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CLINIQUES

Dans le chapitre précédent nous avons vu la part prépondérante que devait avoir la « Clinique » dans le dia-

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gnostic des maladies du rein. Mais si importante que soit cette part, elle est cependant limitée; et la nécessité de recueillir séparément l'urine des deux reins s'impose formellement aujourd'hui, non seulement pour faire le diagnostic d'une lésion rénale, mais encore et surtout, lorsqu'une intervention chirurgicale parait indiquée sur un rein, pour s'assurer de l'intégrité fonctionnelle du rein supposé sain'.

Si, en effet, les symptômes cliniques permettent parfois à eux seuls de faire le diagnostic d'un rein malade, il n'en est pas moins vrai que :

1° Quelquefois, ils sont absolument muets et ne donnent aucun renseignement utile ;

3' D'autres fois, même, ils induisent complètement en erreur: plusieurs ohaervations publiées' en sont une preuve convaincante. Ainsi, dans un cas cité plus loin page 3^7, tous les signes cliniques indiquaient /e rem efroiV à la né pji recto mie — alors que, tout au contraire, le séparateur avait démontré que ce rein droit était le seul rein bon. — La néphrectomie du rein ffauche démontra la complète însuHlsance fonctionnelle de celui-ci, et lit comprendre le danger qu'il y aurait eu, à ne se baser que sur la clinique ;

3" Enfin, jamais les symptômes cliniques ne pourront renseif^ner sûrement sur l'intégrité de l'autre rein, ce qui est capital, lorsqu'il s'agit de poser les indications d'une néphrectomie,

Quand on lit des observations où des chirurgiens, ayant pratiqué une néphrectomie, ont vu le malade mourir vingtquatre ou quarante-huit heures après, s'aperrevant alors seulement, mais un peu tard, soit que leur malade n'avait

I. Consullerli ce sujel, In l'enta i-qiiable llièw de Gossct: Él'iile lur les Pyoai. pliniiet. l'arls, Slïîniiell, IQW.

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