madrid. Kn effet, (e P' Nitze, de Berlin, y a présenté de nouvelles sondes urétérales à double canalisation, l'une pour l'écoulement de l'urine, l'autre destinée par injection d'eau à goniler un petit ballon de caout-

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