‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 17 sur 662 · ARMES DU ROI ARBORÉES CHEZ LES NADOUESIOUX · texte numérisé non relu

ARMES DU ROI ARBORÉES CHEZ LES NADOUESIOUX

Le 2 Juillet 1679 j'eus l'honneur de faire planter les armes de Sa Majesté dans le grand village des Nadouesioux, appelez Iztys, où jamais François n’avoit esté, non plus qu'aux Songastikons et Houetbatons, distans de ces premiers de six vingtz lieues, où j'ay fait aussy arborer les armes de Sa Majesté, dans la mesme année 1679.

Le 15 Septembre ayant fait donner tant aux Assenipoualaks qu’à toutes les autres Nations du Nord un rendez-vous au fond du lac Supérieur, pour leur faire faire la paix avec les Nadouesioux, leurs communs ennemis, ils s'y trouvèrent tous, où j'eus assez de bonheur pour gagner leur estime et leur amitié, et, afin que la paix fust de plus de durée parmi eux, je crus ne pouvoir la mieux cimenter qu’en faisant faire des mariages réciproques des nations les unes avec les autres, ce que je ne peus exécuter sans beaucoup de despenses. L'hyver ensuite, je leur fis faire des assemblées dans les bois, où je me trouvois, afin qu'ils pussent chasser ensemble, se festiner et, par ce moyen, nouer une amitié plus estroite,

Les présens qu'il me fallut faire pour faire descendre les Sauvages au Montréal, qui cn estoient destournez par les Openagos et Abénakis, à la suscitation des Anglois et des Flamans, qui leur faisoient croire que la peste estoit dans les habitations des François et qu’elle estoit montée jusqu’à Nipissing, où la plupart des Nipissiriniens en estoient morts, ont encore esté d’une plus grande despense.

En Juin 1680, n’estant pas satisfait d’avoir fait ma descouverte par terre, je pris deux canots avec un Sauvage qui estoit mon interprète, et quatre François pour chercher les moyens de la faire par eau. Pour ce sujet, j'entray dans une rivière qui se descharge à 8 lieues du fond du lac Supérieur du costé

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