‹ Exploration de l'appareil urinaireChapitre 85 sur 144 · I.E SÏNimOME imiQLK 3l · texte numérisé non relu

I.E SÏNimOME imiQLK 3l

constitution goutteuse, qui se plaignent d'une série de symptômes qui les alarment, et leur font rroire qu'ils sont atteints de lésions organiques sérieuses, alors qu'en réalité un examen méthodique complet, fait constater que leurs organes sont indemnes. C'est dans ces c^s, que les phénomènes qu'ils présentent, ne doivent êti'e rattachés, uniquement, qu'à des troubles de composition des urines.

Dans un mémoire publié dans les Annales des Maladies des Organes Génito-iiriiiaires, de 1897-1898, le D"" Oscar Kraus, de Karlsbad a, un des premiers, attiré l'attention sur les phénomènes decette nnture, et a dénommé ce syndrome, Pollakitirir iiriqtte.

Plus tard, Chevalier a publié au Congrès d'Oologîe de iSgg, une intéressante monographie sur le même sujet.

Les principaux symptômes dont se plaignent les malades sont :

1° La fréquence exagérée des mictions, surtout marquée après les repas.

La miction est, souvent, exlrêmemenl impérieuse, et simule une cystite qui n'existe pas, à tel point que cette " fausse cystite m est souvent soignée par des médecins non prévenus, qui font des lavages et des instillations, lesquels, bien entendu, ne procurent aucune amélioration, quand ils n'amènent pas l'exauerbation des symptômes.

a" La /iriilure en urinant, vive surtout à l'émission des dernières gouttes d'urine, donne bien souvent aussi aux malades l'impression d'une véritnble blennorrhagic aiguë, et les fait redouter d'en être atteints.

3° La perte de quelques gouttes d'urine aprh ta /in de lu miction. Ce phénomène, qui est très fréquent, inquiète parfois beaucoup les malades, les fait croire souvent à un rétrécissement qui n'existe pas, et plusieurs d'entre eux viennent consulter se croyant atteints de cette nlVeclion.

i° La pesanteur, lu lourdeur du côté du périnée, de la prostate et du bas-ventre, sont aussi des symptômes très

iHi'l Ë\PL^JHATlO^ DU llEl^

fréquemment observés. Les malades d'un certain âge se croieot atteints d'hypertrophie prostatique, alors qu'en réalilé leur prostate est normale.

5° Les douleurs sont, aussi, très souveni ressenties. Tantôt, ces douleurs sont articulaires, siègent au genou ou dans les articulations du pied, et l'ont redouter chez tes malades qui sont en même temps porleur.s d'un suintement tirétral, l'exislence d'un rhumatisme blennorrhagique.

Tantôt, et plus souvent, la douleur est lombaire, extrêmement niarqiiét; le matin au réveil, ou après un repos prolongé, et ilisparait rapidement sous l'inlluence de l'exercice modéré. Ce dernier symptôme est fréquent, et il a été bien mis en valeur par le D' Debout d'Ëstrées (de Contrexéville) '.

6° Les malados se plaignent enfin, souvent, de troubles ffénilati.T ilivers : ils accusent parfois la diminution de la puissance virile. D'autres fois, l'éjaculalion est nettement douloureuse, donnant une sensation de brûlure extrêmement désagréable. Enfin, d'autres fois, l'éjaculation est hâtive, et parfois involontaire. La répétition de ce symptôme amène un épuisement général qui inquiète considérablement les malades.

Quoi qu'il en soit, lorsque les malades viennent consul ter, se plaignant de l'un ou de plusieurs de ces symptômes associés, la première chose à faire, est de les faire urinerdaus plusieurs verres, et l'on peut de suite, pre.sqiie toujours, éliminer une lésion organique, lorsqu'on voit que leui's urines sont limpides et ne contiennent pas trace de Tdanients.

Un examen plus approfondi ayant montré que l'urètre est libre, sans trace de rétrécissement, que la vessie a une excellente capacité, que le toucher rectal ne révèle aucune lésion de la prostate, ni des vésicules séminales,

■I (f<r /irali'/ue médieaU à Contre

Page 1