QE EE
natif d nom, ( mer | Missis:
La Sa tité ct:
chés q1 pagné France qu'apré rencont!
autre r nation n'avoie mainen Cette ne aussi fo voir l’ot tement des stat:
nèrent, riche pa dis terre toutes cl haitoit r le reste « former | qu'il ret Sa Maje:
commer
\la, . ct ba, AtC= | est s'en d'où luy tent
les
RE
nr
mme Saint- 2: de sant à te de ilva re de ville, capi-
ans,
JÉMOIGNAGE A L'APPUI DU RAPPORT DE SAGFAN, 107
natif de Canada {à ce qu'il luy dit), mais dont il a oublié le nom, qui luy demanda passage pour venir, disoit-il, informer le Roy d'une descouverte qu'il avoit faite par le fleuve Mississipi, dans la Louisiane, où il estoit allé avec feu M. de La Salle, pour avoir facilement de l'or en très grande quantité et à peu de frais. Il luy conta donc comme s'estant détachés quatorze à quinze hommes de ceux qui avoient accompagné ledit sieur de La Salle (qui s’en estoit retourné en France), ils remontèrent le fleuve avec trois canots d'escorce, qu'après avoir bien fait du chemin cet plusieurs portages sans rencontrer aucune nation, ils s'avisèrent d'entrer dans une autre rivière qui les conduisit à une nation, la plus grande nation qu'on ait veue en ce pays-là et où jamais Européens n'avoient encorc esté, qu'ils en furent fort bien reçus et humainement traités, et ayant esté menés à la ville capitale de cette nation, où réside ordinairement leur Roy, ils en furent aussi fort bien reçus, et ils furent agréablement surpris d'y voir l'or en si grande abondance, que les murailles de l'appartement du Roy en estoient, et qu'il y avoit devant son palais des statues d’une grandeur prodigieuse d'or massif. Ils séjournèrent, luy dit-il, si bien s’en souvient, près d’un an dans ce riche pays, dont il luy fit une description comme d'un paradis terrestre, par l'abondance qu'il s'ytrouveen tout tempsde toutes choses, ct enfin il en paroissoit si content qu'il ne souhaitoit rien au monde tant que d'y retourner pour y passer le reste de ses jours, après qu'il auroit eu la satisfaction d'informer le Roy de France de cette descouverte, et il asseuroit qu'il retrouveroit bien chemin de retourner à cette nation, si Sa Majesté avoit agréable d’y envoyer, et qu'il establiroit un
commerce avec elle pour en tirer l'or en abondance en troque
168 TÉMOIGNAGE A L'APPUI PDU RAPPORT DE SAGEAN.
de marchandises et curiosités de peu de valeur, [lluy dit aussi qu'ils ont en ce pays-là abondance d'un autre métal, qu'ils estiment autant ou plus que l'or, et qu'ils nomment caracoli, mais que l'un et l'autre de ces métaux y est si commun que cette nation n'en fait pas grand cas, ct que lors du départ des François on les mit à mesme d'en prendre tant qu'ils voudroïent et qu’ils prirent leur charge de lingots d’or, mais que s'en estant retournés en Canada et cherchant quelque navire le long de la coste d'Acadie pour pouvoir venir en France avec leur or, ils eurent Ie malheur de rencontrer un forban anglois, qui les prit ct pilla tout leur or. Ensuite il leur fit donner la gesne à tous et souffrir mille tourmens pour leur faire déclarer où ils avoient pris tant d'or, disant qu'il falloit qu'il y en eust bien davantage et qu'il falloit l'y mener, ne voulant pas croire la vérité qu'ils luy disoient; 1l fit mesme mour r plusieurs de ses camarades; d'autres eschappérent à la mort; ils furent ensuite faits prisonniers à New-York, où ils furent longtemps retenus et d'où trois de ses camarades se sauvèrent, ensautant, de nuit, la muraille de la forteresse, mais que l’un d'eux se cassa les jambes en se laissant tomber du haut en bas de ladite muraille. Que, pour luy, les Anglois le firent dans la suite s'embarquer sur un corsaire qui le laissa prisonnier à l'isle d'Antigoz. une des Antilles de l'Amérique, où ils ont une colonie; qu'il avoit trouvé le moyen de se sauver dans un canot, avec lequel il avoit gagné la Guadeloupe, d'où il venoit, Il ajouta qu'il s’en alloit au Cul-de-sac Royal de ladite isle de la Martinique, distant de sept lieues dudit fort Saint-Picrre, pour informer M. d'Ambliimont de ce que
dessus et luy demander quelque secours pour s'équiper ct
quelque recommandation pour pouvoir estre introduit à Ja queiq l ]
ETUDE MADRID NAT EPA ETAT Ar
Cour trouvé tour d devent Tou Math cstoit dans Îe deux a
commu
lo Mi
Un ( ayant r considé où il € dans c
Belleiss