EXPLICATION DI-: LA PLANCHE I
Pic. I — Aspect normal du veru-monta&um, va à l'oiétroseopa- — Le VM^ montanam cït \it '-a plnin ilans sa pim ^rand» largeur. L'utriiMil<; pro«lific|ua n'wlpis vitiblii. Dans It partie auporicuri-. la muqueuM ur£trali' BnpmFiil plijséo ra bourrelets fonttituc un poini -In rp|)èrp pr^-cicux ilann l'appri't'itlion di- In forme et des limiles du vrru-montai>iiiii.
KiG 3. — Aspect normal de la partie antérieure du veru-mon-
tanum, tu à l'urétrOBCOpe, lorwjor I^ lubc •>n.-lr(»cu|<iqu.> a ri.' ramen.' "n avanl d.- la lipire précédent.'. La willin du veru t iliniii.uc.^ d.. liBiil-'ur .-l d» largeur; en avant du verii, oa voit ooltement lo titân du vcru-montanum. Dans la partie iu|i^i«tgm In bourmlcl de muquouw finemnnl plilu^^ ■ aug-
b'iu. .'< — Coupe longitudinale d'un urètre normal, tu directement. — Oti 1 voit nettement >-n haut, la foMe iMvïrruIaire, pui« plus bti. ileui grandes lacunee do Margagni ro formn de lioltu. On voit onton' ài' Dombreui orîftceidu lacueet plu» pctiles el Vt>n pnil lumprcndrc ainsi, d'uni' pari, comment oit dilTicnebohti-nirladi^inrecIJon i'c>mpléf de Ini» ces |>vtits diverticules . lomju'ibont M l'nvalii.' p»r |c f^iuicoipi''. et d'aulri- pari, l'arliuii bicntaiianti- di* la dilnlation.
FiG. i. — Aapect normal du bulbe urétral, ^
La figure rentnle r<>ï,M la forrn.' d'uni- l.'ril'' iriticsl. eit caractJriitiqiir.
i & t'urétroflcope. -
fir,. ^. — Aspect normal d'i 1 l'arétroscope, uni r v.h la
piraiil les ligiirc-t 3 <■< f>. un
représenta par 1» llijur<' S. — 1.
fi, par l« fkit di' la pmsutin ainsi proTWfllvw, de la inui]unti>
ne grande lacune de Morgagnl, vue
fonii'- d'un V i) poînli- inférimiri-. V,n mnirumpn'iid Irt'S bien r»-p<.tl urilroscopiipi<- I j.oinli- du \ ni plu^ ïigu( dans la liçvirt' lu IuIh- urél)«MI>{Ùqiie et dv la diilcnûon
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URÉTROSCOPIE DE l'uRKTRE NORMAL lOl
Les lacunes de Morgagni ont leurs orifices tous situés sur la paroi supérieure de la région pénienne. Ces orifices se présentent sous la forme de petites fosses dont la couleur ne diffère pas de celle des environs. A l'état normal, leurs parois ne s'élèvent pas au-dessus des tissus avoisinants.
Les grandes lacunes de Morgagni, examinées en position pariétale, sont parfaitement reconnaissables à ce fait qu'elles affectent la forme d'un V dont la pointe est tournée en bas (voir planche en couleur n** I, fig. 5) et dont les branches limitent bien les parois de la poche.
Les glandes de Litlre se montrent en grand nombre sur toute la surface de Turètre. A l'état normal, cependant, elles ne sont pas visibles et ne le deviennent qu'à l'état pathologique.
Les glandes de Cowper s'ouvrent sur la muqueuse de l'urètre par des orifices qui ne sont pas toujours visibles. Ceux-ci sont souvent cachés par des replis de la muqueuse : à leur niveau, le repli de la muqueuse revôt souvent l'aspect d'un V, dont la pointe regarde Tisthme et dont l'ouverlure correspond à rorifico externe.
Examen de l'urètre postérieur normal.
Si l'on a introduit Turôtroscope profondément dans la vessie, on peut parl'aiteinent apercevoir la muqueuse vésicale pâle avec ses vaisseaux caractéristiques. Malheureusement, dans CCS conditions, l'urine sécrétée constamment parles uretères ne permet pas de bien examiner â loisir la muqueuse vésicale ; car elle vient constamment troubler le champ visuel. Pour obvier à cet inconvénient, il est nécessaire d'user d'un artifice un peu spécial qui est décrit plus loin (Voir : p. 187).
En retirant ensuite peu à peu le tube et en abaissant bien le pavillon de l'urétroscope, on peut observer le col
EIPI.ORATION DE I
vésical qui apparail sous l'aspet-t He plis radiés d'un point central. Si l'on n'a pas f'orlenient ab; pavillon de rurétroscope, c'est la paroi inférieure de l'iirè' Ire qui apparaît alors, notis montrant une série de plis longs et bien marqués, convergeant vers le haut.
Plus en avant se voit très facilement le veru-monlanum sous l'aspectd'un fuseaii, allongé d'avanlcn arrière. Sur la ligure 1 de la planche en couleur I, on peut l'apercevoir en plein dans son milieu sous la forme d'une saillie lisse bombant nettement en haut et relativement volumineuse. Sur la ligne médiane on peut parfois voir une fente verticale qui est l'orilice du sinus prostatique, mais le plus souvent cet oriQce n'est pas visible.
De même, sur ses parties latérales, on peut quelquefois apercevoir les conduits éjaculaleurs plus ou moins remplis de pus. C'est ainsi que dans un cas d'orchi-épidîdymite blennorrhagique chronique gauche, j'ai pu voir, très atsémenl, le canal éjaculaleur gauche donnant issue à du pus, et surplombé par un veru-montanuin très congestionné et dévié.
Au-dessus du veru, on aperçoit la muqueuse urêtrale finement plissée ayant l'aspect d'un bourrelet occupant toute la partie supérieure du tube uréiroscopique et formant un véritable croissant à concavité inférieure encadrant le veru. C'est là un point de repère précieux dans l'appréciation de la forme et <le9 limites du veru-niontanum.
La figure 2 de la planche en couleur I montre la partie antérieure du veru-monlanum lorsque le tube uréiroscopique a été ramené en avnnt de la ligure précédente. La saillie du veru a diminué de hauteur et de largeur; en avant du veru se voit nettement le frein du veru-monlanum.
Pour bien voir le veru-montanum, il est nécessaire comme nous l'avons déjà dit plus haut (page 91) de faire tourner d'un demi-cercle tout le tube uréiroscopique. La lampe se trouve alors à la partie supérieure du tube
partant I
lissé le I
URÉTROSCOPtE DB l'uRÈTRE PATHOLOGIQUE Io3
«t illumine l'ensemble du veru-montanum qui apparaît nettement visible. De plus, il est également facile d'assécher complètement la muqueuse et de faire disparaître les sécrétions accumulées au bas du tube, avec de fietits tampons d'ouate montés sur des joncs.
L'inspection de tout l'urètre postérieur est rendu do «ette façon extrêment facile, et la vue des moindres détails «st parfaite.
Plus en avant le veru disparaît complètement, et pendant ce temps le bourrelet de muqueuse qui occupait tout à l'heure la seule partie supérieure du tube augmente progressivement, el l'on n'a pluu devant soi, qu'une figure assez régulière dans toutes ses parties, présentant un orifice central d'où partent des plis radiés : c'est la région membraneuse, qui est elle-même fréquemment le siège ■d'inflammation chronique.
Un peu plus en avant, la figure urétrosco pique change subitement d'aspect, et présente alors en son milieu une fente verticale très longue, et très bien marquée : c'est le bulbe urétral, point de repère précieux dans l'examen de l'urètre. Il est aussi facile à reconnaître car aussitôt qu'on est arrivé à ce niveau le lube urétroscopique, auparavant fortement fixé par la portion membraneuse, récupère de suite sa liberté. La figure 4 de la planche en couleur 1 donne un aspect caractéristique du bulbe urétral. Rappelons que l'aspect tout particulier de la fente verlicale de la figure centrale est dû à la compression latérale exercée par les muscles buibo et ischio-caverneux à ce niveau.