LE CAPITAINE LÉGER ET SON ÉQUIPAGE PRIS
Saint-Jean. Ils y carénèrent leur bastiment et y furent envi-
soi ron de trois semaines. | Li Sortant dudit Courisque, ils rencontrèrent un corsaire de ! es à Nouvelle-Angleterre, après avoir fait environ 25 lieues vers 1] ads) le cap de Lopez. Le capitaine de ce corsaire estoit un créole OR des Antilles angloises, nommé Glovre. Il fit d'abord le mar- | LES chand pour les mieux attirer; ils donnèrent dans le piège et LUE essuyèrent, pendant près de deux heures, un feu de beaucoup | JUS supérieur au leur, car il avoit dix-huit canons et cent cinquante QE hommes d'équipage. Enfin il les aborda, et les enleva après pt avoir tué vingt-cinq hommes et estropié sept ou huit. L'An- , glois eut, de son costé, quinze hommes tuez et cinq ou six ES blessés, dont il estoit du nombre. Il eut de quoy se consoler L D de sa blessure par la bonne capture qu'il fit, car il trouva bien ie deux cents livres de poudre d’or dans cette prise, outre les PAB: armes et munitions, et quantité de marchandises et de vivres. : "4 \ Pour ce qui est du bastiment, il y mit le feu, après avoir 4 ob : embarqué dans son bord ce qui restoit de ce malheureux ite et ne PTE $ : équipage, qui n’estoit plus qu’au nombre de vingt hommes, RUE sans leur faire autrement aucun mauvais traitement. Il leur He promit de les mettre à la première terre commode pour leur ; retour, mais il n'en fit rien et les retint tousjours à son bord, Les pour continuer sa course. Il fut d'abord à l'isle de Madagas- HER car, où il fit de l'eau et du bois dans la rivière de Saint-Au- FÈ : gustin, où se tient le roi nègre, nommé Baba, qui est la terrcur ps de tous les autres roitelets de l’isle, quoyqu'il n'ait pas plus i “is è de quatorze à quinze cents soldats. Mais c’est qu'ils ont l’usage ss des armes à feu, dont les Anglois leur fournissent tant qu'ils D .
veulent; ils donnent un nègre ou un bœuf pour une cartouche Axeny
led . de poudre de quatre livres, toute la richesse de ce roy consise ca î : Me + + 0
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