‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 240 sur 662 · AVRIL 1710. LE CHEF DES NASSONITES CÈDE SON TERRAIN · texte numérisé non relu

AVRIL 1710. LE CHEF DES NASSONITES CÈDE SON TERRAIN

discontinua pas d'un momeni, Si la cérémonie est fatigante, elle n’est pas moins onéreuse à ceux auxquels 1ls rendent ces honneurs, estant obligés de leur faire des présents. Je donnay à ces nations pour 2,000 livres de marchandises, connoissant la nécessité de les attirer dans les intérests de la Compagnie, tant par rapport à la proximité des Espagnols de la province de Las Texas que de leur alliance avec les Nadacos et les Amedichez. Il est à remarquer que toutes les nations Sauvages sont extrèmement généreuses. Lorsqu'il se chante le Calumet, ils se dépouillent pour lors de toutes les nippes qu'ils peuvent avoir. Cette générosité n'a lieu qu'entre ces peuples : car, à l'égard des François, ils se contentent seulement de leur présenter quelques peaux de chevreuil et encore en petit nombre.

Mon dessein estant de m'establir au désert du chef des Nassonites, je luy proposay, à ce Calumet, de me céder son terrain avec sa cabane ct ses antichons. Il v consentit, moyennant un présent de la valeur de trente pistoles en marchandises. En mesme temps les chefs de ces nations m'offrirent trente de leurs gens pour m'apporter du bois de cypre pour

la construction de la maison que je voulois bastir.

Le 24, les quatre nations chantèrent le Calumet au chef

blanc, qui est le chef de guerre des Natchitoches, que j'avois amené avec moy pour estre mon guide. Je fis honneur de quelques marchandises à ce Calumet, en reconnoissance de ce que ce chef s’estoit dépouillé au mien, de tout cequ'il pouvoit avoir.

Le 25, les Sauvages commencèrent à m'apporter beaucoup de bois de cypre. J'occupay pareillement mes gens à ce tra-

vail et nous jetasmes les fondements d’une maison de &

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