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POSTES DES ESPAGNOLS

le gouverneur, qui les leur fournit, fait son profit au moins de Goo pour 1003 ct, par conséquent, ne souffre pas que le soldat soit payé en argent, en sorte qu'il n'y à pas moyen d'espérer de trafic de ce côté-là, tant que Îles soldats ne tou: cheront pas leur argent. Cet abus est toléré par le Vice-Roy. auquel ces gouverneurs particuliers font un présent pour le retirer avec usure de ces pauvres malheureux. D'ailleurs, quand les Espagnols voudroient ouvrir le commerce avec les François des Natchitoches, il ne leur seroit que préjudiciable par rapport au prix des marchandises et aux frais, qu'ils seroient contraints de faire pour le transport par terre avec des mules jusqu'au Mexique, éloigné de 500 lieues d'icy. Les Apaches s’y opposeroient, et, pour éviter la confiscation de ces marchandises, il leur coûteroit beaucoup, cc qu'ils appellent fermer les yeux à la justice. Ainsy il n'y a pas d'apparence de faire rien, jusqu’à ce que les marchandises françoises soient à leur juste valeur, et ce seroit se flatter que de le prétendre autrement.

Le poste des Espagnols aux Adayes est de cent hommes de troupe, d’un gouverneur qui a tous les postes du dedans, d'un capitaine, lieutenant, enseigne, de deux Pères qui forment la mission et d'environ cinquante femmes et enfants.

Leur fort est de pieux, couvert d'un parapet en dedans, défendu de six pièces de canon de fonte de deux livres bàtardes, montées sur leurs affüts.

Leur manière d'établir est différente de la nôtre : lorsqu'ils veulent construire un fort, ils y vont avec cinq ou six cents hommes ct mènent avec eux ce qui leur est nécessaire tant

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