N DÉPART DE TAI-OUAN
celle des Européens pendant sept semaines de séjour, qu'ils gnan! firent dans ladite isle. À raté, Ledit Sagean, tousjours malheureux, se trouva encore Aa leurs D 2 :
associé dans son infortune avec des soldats hollandois, por- / qu'il: tugais et espagnols, lesquels, après avoir dissipé tout leur Die argent en débauches et dissolutions , luy arrachèrent le sien SEP le cousteau sur la gorge, et de 57 piastres, que les Chinois luy SURE D- D") / , À avoient laissées, lorsqu'ils en furent pillés en se sauvant à ledit terre, ils ne lui en rendirent que 10. QUE 4 : s , ‘ FE )£ Cette isle est fort pierreuse et ne pourroit fournir, à la sub- parlo: sistance de ses habitans sans le secours qu'ils tirent de la luÿ d Grande terre. Le Grand Mandarin donna ses ordres pour ul ‘; ; N Amot estre adverti, lorsqu'il y auroit des vaisseaux d'Europe à : Amoué, et ayant esté informé qu'il y en estoit arrivé trois Cey Q , + ,» & 2 14 | anglois, il ordonna au capitaine Eytt de fréter une sampane NES , cabale pour aller s’y embarquer avec tout son monde, ce qu’il fit, - Re ; qui, t mais continuant tousjours dans sa mauvaise volonté pour les + ts di à ? aussi :
missionnaires, ledit Sagean et autres Européens, il refusa de à l'Emp les embarquer avec luy. De quoy ledit Mandarin se trouva F Ft cé : , ; obten:
indigné, et après luy avoir reproché son avarice et sa cruauté, | . a . esta!
il en fit donner une autre sampane pour eux, dont il fit payer os pur e ors à le fret audit capitaine. Ils partirent aussi de Téouan le 16 Oc- “ 4 ee JEA TER EN taine tobre de ladite année 1608 et arrivèrent huit jours après à Rs , 4 nes estoict Amoué, distant de 120 lieues, où estant, ledit capitaine ARS en qua acheta une barque d'environ 50 tonneaux, laquelle il chargea : s 3 ; ; de ma de cuivres, de porcelaines, d’estofles et autres marchandises | Fi ë ; a : Franc:
du pays, qu'il avoit achetées et troqu“es de l’argent et des ! e k } k liens à marchandises qu'il avoit sauvées. Ii voulut obliger ledit E | + * Ne ï :t voi Sagean et ses douze camarades à s’embarquer sur les trois à: É faire :
vaisseaux anglois, qui estoient là, pour aller en Europe, crai-