‹ Exploration de l'appareil urinaireChapitre 97 sur 144 · LRINE DU REIS DROIT · texte numérisé non relu

LRINE DU REIS DROIT

Volume , Vric, p«r Chlorure* Bleu par I

S minules.

Il cenl. cubes.

8 minulei.

Il cent. eubet.

IRINE DIT REIN

G.\i:CHE

Volumo iwndanl les ï'i

miaules. . . .

Pas Hb blo

u. Chromogtnos

eulcmaiil, nou don'.

URINE VÉSICALE

Urée, par litre.

Chlorures, par litre.

Bleu, par litre..

5sm6 a i6 o 008

L'urine du rein gauche est uri peu plus louche que celle du rein droit qui est claire.

Le 10 août 1902, on refait une nouvelle injection de bleu dont rélimination est de nouveau normale.

Le i4 août, après injection de bleu, j'applique une seconde fois mon Séparateur pendant quarante-cinq minutes, afin de voir si les résultats sont bien les mêmes que ceu.x du premier examen. On obtient :

Volume

Urée, par litre

Chlorures, par lilre. .

Bleu, par litre

REIN DRorr

REIN GAUCHE

VESSIE

106 cent, cubes 6^?^4o

Présence.

IK^28 2 o/|

Pas do bleu, ni de chromogène.

5^f^76 4 45 Présence.

Dans ces conditions, et après cette double application du Séparateur, il semble évident que, contrairement à ce (pie faisait prévoir Texamen clinique, le travail est fait presque entièrement parle rein droit. Aussi, bien qu'on ne piit rien sentir par le palper de ce côté, M. Lecène, interne dn service, fait la néplireclomie gauche, le 3o août 1903.

Le rein, très difficile à trouver, était atrophié à un degré extrême, il ne mesurait (jue le volume d'une noix (\ oir lig. i3i).

L'hémostase fut réalisée par l'application d'un catgut; l'artère rénale présentait un calibre des plus réduits, liirctère fut lié à part.

La guérison opératoire se (it sans incidents, mais la malade se trouve naturellement dans le même état qu'avant I intervention.

Examen hislolo(jiijue du rein enlevé pur M. Lecène : Les coupes ont porté sur plusieurs points :

n) Au niveau des parties du rein atrophié.

/>) Au j)oint où il restait un îlot de parenchynie rénal d apparence

normale.

c) Sur l'uretère.

En (a), le parenchyme rénal est transformé en un tissu conjonctif

NÉCESSITÉ DE nEClîEll.r.in SfP.iHÉMrXT l'i-HISE l»FS DE! X IlEISS 3'|()

dense, parseiQi; de petites cavités kystii]iies revt'tiies d'ipUW-liuiD (cubique et contenant souvent à leur intérieur îles groupes de substance iJoUoïile (dégénérescences micro kystiques du i-ein) ; on ni' trouve plus de gloinérules de Malpiglil.

Rn (h), le parenchyme rénal est beaucoup mieux conser\'é, les tul>es contournés, les glumérules, les tubes de Beltini sont bienrcconnaissahles, et, pur endroits, tout h fait normaux ; mais, par places, il esiste une infiltration embryonnoire abondante entre les tubes : de plus, les tubes collecteurs sont dilatés, et l'iuriltralion embryonnaire est plus marquée quand on se raiiprm-lu' de l'extrémité libre de la pyramide.

Kn (e), on vuil i{iie la miiqucu^f de l'nrol-Tf rw| iHi.-intc d une

i: |iar des Ilots sous-inuqueux dt , l'épitliélium de la muqueusf

miré de Inllicules tu-

inllauimation chronique caractérii cellules embryonnaires. IVailloui urétérate est normal.

Dans aucune des prêpiiralions i berculeux .

On voit donc qu'il s'agit d'une iiijîUraiion chroniijur iliffusf du rein elde l'arriére, ayant amené l'alropbie coiupléte du parencliymc rénul avec dégénérescence niicrokystiqueilans la presque totalité du rein; nu tlotde parencliynie rénal relativement sain [lersïstaïl seul daus une étendue de i centimètres carrés environ.

Les coupes ont été montrées à M. le D' Brault qui pense qu'il saisit d'un rein congénîtulement petit et secondairement atteint d'in-

llur

cbr

.uqu.

La pièce est dessinée ci-contre grandeur nature.

Cette observation se passe, croyons-nous, de commentaires, car une mort certaine qui serait survenue si, n'écoutant que la clinique, on avait pratiqué la néphrcctomie à droite !

Enfin, une autre observation aussi typique que la précédente est due au P*" Albarran*.

« Homme de trente-cinq ans, atteint de tuberculose rénale fébrile avec rein droit volumineux et pyurie abondante ; ce malade avait en outre de la cystite tuberculeuse et sa capacité vésicale était réduite à lO grammes. Dans l'impossibilité de séparer les urines des deux reins par un procédé quelconque, nous pensions ne pra~ tiquer que la néphrostomie, suivant notre pratique liabituellc lorsque nous ne pouvons étudier les deux urines. Nous étudiâmes la composition des urines qui nous donna les chiffres suivants :

Urée 16?'' par a4 houres.

NaCl i2g',6o —

PhO iK'-jSo —

Albumine o?'',25 —

Epreuve du bleu de méthylène :

Début r*' heure.

Marche Continue.

Intensité Forte.

Duré*' Phis de /|8 iieures.

En opérant, nous trouvâmes un rein très augmenté de volume en état de pyonéphrose et conlenant de volumineuses cavernes. Pour éviter une suppuration interminable, nous nous décidâmes à extirper ce rein en nous guidant sur les analyses de l'urine totale, et sur l'épreuve du bleu de méthylène, Le onzième jour, notre malade mourut anurique, et l'autopsie démontra qu'il n'existait ni rein, ni uretère du côté non opéré. »

I. Albarran. Kxploriit. des fonctions rénales. Paris, 190."), p. y3l.

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^ OeVX HEiNS 35 1

Mais ce n'est pas tout, et si l'on examine de près chacun (les principaux facteurs de la méthode du l)teu de méthylène, on pourra voir qu'aucun d'eux ne sera exempt de criticjue. On doit en elTet considérer successivement:

1" Le di'biit de i'é/imination. — Lorsque le passage du bleu dans les urines se fait dans les délais normaux, c'està-dire 1/4 d'heure ou i/a heure après l'injection, on serait tenté de conclure qu'un des deux reins, au moins, est sait). Malheureusement, celte runstutation isolée n'a aucune valeur, ainsi que le font remarquer eux-mêmes Achard et Castaigne, les auteurs de la méthode, lorsqu'ils disent: « Mais l'apparition dans les délais normaux ne saurait indiquer à elle seule l'intégrité de la perméabilité rénale. Il suftit, en effel, qu'une petite portion du parenchyme rénal soit en étal d'éliminer d'une façon normale, pour qu'une quantité minime de substance colorante puisse être très rapidement décelée dans l'urine'. "

On sait aussi que, dans toute une catégorie d'altérations rénales graves, le début de l'élimination est normal, ou même avancé.

a" /.a marc/ir de i'rlùiiirmlion parait éti'e le signe qui, au point de vue du fonctionnement rénal, donne le moins d'indications, et il ne semble pas que l'élimination intermittente réponde à un état particulier du rein. En serait-il ainsi, qu'il serait incapable de nous renseigner surl'unilaléralité ou la bilatéralité des lésions rénales. Kn effet, d'une part les intermittences pourraient très bien ne pas se produire au même moment <lans l'un et l'autre rein, d'autre part, l'élimination anormale d'un rein pourrait être masquée par l'élimination normale de l'autre.

3" La durée de l' élimination ne peut être non plus d'au-

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