MOYENS D'OUVRIR LE COMMERCE
ray avec eux des prix, sous la condition que vous aurez de moy cinq pour cent sur la totalité des ventes. Voilà, mon révérend Père, un seur moyen d'ouvrir le commerce, de rendre service à beaucoup de personnes, qui sont dans la necessité de marchandises et que l’esloignement de l'Europe ne leur permet pas d’en avoir de longtemps. Recevez donc, mon révérend Père, un seur moyen d'establir vos missions avec solidité et les offres qui partent d’un cœur véritablement dévoué à votre Révérence, dans lequel la charité a plus de part que tout autre intérest.
J'ay l'honneur de vous prier aussi de me faire avoir dix vaches et deux taureaux pour mettre sur mon habitation, et comme je sçais que vous avez besoin de mahis et de fèves, Vostre Révérence peut en envoyer chercher icv ce qu’ellesouhaitera. Le porteur de la présente est le caporal des troupes de cette garnison, auquel vous pouvez confier vos lettres; il vous remettra de ma part dix pièces de Bretagne et une pièce de Damas, que je prends la liberté de vous présenter. Je suis,
mon Révérend Père, très parfaitement, etc.
A Monsieur Terrisse, officier des troupes de la Louisiane,
aux Assinaïs.
J'av esté extrêmement mortifié, Monsieur, d'apprendre, aux Natchitoches, que vous vous estiez retiré chez les Espagnols, dans la crainte que vos ennemis n’eussent obtenu de M. de Bienville votre cassation. Vous deviez, Monsieur, rendre plus de justice à vostre commandant: il est incapable de se laisser
prévenir par de faux rapports, particulièrement lorsqu'il y