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qu'un rein, soit plus couramment, que le rein qu'ils ont laissé avDÏt un fonctionnement insufTisanl, on est alors réellement frappé de ce fait que la séparation des urines a un intérêt capital et non pas seulement un intérêt de simple curiosité comme le pense M. Ba/.y '.
En effet, dans-une intéressante slatistique publiée par le D' V. Schmieden ', où Tailleur a réuni i 1 18 cas de néphrectomie, on peut voir que sur les 3oi ras de mort qui suivit l'opération, Ôti fois le décès survint par aniii-ie, ou par urémie, conséquence de l'absence ou de la maladie de l'autre rein. Dans ce même travail, est aussi publiée la statistique de ga néphrectomies faites par le P"" Srhede(de Bonn), dans laquelle on peut voir qu'une fois (cas 38), la mort esl survenue par urémie, parce qu'il n'existait qu'un seul rein (celui qui avait été enlevé). Dans l'autre, cas (cas 77), il y eut aussi mort par urémie, le rein qui avait été respecté étant rempli d'abcès miliaires.
L'auteur ajoute qu'après le choc opératoire, c'est le mauvais fonctionnement du rein respecté, supposé sain, qui entraine le plus souvent la mort après la néplirectomie.
Le fait suivant est aussi bien caractéristique :
n Dans l'une des discussions qui ont eu lieu à la Soc. Hopkins flosp. med. Soc. (17 décembre 1894), VVeIch raconlo une courte et saisissante histoire: on lui apporta un jour à son laboratoire le rein d'une jeune fille sur laquelle on venait de pratiquer la néphrcctomie. L'organe avait une forme et des dimensions anormales qui lui inspirèrent quelques soupçons, et lui laissèrent, dit-il, l'impression d'un rein unique. La mort de la malade survenue
t. M. Buy pense, en efllet, que l«s symptâmea lument suffire et il dit iIkdi la Presie midicaU ài •I Je doii njuuler que le plus suuieut, lu sèparatio «Ité, qui ne suflîl pas pour en juitiBer l'eiuploi. s
3. Dr V. Schmiaden. Die ErPnlee dcr^ierenrl fSr Chirurgie, l^eipiig, janvier 19011, p. aoï.
cliniques seuls peUTSnt c îo décembre I9<i3, p. f
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en quelques jours corrobora ses méfiances et l'autopsie les confirma pleinement '- »
Le D' Rafin, de Lyon, a publié' des observations de décès survenus à la suite de néphrectomies pratiquées alors que li) valeur fonctionnelle de chacun des deux reins n'avait pu être sullisamment établie.
Dans un cas (observation IX), l'épreuve du bleu de méthylène avait paru favorable, la néphrectomie du rein gauche avait été pratiquée parce qu'à la palpation ce rein gauche seul rtail volumineux alors que le droit était inaccessible à la palpation. L'autopsîe montra <pie les lésions rénales étaient bilatérales.
Dans un autre cas, dit le D' Rafin (observation XVII), « la vessie très inloléranle rendait impossible toute tentative de séparation ou de cathétérisme de l'uretère. La malade se plaignait du rein droit, lequel était très nettement augmenté de volume ; à gauche, au contraire, elle n'avait jamais souffert. A l'examen le rein gauche était h peine augmenté de volume, comme s'il se fùl agi d'un rein légèrement hypertrophié par compensation et facile à percevoir à travers les parois abdominales dépresaibies. La néphrectomie droite parut indiquée et fut pratiquée. Cette femme reste anurique pendant 6 jours. En ce moment, cl en présence d'une situation qui malgré l'état d'euphorisme de la malade jusliriait les plus grandes inquiétudes, je mis à nu et incisai le rein gauche: il était totalement remplacé par une masse caséeuse. Il serait diUicile de trouver un exemple justifiant plus éloquemment toutes les tentatives pour obtenir des notions précises sur la valeur séparée de chaque rein, soit par le cathétérisme urétéral, soit par la séparation endo-vÉsicale. »
koiioUeft'. Thiif. Moi