‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 363 sur 662 · INSTRUCTION DE GAILLARD, ENVOYÉ AUX PADOUCAS · texte numérisé non relu

INSTRUCTION DE GAILLARD, ENVOYÉ AUX PADOUCAS

des deux esclaves, un petit paquet de vermillon, de la rassade, une chaudière, une hache, des alènes et quelques coutaux, environ trois livres de poudre à Gaillard et des balles à proportion; il emporta le fusil que luy a donné le sieur Renaudière. M. de Bourgmont luy a donné une des lettres qu'il avoit pour les Espagnols, et, dans le cas où il les verroit, on luy à fait un passeport escrit en espagnol, signé cet scellé de la main de M. de Bourgmont avec une lettre pour l’aumosnier espagnol, escrite en latin. M. de Bourgmont à fait la langue à Gaillard et aux deux esclaves, afin qu'il dist aux Padoucas son intention. Il luy a recommandé de tascher de mener avec luy les chefs des Padoucus, et, en cas qu'ils ne voulussent pas venir, de l’attendre chez eux, et quand il y arriveroit, de leur dire de ne se pas estonner et qu'on venoit chez eux pour faire la paix. Ledit Gaillard promit de faire tout ce qu'on luy recommandoit.

Nous estions à ce camp, où nous avons relasché, à 3 lieues de la rivière des Canzés, dans les terres, et à dix journées du premier village des Padoucas. Les Sauvages m'ont expliqué par interprète qu’il n’y avoit que le double du chemin des Canzés aux Missouris, qui veut dire Go lieues.

A six heures du soir, le Grand Chef des Othos est arrivé à nostre Camp avec quatre de ses guerriers. Il venoit voir où nous estions, et il dit à M. de Bourgmont qu'il avoit un party de ses guerriers, qui l'attendoit sur le chemin des Padoucas pour aller avec luy, et qu'il venoit prendre ses ordres, El fut bien fasché de voir M. de Bourgmont malade et hors d’estat de pouvoir continuer son chemin.

Mardy 1° Aoust. — Nous sommes partis à cinq heures du

matin; M, de Bourgmont sur un brancard estoit porté par des vi. 2

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