‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 362 sur 662 · W Î (PRE · texte numérisé non relu

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416 BOURGMONT ENVOIE DES PADOUCAS A LEUR NATION.

s’est mis à tonner et faire des éclairs et le temps bien couvert; la pluye a commencé à sept heures et a duré jusqu'à dix heures.

Lundy 31. — M. de Bourgmont s'est trouvé bien mal, il luy a esté impossible de se tenir à cheval, ct, comme il y a desjà longtemps qu'il traisne et qu'il craint de mauvaises suites, il a résolu de relascher et a ordonné de faire un brancard pour se faire porter par des Sauvages, et on attend qu'il puisse reprendre pour achever son entreprise.

Il a renvoyé une femme Padouca, qui estoit esclave chez les Canzés, avec un grand garcon d'environ seize à dixsept ans et la femme d'environ vingt-deux, qu'il a traités aux Canzés exprès pour envoyer à leur nation. pour les avertir qu'ils alloient chez eux pour faire la paix, et leur dire qu'i estoit malade et obligé de relascher, commeils voyoient, mais que, si tost qu'il seroit restably, il reprendroit son voyage vers eux pour qu'aucune nation de leurs ennemis ne puisse les détruire. M. de Bourgmont a envoyé le nommé Gaillard, engagé du sieur Renaudière, qui s’est présenté pour les mener à leur patrie, et il a recommandé aux Canzés, qui ont continué leur chasse d’été et qui avoient encore trois ou quatre journées de marche pour aller aux endroits où il y a bien du bœuf, où ils feront leur chasse, de ne leur faire aucune insulte Les Sauvages Canzés ont promis qu’ils en auroient bien soin et qu'ils les garderoient avec eux jusqu’à ce qu'ils eussent fait leur chasse d’esté, et que quand ils seroient près de revenir, ils détacheroïient quelques-uns de leurs jeunes gens pour les conduire à une journée de là sur le chemin. M. de Bourgmont donna à chacun de ceux qui s’en vont aux Padoucas une couverte

de Limbourg rouge, deux chemises à Gaillard, une à chacun

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