‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 383 sur 662 · TOUS LES FRANÇAIS Ÿ SONT AUSSI CONVIÉS · texte numérisé non relu

TOUS LES FRANÇAIS Ÿ SONT AUSSI CONVIÉS

village pour faire la paix avecnous. Voilà qui est fait. Il nous a donné sa parole et grande quantité de marchandises sans nous en demander rien ; ainsy nous le croyons et nous voyons bien qu'il ne veut pas nous tromper. Allons, vous autres, hommes et femmes, allez chercher à manger pour les Francois, nos amis. Voilà Ie Grand Chef François, qui nous a mis en paix avec nos plus grands ennemis. Nous ferons à présent nos chasses en repos et nous irons visiter, à présent, ceux qui nous faisoient la guerre, et ils viendront chez nous ; ils nous rendront nos femmes et nos enfans, qu'ils nous ont pris et qui sont esclaves chez eux, en leur donnant des chevaux. Le Grand Chef François nous l’a promis, et vous l'avez veu nous envoyer deux charges de marchandises, sansnous en demander aucun payement; il nous en amenoit deux qui sont tombés malades. Ainsy, mes erfans, dit-il en parlant à sa nation, nous sommes maintenant en paix. Allons, emmenez dans vos cabanes tous ces hommes, nos amis, que le Grand Chef a amenés avec luy et faites les faire festin. » Ils convièrent tous les Sauvages que M. de Bourgmont avoit amenés avec luy, où il y avoit une partie qui couchoit dans leurs cabanes,

Pendant nostre séjour chez eux, nos soldats alloient aussy en festin avec permission les uns après les autres. On leur faisoit mille caresses ct ils leur offroient de leurs filles.

Dès deux heures après midy, le Grand Chef des Padoucas vint à nostre camp, accompagné de trois chefs de guerre et de plusieurs guerriers, pour voir M. de Bourgmont. Sitost qu'il fut arrivé à la tente de M. de Bourgmont, illuy donna la

main, les fit asseoir avec ses plus considérés et leur fit

donner à fumer. Environ une demy-heure après, il se ra-

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