DANGER DE LA CONFUSION DES LIMITES
le tems que la Mobile, espargnant les droits d'entrée à Cadiz et à la Vera-Cruz, ceux des Alcavales, ceux du Quint et de la sortie du Royaume et Indults au retour à Cadiz, pourra fournir À cinquante pour cent meilleur marché. De plus, la proximité des confins du Canada et de la Mobile qui se donnent les mains par le AMlississipy, donnera quelque jour lieu à de grands débats entre les deux Couronnes, si les limites ne se règlent pas par des commissaires des deux, parce que les François des Illinois et de Montréal ont desjà passé la Rivière du Missouri et mesme les monts, dont l’un ou l'autre devroit terminer les possessions des deux Couronnes. Au défaut de quoy ils se trouveront meslez dans peu de temps, sans connoistre leur terrain. — Je crois que cecy mérite que vous en fassiez part à la Cour de France, puisqu'on fait icv de grandes représentations à la Cour d'Espagne, avec la relation signée de ma main, pour que S. M. Catholique pourvoye au plus tost les remèdes, que demandent nécessairement des inconvénients si considérables que ceux de la confusion des limites et du commerce, parce qu'il esttrès certain que celuy d'Espagne seruynera avec l'introduction deceluy de France parle Nord.
Les limites des François et des Espagnols dans le continent demandent un si prompt règlement, que l'establissement de la baye du Saint-Esprit, par l'Espagne, peut ouvrir un champ
de bataille entre les deux nations, parce que les Canadiens, qui
sont icy, me disent que cette baye appartient aux François,
pour avoir esté possédée autrefois par M. de La Salle, commandant trois vaisseaux de Sa Majesté Très Chrestienne, dépeschés et armés pour ces descouvertes, et qu'on ne l’avoit
abandonnée que par le retardement des secours de France.
verre missi VI l'exp NUS 2 La RER , quov’ DESCRIPTION DU CHEMIN a Movi SUIVI PAR LES FRANÇAIS ET LES ESPAGNOLS :
Capite , Fr!