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I. (Mi>on. Leçons cliniques, t. 11, p. 3ii

vont l'econnaitre le:

PHTSIQTIE

lysos

apophyses épineuses des premières lombaires et la dernière côle, et se placer dans le triangle costo- vertébral.

Les doigis de la main aiilérieiirp seront placés sur la partie exlernc du musi-le grand di'oil ; du côlé droit,

ils peuvent se tenir à l'alHiiiremcnl du rebord roslal ; du côté gauche, ils s'însînucront sous le rid)or<l costal.

Les mains étant ainsi placées, ilfautalors faire la palpât ion i( en mesure » (Guyon). On prie le malade de respirer lenlement et largement, sans aucun effort ; puis on a alors bien soin de profiter de la détente produite par l'expiration,

dans laquelle le vetilre est dans le relâchement, pour pratiquer In palpation profonde. On évite au contraire toute pression pendant l'inspiration, qui tend l'abdomen. On gagne alors du terrain à chaque expiration et l'on pénètre ainsi graduellement et progressivement dans les proTondeurs de l'abdomen. C'est en agissant ainsi qu'on arrive à appré<ner parfaitement la mobilité et le volume du rein. C'est aussi dans la position dorsale que l'on recherche

le linll'jltfmenl rvnnl décril par Guyon, et <|ui est un adjuvant l'orl utile de la palpation. I.a main abdominales doit être l)ien intimement appliquée à la paroi de l'abdomen cl la déprimer à peine, sans exerrer de pri;ssioTi Irop marquée. Pendant ec temps, les doigts de la main postérieure placés dans le triangle costo-vcrtébral imprimeuL par la llexioii répétée des phalanges, des secousses répétées sur place et qui se succèdeni lapidement. Le rein, soulevé par la main postérieure, vient cho-

FA AMEN PIIYSIQIE DU REIN 3o I

quer légèrement la main anléricure. On obtient ainsi le ballottement rénal qui permet de reconnaître très aisément et d'examiner avec précision la face antérieure et les bords du rein.

Ce ballottement rénal n'est cependant pas un signe absolument particulier au rein, car on peut l'observer avec toute tumeur prenant le contact lombaire, telles que les tumeurs du foie, de la rate, du côlon ou môme du pancréas. Néanmoins on reconnaîtra que le ballottement est bien rénal, lorsqu'il aura son maximum dans l'angle costovertébral, point où le rein se trouve plus près de la paroi abdominale postérieure, tandis que c'est dans l'espace costo-iliaque que le ballottement des autres tumeurs a son maximum.

2® Lapalpation néphroleptique de Glénard^ met principalement à profit la mobilisation du rein sous l'influence des mouvements respiratoires. Glénard étreint largement et solidement la zone des parties molles immédiatement sous-jacentes au rebord costal, avec une seule main (la gauche pour le côté droit, et réciproquement) en plaçant le pouce en avant, et les autres doigts en arrière. Pendant ce temps l'autre main peut déprimer la paroi antérieure de l'abdomen en s'appliquant à plat sur elle. Si l'on fait alors efl'ectuer au malade une inspiration profonde, on sent que le rein s'abaisse au niveau de l'anneau formé par le pouce antérieur et les doigts postérieurs. Le rein peut même s'abaisser plus bas puis re[)rcndrc sa place lorsque l'anneau se desserre. De là les dénominations expressives données à chaque temi)s ainsi décrit: l'affût, la capture et l'échappement.

2° La position demi-assise peut être employée dans la palpation du rein, principalement lorsque le rein n'est ni volumineux ni très déplacé (Tuffîer).

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