HISTORIQUE DE LA CYSTOSCOPIE A PRISME
La cystoscopie à prisme est, on peut le dire, presque tout entière Tcpuvre du regretté P*" Max Xilzc (do Merlin) (|ui, par ses r(Mnar(|uables et importants travaux sur la cystoscopie, mérite, h bon droil, la première place dans riiisloire de la cystoscopie *.
I. Pour riiistoric|ue «le rciidoscopie en (H'iiôral cuusiiltcr Tliistoriqnc «le riirélroscopic (voir plus lisiut, |»««{;e <'n) et riilslorique de la cn stoscoplc à vision directe (voir plus loin, page il*>«j).
HISTORIQUE DE LA CÏSTOSCOPIE A PRISME idl
H avait cependant eu un précurseur dans Cruise (de Dublin) '.
Cet auteur, en i865, avait imaginé de regarder la cavité vésicale avec un simple tube coudé à angle obtus, muni d'un miroir au niveau de sa coudure. Dans un premier modèle, Cruise avait, pour permettre la vision, placé tout à fait à l'extrémité de son tube, une fenêtre fermée d'une glace. Mais de cette manière, si la lumière était bien reflétée sur le miroir, celle-ci aveuglait l'observateur, l'empêchait d'obtenir aucune image vésicale et ne lui renvoyait au contraire, que l'image de la source de lumière.
Aussi, dans un deuxième modèle, avait-il obturé complètement l'extiémité terminale de son tube, et placé la fenêtre munie d'une glace, tout à fait à angle droit près du miroir. De cette manière les rayons lumineux et visuels étaient ir/léchis à 45°, et il obtenait l'image reflétée de la vessie dont il pouvait même examiner le col.
Quoi qu'il en soit, les premiers travaux de Nitze remontent à 1876, époque à laquelle il avait conçu la première idée de son instrument, et en avait créé le squelette. Un an plus tard, on 1877, il imaginait un cystoscope à éclairage interne.
L'éclairage primitif qu'il adoptait à ce moment dans son instrument avait été créé dix ans auparavant par lîriick (deBresIau^, qui avait eu l'idée d'utiliser, pour éclairer les cavités naturelles, une anse de platine incandescente et refroidie par un courant tl'eau.
Le cystoscope de Nitze, de 1877, se composait donc d'un cathéicr coudé à son extrémité. Le bec de l'instrument
t. Cniltc. 1'. n. Tlic Kiiriotrope «s un \i<l iii (hc DiugnosU and Treatment oF Diseuse el TIig Ulilily of llie Enil<>sci>p. Uablin Qiialerly Joiirnnt of mtdual Science. Maj i, i805,
1. Briirk. l)ns I'retrott.up uiiil ilut Sluiuiitusriip ziir durflileiirtiluiig lier niiise und ilcr/iilinc uiid ilircr Ni.clib^rllicilu durrh gulvcnilsclics Gliilillchl.
l52 EXPLORATION DE LA VESSIE
portait la source de lumière qui se composait d'une anse de platine rendue froide par un courant d'eau. La vision était obtenue au moyen d'un prisme placé au niveau du coude de l'instrument*.
Cet instrument primitif fut perfectionné et rendu plus pratique par Leiter, de Vienne, en 1879 et de là l'association des noms de Nitze-Leiter donnée à ce premier modèle de cystoscope à prisme.
Mais cet instrument était compliqué par le fait de la présence nécessaire de la circulation d'eau, et peu pratique à cause de la difficulté qu'il y avait à proléger l'anse de platine incandescente.
Les choses en étaient là lorsque survint la découverte de la lampe Edison. Immédiatement appliquée à la cystoscopie par Nitze, cette modification capitale apportait à l'instrumentation primitive un progrès considérable.
C'est en 1887 que Nitze" faisait construire son cystoscope définitif dont les modèles actuellement en service ne sont que la répétition. Enfin, en 1889, il consignait les importants résultats obtenus avec son instrument dans son livre : « Lehrbuch der Kystoskopie ».
Description du Cystoscope à prisme de Xitze.
Le cystoscope à prisme de Nitze est en effet aujourd'hui l'instrument le plus communément employé pour l'examen de la cavité vésicale.
11 est constitué par un cathéter métallique à extrémité coudée en béquille. Son calibre correspond au n" 21 de
I. Nilze. Eiiie neue Beleûclitunjjs und L iitersucliunijsmelhude Fiir Uîirnr(»rhe Harnlil<isc uiul Hectuni. Wiener med. Wochenschrift, l87(), n" a/| FF.
3. Mue. Illustrirte Monatssriirifl der arztlichcn Polytcckiiik,, iSS-j.
NiUe. Beitriipe zur Endoscopie. Verhand. der Deutschcn Gescllsrlmft Jiir Chirunju', 1887.
lllSTOniQLE DE L\ CÏSTOSCOI
la filière Charrière. Sa longueur est de 30 cenlîinèlrcs. L'extrémité béquillée de l'instrument porte une petite lampe électrique destinée à éclairer les parties correspondant à la coneavité de l'instrument. Ces lampes atijourd'iiui très perfeclionnées, sont tout à fait froides, même lorsqu'elles sont allumées.
Des deux lils destinés à amener le courant â la lampe, i'un est inclus, isolé surtoute sa longueur, dans la paroi de l'appareil, l'autre est en rapport avec la paroi métallique même de l'instrument.
Le courant éleclriquc est amené a riiislrumcnt par le
- Cyilotcopc de Nilic.
moyen d'une pince en i'ormc de iloulile fourche tpii s applique par simple contacta deux anneaux situés su rie pavillon du cystoscope.Grâccà ce dispositif, lecystoscopepeut p. être tourné dans tous les sens, sa ns que le courant éleetrii] ne loit pour cela interrompu.
Le corps du cyatoscope qui est droit couiprend, dans inlérieur, une série de lentilles deslinées à agrandir images. Enfin près de l'union de la portion droite ivec la portion béquillée de l'instrument se trouve un irieme à réflexion totale sur lequel viennent se réfléchir 1 images des positions de la vessie <pii sont éclairée» Ear la lampe électrique.
C'est après la création du cysloscope de ,\itze que sont
tS4 E^l'LrlnATlO^ de la vessie
venues de norabieiisos modifications lescjiielles, créées par de multiples ailleurs, avaient pour olijel de perfectionner telle ou telle partie de rinstriiiiionlalioii, avec des buts difTérents.
Ces modificalionH sont les suivantes :
1" Modilicatioiis nyanl pour l>iit l'irrlj)iitton de lu vessie.
Cystoscopp df lirennrr. — La ijremiùre idée de eelle nioditioation revient à Brenner qui lit construire un cystos-
CjsloscojHj (le llrcniicr.
cope à clianipde vision et à lampe silUfis sur la convexité, et muni, sur sa partie convexe, d'un petit tube creux destiné à irriguer la vessie pendant l'examen cystoscopitiue. Kn outre, ce canal, bien que très lin, étnil aussi destiné à c-onduire une sonde dans les uretères.
Mi'ijatoscope de lioissfatt rfn Rocher. — Boisseau du Bocher' fil aussi construire un cysloscope qu'il appela Mégaloscope el qui se composait de deux parties séparées : l'une était constituée par une sonde creuse répondant au n" 23 Cliarrière, coudée près de son extrémité et munie à ce niveau d'une lampe électrique minuscule. L'autre
I . BiiinGHii ilii Radier. Aiumlti drt maladies Art atjj. ijéttUo-uiin •1 t)e l'eiiHuEruiiic it liiiiiiùre eilcrtic cl lie l'ciidotrofiic fk lumière i \ea maladUs éavrg. giiùh-arinairti, 1^3, p- iti, el l8gi, t>. Si-