RÉLATIONS DE DU LHUT ET DE LA TOURETTE
AVEC LES CRISTINAUX ET LES ASSINIBOELS,
Extrait d'un Mémoire sur les limites de la baye d'Hudson.
La descouverte du lac Supérieur, quasi aussi ancienne que celle du Canada, a occasionné successivement celle des lacs de Alemipigon, des Cristinaux et des Assinipoëls ".
Le nom du sicur Péré ?, que porte la rivière qui se décharge au sud-ouest de la baye d'Hudson. prouve l'ancienneté de cette descouverte, qui doit estre de plus de soixante-dix ans.
Mais comme il n’y avoit que des Canadiens, coureurs de bois, qui visitassent tous les ans ces lieux-là pour y faire le commerce, et des Jésuites missionnaires qui y séjournoient
1. Voir aux pages 45-55 du ff volume de ce Recueil et les Relations de la Nouvelle-France de 1657 et 1058,
2, C’est au sujet de Péré ou Perray que l'intendant Talon écrivait à Colbert, le 24 février 1669, qu'il avait en main un habitant du Canada, demi-sauvage, qui avait vu la mine de cuivre, étant dans le lac des Hurons, et qu'il avoit percé dans les nations de l'Ouest plus avant que tous es autres Français, « Cet homme, ajoutait Talon, offroit d’aller à cette mine et de tenter, ou par la mer, ou par les lacs et rivières, la communication que l’on croit estre du Canada à la Mer du Sud, ou bien de faire le voyage de la baye d'Hudson, qui seroit de grande utilité au Canada, parce qu'il feroit descendre vers Québec et Tadoussac les nations du Nord avec leurs pelleteries. » — (Mémoïre sur la domination des Francois jusqu'en 1687,