JUILLET 1730, — ARRIVIE A SAINTE=CROIX
Le 6, ils s'écartèrent des bords de cette rivière, et en partant il vint à eux un Sauvage Ricara esclave chez les Laïtanes, qui leur dit que cette nation avoit envie de les défaire. Is le renvoyèrent, disant qu'ils n'avoient qu'à venir et qu'ils attendoient. Les Laïtanes ne firent aucun mouvement ct l’esclave estant revenu à eux, ils luy demandèrent s'il sçavoit le chemin pour aller chez les Espagnols. Il leur respondit qu'il le sçavoit, ayant esté esclave chez eux'et y ayant même esté baptisé, Ils l’engagèrent à les guider, sur l'espérance de luy procurer la liberté. Il y consentit, et ils firent ce jour-là 10 lieues pour s’esloigner de cette nation.
Le 10, ils aperçurent les Montagnes Espagnoles, à plus de 10 lieues d'eux, ct, le 12, ils couchèrent à la première montagne; le 13, ils couchèrent à trois cabanes Laïtanes, à qui ils firent un petit présent.
Le 14, ils trouvèrent encore une rivière, qu'ils nommèrent la rivière Rouge, mais qui vraysemblablement est encore une branche de celle des Arkansas, et, à 21 lieues de là, ils trouvèrent le premier poste Espagnol, qui est une mission appelée Piquouris.
Le 15, ils avoient trouvé trois Indiens, à qui ils avoient donné une lettre pour le commandant de Taos, qu. leur avoit envoyé le lendemain du mouton et du pain de froment fort beau.
Lorsqu'ils furent à une lieue du premier poste, le Commandant et le Padre vinrent au-devant d'eux avec beaucoup de monde. On les reçut fort bien et même au bruit des cloches, à ce que porte leur relation.
Le 21, ils partirent de Piquouris et arrivèrent à midy à une
autre mission nommée Sainte-Croix ; l'après dîner ils pas-
| par- Laifaire.
qu'ils nt ct avoit ondit mème ce de
ur-là
lus de mon-
qui ils
nèrent re une s {rou-
ppe lée
voient r avoit
nt fort
amanbup de
oches,
; à une
S pas-