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CONTINUATION DE LA MARCHE

des prairies très belles. Nous campasmes sur le bord d'un ruisseau à l'entrée d’un bois.

Le 31, nous fismes 2 lieues nous traversasmes un bois fort espaiss nous campasmes au bord d'une prairie. Nous fismes ce jour le Nord-Nord-Ouest.

Le 1° Avril 1717, nous séjournasmes parce qu'il y avoit des chevaux qui estoient escartés.

Le 2, nous fismes 5 lieues. Nous passasmes un bois fort espais de bois de chesne. Ces sortes de bois sont branchés jusque dans le pied ; c'est ce qui fait que les mules avoient de la peine à passer. Nous fismes ce jour-là le Nord-Ouest et campasmes sur le bord d’une petite prairie, où il se trouva de l'eau.

Le 3, nous traversasmes un autre bois, qui a 5 lieues, qui est fort espais et aussi mauvais à passer que le premier. Nous fismes ce jour le Nord-Ouest. Nous tombasmes sur le midi, dans les bois piquants, que les Espagnols appellent Mesquit. Ce bois apporte du fruit qui est comme des fèves, que les Sauvages pilent quand il est en maturité, et ils en font de la farine qui est fort bonne. Tous les bestiaux en mangent, et c'est dans ce temps qu’ils sont le plus gras. Nous campasmes sur le bord d’un ruisseau qui est fort profond.

Le 4, nous fismes 0 lieues, nous fusmes tout le jour dans ls bois piquants et prairies; mais il faut remarquer que les bois sont fort clairs et ne sont point incommodes pour les mules qui portent. Nous fismes ce jour-là le Sud-Ouest; nous campasmes sur le bord d’un petit ruisseau.

Le 5, nous fismes 3 lieues, nous arrestant pour chasser.

Nous campasmes sur le bord d'un grand ruisseau, qui est

boisé des deux costés. Les Sauvages nous enlevèrent cette nuit cinq chevaux.

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