HISTORIQUE DE LA CTSTOSCOPJE A PRISME
partie, partie optique, qui glissait et pénétrait dans la première comprenait un ttibe qui portait enchâssés dans son intérieur des lentilles et nn prisme. Ce prisme était disposé de telle manière qu'il venait se placer exactement dans une fenâtre réservée à cet effet dans la sonde décrite précédemment. Quand la première partie seule était introduite dans la vessie, sans la partie optique, on pouvait pratiquer des lavages vésicaux comme avec une sonde ordinaire.
Plus tard, Boisseau du Rocher' fit adapter sur la partie convexe de son instrument deux petits tubes à irrigation servant à pratiquer le lavage de la vessie pendant l'examen et à Taire passer des sondes destinées à cathétcriser les uretères.
Cysloscope de GiUerbrock. — Le rjstoscopc de Giiterbrock^ ressemble beaucoup au Mégaloscope de Boisseau du Rocher. Comme dans le précédent, la sonde et l'appareil optique sont indépendants, ce qui permet le lavage soigné de la vessie au cours de l'examt'n lorsqu'on enlève la partie optique. La sonde légèrement coudée à son extrémité vésicale était percée de deux orifices, par lesquels pouvait se faire le lavage de la vessie. Dans l'intérieur do cette sonde venait glisser im tube plein, portant la lampe, le prisme et l'appareil optique. La lampe et le prisme venaient se loger exactement au niveau des orifices de la sonde.
Cysioscope lie Femvkk (de I^ondres). — Le cvstoscope de Fenwick construit sur le même principe que le cjstoscope de Giiterbrock en est un pei-fcclionnement. II est également composé de deux parties distinctes. La sonde creuse se difTérencie de la précédente parce qu'elle ne porte qu'un seul et large orifice permettant le lavage et au
I. Boisseau (lu Rnriier. Aiumtea i/ei naliidies des onj. ijénîlo uiinairrs. 1898 (Cy>M»'..|,ip Rt FHlIiél.'risiiK- <lct ureli-rcs).
1 G<>tethoi\.. Berlin, htin. n'acheiaehrijl, iSgS, n" 19, p. OiS.
HK I.A ÏESSIK
niveau din|Ln*l viciincnl sf plarer nu moment de l'examen
lampe et le prisme.
Le Ci/slosayte ihi P' KoU-
, de Leipzig, est égale-
i f lin- ni rimstniil d'iiprès les
■' ■' Tinripcs.
1" Mo<liIienllons ayaut pour l>iit la vue (lu col vi^sical.
Cyslo.'icope spécial de Niize, n° m. — Pour obtenir la vue du roi vi'siral, Niize avait fait ronslruire un modôle spéciîil de cystoscope àcoudiire modifiée avec le([uel on pouvait voir facilement le col de In
vessie.
Cystoscope de Schlaginlweit.
— Plus tard, Schlagintweit' n résolu plus parfaitement le problème dillieile de la vue <!irc(tc du col vésii'al, grAce il la manipiivre d'un prisme mobile, commandée de l'extérieur. Par l'ellet d'un mécanisme spécial on peut faire saillir le prisme et examiner ainsi par une vue rétrograde, le fol de la vessie; par une iiianieuvre très simple on peut aussi faircjentrer le prisme à la place (|ii'il occupe ordi-
I. Scblijr'iiilwcit. [lus rtli'D^rade KyMnskup, CrntralliltxU [, H. Krankhfitea d. Harn und Sexualorgaac. igoS, XIV, p. aaa.
lUSTOlUQLE DE L\ CYSTOSCOl'U: A PIUSME lô"]
naireinent. Si bien que cet instrument peut servir d'une manière usuelle non seulement pour l'inspection du col vésical, mais aussi pour Texamen de toute la vessie comme un cystoscope à prisme ordinaire.
B"" L'agrandissement du champ visuel.
C'est dans ce but qu'a été construit le Cystoscope de William Otis (de New-York).
Dans cet instrument, le prisme est supprimé et il est remplacé par une lentille hémisphérique dont la surface plane est argentée. Il se compose de deux parties séparées: un tube externe portant l'éclairage — un tube interne contenant l'appareil optique entier. D'après son auteur, on obtiendrait avec cet instrument un champ de vision quatre fois plus grand et plus clair que celui de tout autre cystoscope.
4*) La vision l>inoculaire.
Pour obtenir la vision d'un objet placé dans la vessie avec les deux yeux, et obtenir ainsi le relief donné par la vision binoculaire, le D' Jacobv * de Berlin a fait construire un Stéréocysloscope qui perracl de regarder l'intérieur de la vessie avec les deux yeux. Ce mode d'examen facilite évidemment beaucoup la bonne interprétation des images — surtout chez les débutants.
S*" Modifications ayant pour hut d'effectuer les opérations
endo-vésicales.
C'est pour pouvoir faire de petites opérations dans la
I. Jacoby Le Su^réooystoseopc in AnnalcsGcnilo- Urinaires dn l'""* Mar^ i<jo6, page 35<).
l58 EXPLOnATION BE LA VESSIE
vessie r|iie Nitze fit construire son i-i/sfoscope opéraleiir'. Ce modèle spécial de Cystoscope fiait muni de pinces prêhensîves, de galvano-cautère, d'une anse gntv;iiii(|iie permettant des intervenlions endo-vésicales.
Caspei' avait (■gaiement ronsEruil un Cystoscope opérateur portant les mômes instruments que le cystoscope opérateur de Nitze mais avec des dispositifs dilférents.
Enfin Fenwick avaitadoptc à son cystoscope un trocart (|ui permettait, après avoir ponctionné la vessie, à l'hypogastre, d'examiner la cavité vésicale par l'orifice suspuliien ainsi formé.
Mais ces instruments, ne rentrant pas dans le cadre spécial de l'exploration de lu vessie qui est seule à traiter ici, ne seront pas autrement déci'iis.
0" Itloclllieallons ayant pour i)nl d'ellecluer la photoornpliif ondo-vésienle.
Les belles images que Ton
j^ )ierçoit avec le cystoscope
(Êr avaient fait penser depuis
longlenips à les fixer par la pliotograpiiîe. Les jn-cmiers
essais photographiques faits par Antal à Budapest et Kul-
. >il»c. Ctniralblt
TI^CIiniQUE DE LA CÏSTOSCOPIE A PRISME iBg
ner, n'avaient pas donné de très bons résultats. Niize' perfectionna la méthode et obtint des résultats satisfaisants.
Hirschmann puis Berger' apportèrent ensuite à cette méthode d'importants perreotionnements.
Un des appareils les plus pratiques pour obtenir des photographies endo-vésicales est celui du P' KoUmann (de Leipzig) dont la reproduction se trouve ci-dessus. Enfin le D' Jacoby, de Berlin % a fait construire aussi un sléréocystopholographe qui permet d'obtenir des images stéréoscopiques des objets placés dans la vessie.
' Modlllcadons ayant pour but le calhélérisme
de l'uretère.
Les modifications apportées dans ce but aux cystoscopes à prismes sont décrites dans un chapitre suivant (voir pages 236 et suivantes), nous n'y insisterons pas ici.
TECHNIQUE DE LA CYSTOSCOPIE A PRISME I*r4^ parution de l'inslmmenl.
A. Stèrilimtion. — Le cysloscope à prisme devra être stérilisé dans une étiive à formol dont une des plus simples et des plus pratiques est celle que j'ai décrite'.
Cel appareil se compose d'un simple tube de verre de ■gros calibre ouvert aux y bouts et portant à chacune de ses extrémités un pas de vis métallique, sur lequel vient se
I. Nitze. KystopliulOf;rii|>lii»<licr \(lns. VViesliadeir, i8i|i,
a. Berger. Noiiec sur la |ilioWgriipliic de ta icssie. Xnnnles <jrnUo-uihiairtS. igoo, p. ^l'i.