‹ Exploration de Québec au lac St. Jean [microforme]Chapitre 20 sur 21 · CONCLUSION DE CETTE ETUDS · texte numérisé non relu

CONCLUSION DE CETTE ETUDS

SOmSAIRE*— Les besoins du Baguenay— Les voies de communication actuelles— Oonolttsion de M. . BUIk' locli sur son exploration— ConcluBion de jM.Duberger sur son Exploration— Conclusion do M.Price «ut I'E^Im»-

tion Blaiklock— Notre Conclusion.

LES BESOINS Dïï SAGUENAT.

!;ES débouchés, dans toute industrie,

•jouent un rôle important que nous

avons déjà reconnu dans ce travail.

Pour être lucrative la production doit

avoir un njarché de consommation

2ui lui assure l'écoulement de ses produits.

!'est à ce point de vue que les voies de communication en lui ouvrant de nouveaux débouchés, amènent comme conséquence nécessaire la prospérité générale. Reconnaître le rôle des débouchés c'est donc reconnaître aussi le rôle des voies de commanioation et toute leur importance au point de vue des profits qu'assure au producteur un marché avantageux. Où en seraient les riches producteurs de l'Ouest sans les canaux, les voies ferrées et les grands fleuves qui transportent jusqu'i, l'océan l'incalculable surplus de leur vaste champ de production ? Que feraient-ils de ces monceaux de blé qui envahissent annuellement les greniers fabuleux de Chicago, si la vivifiante artère du commerce, aidée de nos voies de communication transatlantiques, ne -se chargeait de les écouler, au milieu des peuples afifamés de la vieille Europe, dont les champs trop étroits ne suffisent plus à l'alimentation d'une population trop dense déjà et chaque jour plus dense ? Il ne faut pas l'ignorer l'influence que peuvent avoir les débouchés sur la production de deux continents séparés par 1 immense étendue des mers s'exerce également sur la production locale, il n'y a entre elles que la distance du grand au petit. Aussi en établissant quels sont les produits du Saguenay, nous aurons une idée exMcte de ses besoins au point de vue des débouchés et par conséquent des voies de communication. Nous pourrons prononcer sur la suffisance ou l'insuffisance des débouchés actuels. Car la question se résume tout entière à l'opportunité d'ouvrir une voie de communication avec le lac St. Jean. Dans notre étude de l'avenir des hauteurs du lac Jacques-Cartier, nous avons, croyons-nous suffisamment établi les difficultés qui s'opposent à la colonisation de cette partie du pays pour remettre à plus tard toute tentative par le gouvernement de les ouvrir à la culture.

Etudions donc la production du Sague* nay et les débouchés ouverts à cette ;pi;oduction. En faisant un calcul des importations et des exportations de cette partie du pays nous aurons la solution de là qjubostion qui nous occupe. Lesexportatbns.se résument aux bois de commerce tandis q^e les importations consistent non-seuleioeat en articles manufacturés, mais surtout ^n produits agricoles, la farine et le l^.^n étant les deux items principaux. I1;t.«4<W0 dans le Saguenay même un dél>Quçoé4à.v)^> tageux aux produits du sol ,p{uisqju[|)8 pe peuvent suppléer à la consomnvjilîicp jpçftle et que le marché de Québec. est, pb%é.i4e combler le déficit annuel. Ce maiçç^é Jp- .

cal se trouve dans la nombreuse populafi/çn dont le chiffre s'élève jusqu'à 600 hon^jo^, occupée par la maison Pnce à l'exploitation : du bois de commerce. Par l'intermédiai)^ de cette maison, le Saguenay transfprifQe donc tout le surplus de sa pi\oduotion en bois de commerce, que les vaisseaux étrangers viennent charger sur place pour l'eX' portation en Europe. En sorte que }a maison Priée est en mesure de payer aussi cher pour les produits agricoles dont ^e nourrit ses ouvriers, que les maisons de Québec et que par conséquent c'est une erreur de croire que le marché de Québec TSiUt mieux pour le cultivateur du Sagueu^y que le marché de Chicoutixni, s'il fu est ainsi où est l'urgence pour le colon 4^ lac St. Jeaù, d'une nouvelle voie de ooga* munication avec Québec ?

LES VOIES DE OOMKïïNIOATIOK AXmKUJ», N partant de ce principe que toute l'exportation du Saguenay se résume n^fy, aux bois de commerce il ne nous ^^ reste plus qu'à considérer si les àé' ^ bouchés ouverts à sa production sout suffisants. Car en facilitant la production de cet article ainsi que son écoulement sur un marché lucratif, les profits des pipduO' teurs sont plus considérables, et le blé, le lard, l'avoine, le travail qui ont concouru à sa production peuvent être payés plus cher, l'aisance et la richesse générale s'aug' ment d'autant.

En faisant un résumé des dépenses fi^^a par le gouvememeat pour favoriiier la pro-

fiXPLOBATIOP DE QUEBEC AU LAO ST. JEAM.

dootion du boia de commei^pe dans le Sagaenay, nous demeurons convaincu que rien n a été négligé pour en faciliter l'exploitation et que Ta maison Price est dans une position tout aussi avantageuse que ses rivales pour lutter avec profit sur le marolié européen. La rivière Saguenay est navigable pour les plus gros vaisseaux jus-

Îu'à Chiooutimi, tandis que le lac St. Jean ans lequel débouchent toutes les rivières flottables sur lesquelles sont établis les chantiers, reçoit sur ses eaux un remorqueur paissant amenant les billots jusqu'à la déohatge. Là des difficultés sérieuses se présentaient que le gouvernement a fait disparaître par la construction de glissoires qui ont coûté à la province $41,000. Pour faciliter les communications intérieures $87,200 ont été dépensées depuis 1854. Ces dé-

Îenses n'ont pas été sans résultat puisqu'on 862 il est descendu par les eaux du Safaenay 43,289 billots de' pin blanc, 7,000 illots d'épinette et 715 pièces de bois de construction pour les vaisseaux, outre une immense quantité de madriers, de planches, lattes, bardeaux, envoyés dans des goëlettes. Ainsi donc au point de vue des débouobés de ses produits le Saguenay est dans les meilleures conditions de prospérité.

Au point de vue du transport des colons eux-mêmes, les communications intérieures seront bientôt suffisantes, des ordres ayant été émanés du ministère de la colonisation pour compléter le plus tôt possible le chemin du lac Kenogami, ainsi que celui du lac Ha 1 Ha I de manière à établir une ligne de communication complète de Metabetohouan à Québec en été et en hiver. En été les goélettes et les bateaux à vapeur qui font le voyage du Saguenay offrent de nouvelles facilités aux colons, tandis qu'en hiver le portage de St. Uabaiu est suffisamment fréquenté pour être aussi passable que le permet la localité et infiniment plus avantageux que tout autre chemin projeté.

Aussi tout en niant, après mûr examen la possibilité d'afQéliorer par une nouvelle toute, les moyens de communication en hiver, nous comprenons qu'il est très-opportun de les faciliter en été. Cette opinion au reste est partagée par les hommes les plus marquants du Comté de Chicoutimi, ainsi que nous l'avons vu dans un chapitre précédent. Aussi après avoir donné les conclusions auxquelles sont arrivés Messieurs Blaiklock, Duberger et Price, donnerons^nous la nôtre, accompagnée des sugsestions qui sont la conséquence de cette

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