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la tige qui In su])portaient faisaient une saillie appréciable dans la lumière du tubeurétroscopique, endiminuantainst d'autant le champ visuel.

C'est pour remédier à ces multiples inconvénients que l'ai apporté à cet instrument d'importantes modifications, ODt les premières furent présentées à la Société de chirur- , le a4 décembre icjo-j.

J'ai d'abord fait ajouter à l'urétroscopc une hupe mobile dont le foyer correspondait exactement à la longueur du tul)e urétroscopique. Les lésions urélrales : ainsi grossies ot aucune d'elles ne peut passer ina- ;iio. Pour bien voir et voir nettement, la présence : la loupe est vraiment extrêmement utile, et pormcl e percevoir des détails intéressants, que la vision à l'iril i pourrait laisser échapper. En effet, l'urélroseope étant instrument destiné avant tout à poser un diagnostic' Iprécls, on comprendra facilement combien l'aide de la

7 6 EXPLORATION DE l'iRETRE

loupe est précieux et indispensable pour percevoir toutes les particularités de la muqueuse urétrale. C'est pourquoi il semble au moins étrange de voir certains expérimentateurs simplistes ne pas vouloir se servir de cet important perfectionnement, sous le prétexte qu'on est obligé de l'écarter au moment des interventions endoscopiques !

Ensuite la cupule du porte-lampe a été perfectionnée; l'espace vide compris entre la petite armature métallique et l'ampoule de verre a été comblée par une masse isolante, de telle façon qu'aucune goutte de liquide ne peut s'introduire entre ces deux parties et occasionner la production d'un court circuit. De plus, le changement des lampes est extrêmement facile à faire, et peut s'effectuer en quelques secondes. Les lampes sont aussi montées sur des tiges de différentes longueurs qui correspondent à des tubes urétroscopiques longs ou courts, suivantqu'on veut examiner plus spécialement l'urètre antérieur ou l'urètre postérieur.

Knfin les tubes urétroscopiques ont été sur mes indications, creusés d'une petite rigole, située sur toute la longueur du tube, et destinée à loger et à cacher la lampe et sa lige.

La siérilisation (l(»s tubes urélroscopi<[ues se fait facileni(»nl dans INmu bouillante ; la stérilisation des lampes s'effectue comme (!(^lle des cysloscopcsdanslesétuves à formol.

C'est avec c(*l instruiiu»nl que j'ai toujours opéré et av(»c la [)lus entière satisfaction : il évite tous les reproches (|u'oii pourrait lui adresser. En efl'et tout d'abord, les dangers (!(» brûlures sont absolument nuls, car les lampes employées, dites lampes froidra, ne donnent aucune chaleur appréciabb». Jamais, dans tous les examens (|ue j'ai prati- (|ués, un seul malade ne s'est plaint d'une sensation de clial(»ur désagréable.

D'autre part, les manœuvres à effectuer dans le tube

1 sont parraiteiiient possibles sans qu'on ait Jtipe, elles se font très facilement et direr- >Viie.

lirage de la muqueuse urétrali; esl parfait, > Bupérieur à celui fourni parles uri^lrosïrc externe.

■criptloii de l'urclroscope Luys.

ope se compose tle deux parties

ivétroscopiques avec leur iiiiHidiiri ; iha de l'urélroscope ou purte-luiuière.

(tTnoscopiQUES. — Les tubes urétroscopiijucs lit« présentent à considérer: un corps et

I iinipose d'un tube qui n'est pas complètement

K» effet sur l'une de ses parois, se trouve

^ toute la longuciii- du lubo, une petite ri}j[oI«

r le corps de la lampe et la petite iign qui

Po L-cIte manière, la tige et In lampe, au lieu

Du- la partie inteine du tube, se Irniivuiit l'épaisseur niômc de sa par<»i, <e qui ; la lumière du tube, et par suite visuel.

78 EIPLODATIOrt BE L L'BÈtrE

Des deux extrémités du tube urétroscopique, l'une est destinée à s'articuler avec le manche; elle présente un large pavillon <|UL porte lui-mt>[ne une petite tige métallique, sur laquelle viendra se fixer le manche de l'iirélroscope et un cran d'arrêt pour assurer la solidarité absolue entre le manche et le tube. L'autre extrémité, extrémité profonde, est mousse, contrairement à celle des tubes habituellement usités en Allemagne, de manière à ne pouvoir blesser en aucune façon la mu(|ueiisc urétrale.

hom/uenr îles tubes. — Les tubes urétroscopiques que j'emploie habituellement sont de longueurs variées, suivant les dUrérentes portions du canal de l'urètre sur lesquelles oti se propose de faire porter son examen.

Les tubes longs mesurent i4 centimètres; ils sont destinés surtout à l'examen de Turèlre postérieur.

Les tubes courts destinés seulement à l'urètre pénien ne mesurent que 7 centimètres.

Les tubes moyens destinés ù l'examen de tout l'urèlre

antérieur mesurent i3 ccntimèlres. Ce sont ces derniers qui sont le plus généralement employés.

Calibre. — l'our établir le calibre le plus avantageux des tubes urétroscopiques à employer, Oberliinder et Kollmann ont, ù ce point de vue, examiné 3oo malades' et

nîSTOHIQI E DE L'irHÉTitOSCOPIE

sur ce nombre ils oui iroiivt' que a à 3 pour loo seulement des sujets ont un méat trop étroit pour admettre le a3 Charrière, tandis que pour le grnnd nombre (69 à 70 pour 100) on peut très bien employor li» 27 et même le 29.

Chez 10 pour 100, il faul employer le a3:

Chez 25 pour 100, il faut employer le y5.

Ces reclierchca montrent donc que le plus grand nombre des muladca ont un méat assez large, pour admettre au moins un n° a5. Et, de fait, mes observations personnelles sont absolument d'accord avec ces «hiilFres,

de telle manière que, dans l'immense majorité des cas, j'emploie le tube urétrostopiqn« n" a6.

D'une façon générale, il y a grand avantage :t se servir du lube le plus large possible, car la suH'are d'eNann-ii devient alors plus étendue, el les plis de In muqueuse s'efFacent de telle façon, que les petite» lésions qu'ils pourraient recouvrir et caeber, apparaissent facilement.

CoiuposilioH, — Les tubes cjue j'utilise sont métalliques el nickelés. C'est, en elTel, de celle manière qu'ils sonl le plus facileuieni nelloyés, stérilisés el maniés.

8o EXPLORATION DE l'uRETRÈ

Quelques auteurs préfèrent les tubes de verre, parce qu'ils forment un corps isolant, et que lorsqu'on manœuvre dans le canal des tiges chargées d'électricité, il se produit parfois des court-circuits lorsque celles-ci viennent au contact des tubes métalliques. C'est là un minime inconvénient, facile à éviter avec quelques précautions.

D'autre part, la fragibilité des tubes de verre peut faire redouter qu'ils ne viennent à se briser dans le canal, produisant ainsi de graves accidents.

Certains auteurs (Griinfeld, par exemple) ont préconisé les tubes de caoutchouc durci. Mais il ne semble pas que ces tubes doivent être préférés aux tubes métalliques, bien au contraire.

Les mandrins, à l'encontrc de ceux qui sont fabriqués en Allemagne, sont des tiges métalliques nickelées pleines. Leur manœuvre et leur sortie du tube, lorsque celui-ci a été introduit, m'ont semblé beaucoup plus faciles de cette façon que dans les autres modèles. Dans les premiers modèles de mon urétroscope une petite rainure avait été ménagée dans toute leur longueur; elle était destinée à permettre le passage de l'air lorsque, le tube étant introduit, on voulait retirer le mandrin. Grâce à ce dispositif la muqueuse n'était pas aspirée dans le fond du tube ; il n'y avait ni blessure produite, ni douleur ressentie. Cette disposition ne devient plus utile depuis que j'ai fait creuser d'une rigole la paroi du tube urétroscopique ; celle-ci lient lieu de tous les avantages de la petite rainure qui se trouvait auparavant sur le mandrin.

•2. Le mvnciie. — Le manche de mon urétroscope se com|)ose d'un corps métallique assez long pour être bien en main et muni d'un interrupteur destiné à établir ou à couper le courant. A son extrémité inférieure viennent se lixcr les deux (ils électriques qui amènent le courant. A son (»xlrémilé supérieure se trouve la loupe, facilement

mobile dans le sens transversal. La loupe elle-même, engainèe dana une petite chape métallique, est très aisijment démontable, de telle sorte que, suivant la longueur du tube employé, on peut faciieinenl la changer.

A (chaque longueur de tube, en efi'et, correspond une loupe dont le foyer répond très exactement ii la longueur du tube.

Enfin, sur cette extrémité supérieure, vient se fixer la petite fampe électrique, montée sur sa tige plus ou moins longue, suivant la longueur du Fio. 35. — Mandie de tube. Ces tiges sont calculées de ma- l'uréiroscopeLupuYec . la loupa el les 'u' (vu

niere a ce que 1 ampoule arrive tout de face).

près de l'extrémité du tube endosco-

pique, sans cependant pouvoir entrer en conlact avec la

muqueuse.

Sa ESPLOBATION DE 1,'rHr.TllE

peut ^tre changée sont exln'imeB, quelques secondes siifTisent.

Le courant électrique peut être relui de la ville, sur lequel on branche un rhéustat tclque Tun de ceux qui sont

représentés ici (voir llg. 3C et 3;) et qui est destiné a graduer à volonté l'éclat lumineux des lampes.

J'ose opérer que la fiieilité du maniement, la précision de vision, la sûreté de diagnostic que donne mon inslrument, permettront à beaucoup de médecins do revenir à

HISTORIQUE DE l'IiRËTHOSCOPIE

l'urétroscopie, car beaucoup, même des plus convaiDCUS, avaient été rebutés de ce précieux mode d'investigation, dès leurs premières tentatives, par les difficultés de maniement des urétroscopcs précédemment employés.

Si jusqu'ici, en France, on a très peu pratiqué l'urétroscopie, il faut en voir la raison surtout dans ce fait, que les instruments, mis à la disposition des médecins, étaient vériliiblement bien incommodes, ou bien compliqués.

Mais actuellement que mon urétroscope, simple et pratique, permet de bien voir les lésions urétrales, ce mode d'investigation doil entrer dans la pratique urétrale courante, au même titre que les explorations par les explorateurs à boule olivaire.

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