M. DE BOURGMONT DÉBALLE SES PRÉSENTS
19 Octobre. — M. de Bourgmont a fait déballer ses marchandises, à six heures du matin, et a fait faire des lots de chaque espèce, scavoir : un lot de fusils, un de sabres, un lot de pioches, un de haches, un lot de poudre, un de balles, un de limbourg rouge, un de limbourg bleu, un de miroirs, un de couteaux flamands, deux autres lots de couteaux d'autre espèce, un de chemises, un de ciseaux, un lot de peignes, un autre de pierres à fusil, un de tire-bourre, six lots de vermillon, un d’alênes, un d'aiguilles, un autre lot dechaudières, un de gros grelots, un de petites ou de grosses rassades, un de petites, un de fil de laiton, un autre lot de fil de gros laiton pour faire des colliers, un autre de bagues, un autre de boëtes à vermillon.
Après toutes ces marchandises parées, M. de Bourgmont fit appeler tous les chefs Padoucas avec les plus escoutés de leur village et de leur nation, qui s'assemblèrent tous à nostre camp. Après qu’ils furent assemblés tous, au nombre d’environ deux cents, M. de Bourgmont se mit au milieu de tout ce monde, où estoient les marchandises, avec un grand pavillon à la main, et se mit à haranguer les Padoucas, en présence des François qui l’accompagnoient et des Sauvages qui estoient avec luy.
« Mes amis, je vous prie d'escouter les raisons pour lesquelles je suis venu vous voir; c’est pour vous apporter la parole du Roy, mon maistre, qui est le Grand Chef de toutes
les nations, nos alliées, dont nous avons connoissance, qui
les Missouris, les Osages, les Canzés, les Oth nimahas, que vous voyez avec moy et qui en son témoins,
pour que vous viviez dorénavant en bonne union et bonne
intelligence et que vous vous visitiez et vous traitiez le
qu no ave ant viel les
me!
pas:
tout pro:
qui